La légende d’Incarville

Une église nommée Saint-Pierre dans une commune Française de l’Eure (région Normandie) entre Évreux et Rouen. Une architecture magnifique dont les nombreuses reconstructions en font une église avec une architecture qui n’est plus celle originale. Ces reconstruction sont dues soit à la guerre ou pour des aménagements.

Beaucoup d’articles sur internet en font un lieu hanté par l’esprit d’un Abbé, l’Abbé René Delamare, parfois aussi appelé Gilbert Delamare. Sa tombe se trouve par ailleurs dans l’enceinte de l’édifice.

L’abbé Delamare, a été curé de la paroisse de 1929 jusqu’à sa mort en 1948. Il était guérisseur, radiesthésiste (un procédé qui permet la détection de radiations).

Cette pratique lui a permis de procéder au forage d’un puits artésien en 1931 dans ça commune, celui-ci était d’une profondeur de 904 mètres.

Le forage de ce puits était basé uniquement sur un pressentiment de l’abbé, celui-ci pensait que du pétrole se trouvait non loin de l’église. Son pressentiment fut confirmé par un autre radiesthésiste de grande notoriété l’abbé Bouly, qui en utilisant un pendule confirma son hypothèse. Georges de Boisgelin conseiller général du canton de Beaumont-le-Roger finança les travaux de forage. D’après les renseignements de l’historien Pierre Molkhou, auteur du livre « Le reflet des jours sur le village d’Incarville ».

George de Boisgelin fit venir du matériel dont un derrick d’environ 20 mètres en bois qui permettrait le forage, ainsi que de la main d’œuvre. Lors des travaux un geyser de 300 mètres jaillit du sol, mais il ne s’agissait pas de pétrole mais d’eau.

Cela n’arrêta pas L’abbé Delamare, qui poursuivit ses recherches jusqu’à 904 mètres. Une fois de plus le résultat n’est pas ce qu’il attendait mais un autre geyser d’eau mais cette fois ci d’eau chaude (28 degrés. En effet, ce forage a permit d’atteindre une nappe phréatique formée par infiltration des eaux superficielles. Cette eau, réchauffée par contact géothermique, provient des régions limitrophes du bassin parisien et s’échappe du forage par un simple phénomène de vases communicants écrit Pierre Molkhou dans son livre.

 

Plus tard on attribua des propriété dermatologique à l’eau de la source qui servit de piscines publiques entre 1950 et 1960. Cette source fut rachetée en 1978 et fut utilisée pour l’élevage de poissons exotiques. De nos jours la source à était réhabilitée en canal qui s’évacue dans l’Eure.

Les évènements paranormaux ont débuté en 1980 / 1990. Il se disait que des chuchotements se faisaient entendre dès lors que des visiteurs entraient dans l’église. Évidemment la légende se rependit et les habitants commencèrent à se prendre au jeu. La légende a duré un ans avant que le mystère ne soit résolut. En effet une chouette logée dans le clocher de l’église était à la base de ses bruits. Même si la réponse à ces chuchotements à été trouvée, il réside de nos jours encore quelques doutes et ce lieux est encore réputé hanté même si aucunes preuves, vidéos ou enquêtes n’a été réalisées.

La légende subsiste en raison peu-être de l’énorme investissement de l’Abbé Delamare pour celle ci mais aussi pour l’église. Même si durant les diverses guerres traversées et ses reconstructions, elle est toujours existante à ce jour.

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