Les procès d’animaux

L’histoire est pleine de moments insolites, des moments qui nous paraîtraient aujourd’hui totalement incongrus.

1120 – à Laon, l’évêque déclare maudit et excommunie les mulots et chenilles qui ont envahis les champs.

1386 – à Falaise dans le Calvados, une truie coupable d’avoir tuée un nourrisson est condamnée à mort après 9 jours de procès. Elle est assistée par un avocat. En présence du propriétaire « pour lui faire honte » et du père de l’enfant, le bourreau lui coupe le groin, taillade une cuisse, et la pend par les jarrets à une fourche. Après l’avoir affublée d’un masque à visage humain, il l’étrangle puis l’attache sur une claie pour être traînée. Ses restes seront brûlés par la suite.

1405 – à Gisors dans l’Eure, un bœuf est pendu « pour ses démérites ».

1457 – à Savigny-sur-Etang en Bourgogne, une truie « avoue » sous la torture avoir tuée et dévorée un enfant de 5 ans.

1516 – à Troyes, l’évêque ordonne à des sauterelles qui ravagent les vignobles de quitter son diocèse dans les 6 jours sous peine d’excommunication.

1554 – Les sangsues sont excommuniées par l’évêque de Lausanne, parce qu’elles détruisaient les poissons.

1735 – à Clermont-en-Beauvaisis, une ânesse est arquebusée pour avoir mal accueillie sa nouvelle maîtresse.

1793 – à Paris, un chien est condamné à mort pour ses opinions royalistes.

A l’époque, ces pratiques provoquèrent l’indignation des esprits éclairés. De même, certains membres du clergé rejetaient ces procès.

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