Monstre Du Loch Ness

Le monstre du loch Ness est d’origine d’Ecosse.

écosse *** Local Caption *** CARTE LOCALISATION

Le monstre du Loch Ness, que l’essor du tourisme a surnommé dans les années 1930 Nessie pour supprimer le côté effrayant qu’il avait jusque-là, désigne une créature lacustre légendaire supposée vivre, ou avoir vécu, dans le Loch Ness, un lac des Highlands en Écosse.

 

Endroit où se situe Nessie

 

L’Écosse a toujours été réputée pour ses légendes de monstres évoluant dans les eaux profondes des rivières et des lochs. Ces créatures aquatiques sont des dragons des eaux celtes qui gardaient jadis le trésor de chefs enterrés dans le loch, des kelpies ou « chevaux des eaux », qui ont la particularité de noyer les voyageurs imprudents. Jadis, les parents défendaient à leurs enfants de se baigner dans les profondes rivières, craignant que les esprits des eaux ne les emportent2.

La légende du monde pourrait également avoir pour origine un récit hagiographique, la Vita Columbae qui raconte un miracle de saint Colomba, un moine irlandais. En 565, il aurait sauvé l’un de ses disciples d’une mort certaine alors qu’il tentait de traverser le lac à la nage pour ramener une barque échouée : un épouvantable monstre fit brusquement surface et se précipita sur lui, « avec de grands rugissements et la gueule ouverte ». Saint Colomba fit un signe de croix et invoqua la puissance de Dieu, en criant au monstre de ne pas toucher le malheureux, ce que fit « an Niseag » (nom celte de Nessie).

Les récits mythologiques et les témoignages sur la présence d’un monstre ont pu s’accumuler en raison de la présence dans le loch d’une couche thermique d’inversion à l’origine de mirages à la surface du lac qui peuvent faire croire à un tronc d’arbre (généralement un pin) redressé ou donner une apparence grotesque à toutes sortes d’objets (mouette, bouteille, tonneau). Cette inversion thermique est également à l’origine de vagues sans vent qui peuvent faire dériver à contre-courant un tronc d’arbre, donnant l’impression d’un long sillage créé par une créature qui nage en remontant ce courant. Des phoques (Phoca vitulina) ou des loutres qui entrent parfois dans le loch Ness en passant les écluse ont également pu alimenter ces légendes, leur silhouette pouvant être agrandie par le phénomène de réfraction atmosphérique.

Le mythe du monstre du Loch Ness, quant à lui, acquiert une renommée mondiale dans les années 1933-1934 (voir plus bas, la section Canulars et mystification).

En 1961 fut officiellement créé le Loch Ness Phenomena Investigation Bureau (Bureau d’enquêtes sur les phénomènes du Loch Ness). Le 14 octobre 1971, le père Gregory

Brusey de l’abbaye de Fort Augustus (en) contemplait le lac en compagnie d’un visiteur de l’abbaye bénédictine lorsqu’il vit un grand animal s’éloigner au large7. Depuis les observations se sont multipliées, surtout près des ruines du château d’Urquhart qui est un poste d’observation idéal. En 1972, un plongeur raconta avoir vu une énorme « grenouille » alors qu’il explorait l’épave d’un chalutier et refusa de descendre au fond du lac une nouvelle fois. Plusieurs pêcheurs mirent longtemps à révéler avoir vu le monstre dans les eaux du Loch, par crainte d’être pris pour des affabulateurs…

Plusieurs expéditions ont été menées pour tenter de trouver la « créature ». Dans les années 1930, les volontaires ont essayé de l’attraper avec de simples outils : tonneaux, fils de pêche, hameçons et morceaux de poisson en guise d’appât. Aujourd’hui, c’est à l’aide de moyens sophistiqués comme des submersiblesradar navalsonar et même des webcam que les scientifiques espèrent identifier ou capturer la bête (expéditions Pisces en 1969Yellow Submarine en 1972 et Deepscan en 19879). Plusieurs échos signalant la présence de « grandes masses non-identifiées en mouvement » et de cavernes sous-marines ont été enregistrées par les appareils mais il s’agit d’artefacts car le soubassement du loch est en granite et en schiste, ne pouvant donc pas abriter de grottes sous-marines.

Dans les années 1990, on rapporta la présence de saumons échoués sur le rivage présentant des traces de morsures de très grande taille. Dans la même période, deux amis pêcheurs, pourtant sceptiques sur l’existence du monstre, racontèrent avoir aperçu une bosse marron-grise émergeant de l’eau. En se rapprochant pour voir ce dont il s’agissait, le bateau fut entouré par trois bosses distinctes de même couleur. Ils parvinrent à revenir vers le rivage après que l’une des trois « bosses » les eut suivis sur une centaine de mètres.

En 2007, une vidéo montrant un mouvement sous l’eau du lac ranime l’attraction autour du site. En 2011, George Edward, propriétaire d’un bateau de tourisme, prend une photo saisissante, qualifiée de « la photographie la plus claire de la créature de légende ». Elle s’avérera finalement être une supercherie : la bosse marron apparaissant sur la photo était en réalité une reconstitution en fibre fabriquée pour un documentaire sur le monstre du Loch Ness.

Bien qu’il s’agisse d’un canular, le monstre continue de susciter la curiosité : en 2015 d’après Google, il est à l’origine de 200 000 recherches sur Internet par mois et 150 000 demandes d’informations touristiques afin de se rendre sur les lieux

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *