La lavandière de nuit (ou Bean Nighe)

La lavandière de nuit (ou Bean Nighe)

La lavandière de nuit (ou Lavandière de la mort), est un personnage de légende, présente dans le folklore Irlandais et Écossais. Mais on en trouve aussi quelque traces dans d’autre régions d’Europe.

Cette créature apparaît sous le trait d’une femme ou « revenante », rencontrée la nuit, aux abords de cours d’eau ou encore de lavoirs. Elle nettoierait du linge…

Toujours liée au domaine de la mort, elle annonce généralement un décès. Elle est également condamnée dans la mort, à expier sans anciens péchés. C’est une entité en souffrance, qui est souvent comparée aux Banshee.

Dans le folklore écossais, on l’appelle « Bean Nighe » (La femme laveuse), ou « Nigheag na H­àth » (Laveuse du Gué). En Irlandais, c’est « Bean Niochain ». En breton, elle se nomme « Kannerez ». En portugais « Lavandeira da noite »… et bien d’autres noms encore, dans d’autre régions lui son donnés.

La lavandière de nuit (ou Bean Nighe)

LA BEAN NIGHE A MÊME ÉTÉ VUE EN FRANCE !

 

Les lavandières sont les âmes des mères infanticides. Elles battent et tordent incessamment quelques objets qui ressemblent à du linge mouillé, mais qui, vu de près, n’est qu’un cadavre d’enfant. Chacune a le sien (ou les siens), si elle a été plusieurs fois criminelle.

Il faut se garder de les observer ou de les déranger, car elles vous saisirait, vous battrait dans l’eau et vous tordrait, telle une banale paire de bas.

« À la pleine lune, on voit, dans le chemin de la Font­de­Fonts (Fontaine des Fontaines), d’étranges laveuses : ce sont les spectres des mauvaises mères qui ont été condamnées à laver, jusqu’au jugement dernier, les langes et les cadavres de leurs victimes… »

Une autre légende raconte qu’il s’agirait de lavandières qui auraient transgressé la règle religieuse du repos dominical, en lavant du linge le dimanche. De ce fait, elles seraient condamnées à travailler pour l’éternité (on retrouve des éléments proches dans les légendes de Naroues, Naroves ou Naroua, de certaines vallées savoyardes).

Selon une tradition bretonne, il s’agit de défuntes qui ont été enterrées dans un linceul sale : « Jusqu’à ce que vienne un chrétien sauveur Il nous faut blanchir notre linceul sous la neige et le vent ».

Alors, si vous vous promenez le soir, au bord de point d’eau ou d’ancien lavoir, et que vous entendez un bruit, comme si une personne lavait du linge, prenez garde de ne pas déranger la Bean Nighe, et de vous retrouver face à une créature des légendes anciennes…

Une pensée sur “La lavandière de nuit (ou Bean Nighe)”

  1. Qui connait la lavandière du chateau de Coudray-Salbart dans les Deux Sèvres.Il ne fait pas bon de s’approcher du pont car elle donne des gifles aux promeneurs qui veulent passer.

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