Enquête dans un ancien complexe de travailleurs

Enquête dans un ancien complexe de travailleurs

Le garde du corps fantôme …

 

Un enquêteur spécialisé dans le domaine du paranormal affirme s’être lié d’amitié avec un fantôme qui le protège lorsqu’il enquête sur des phénomènes inexpliqués.
Mark Vernon, qui habite à Wakefield, a déclaré que Kara, sa « partenaire d’investigation » fantomatique, l’accompagne lors de plusieurs de ses enquêtes pour l’alerter de la présence d’esprits malins depuis 2013.
Il explique :
« J’ai une réputation de poursuivre les esprits méchants qui causent des blessures ou des attaques, et j’utilise Kara comme mon garde du corps. »
« Je crois que vous avez besoin de quelque chose de plus grand et de plus repoussant pour résoudre ce genre de problèmes, et c’est ce qu’elle fait. »
« Elle m’avertit de la présence d’autres esprits. Elle n‘en a jamais manqué. »
M. Vernon prétend avoir déjà photographié et filmé Kara alors qu’il se trouvait à l’intérieur de lieux hantés à travers l’ensemble du Royaume-Uni.
« Je crois que je suis la seule personne au monde qui a un fantôme en tant que partenaire pour ses enquêtes. »
« Et elle n’est pas timide devant l’objectif de la caméra. Je l’ai filmétellement de fois. »
M. Vernon a déclaré qu’il a d’abord repéré l’esprit lors de la réalisation d’une enquête près de l’ancien poste de pompiers de Eastmoor il y a quatre ans.
« Nous sommes devenus amis là-bas et, depuis, elle vient enquêter avec moi tout le temps. »
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Le fantôme d’un enfant pris lors d’un anniversaire

Une famille affirme vivre depuis des années avec le fantôme d’un petit garçon qui chercherait à attirer leur attention. Récemment, ils auraient réussi à le photographier …
Sally Watts, une mère de famille, a avoué avoir été complètement effrayée après avoir découvert l’effrayante silhouette d’un enfant fantomatique sur une photo prise par sa fille prénommée Charlotte, il y a maintenant trois ans.
Sur cette image, Sally, aujourd’hui âgée de 40 ans, fêtait l’anniversaire de sa fille de 10 ans, Grace. Cette silhouette ressemble à un garçon et paraît se cacher juste au-dessus de son épaule dans le reflet du miroir.
La mère, étonnée, croit que ce pourrait être l’esprit d’une goule qu’elle dit vivre avec depuis 12 ans dans leur vieille maison. Ce mystérieux habitant leur jouerait des tours et interagirait même avec ses propres enfants.
Sally, qui a cinq enfants et qui vit à Brynhyfryd (dans le nord du Pays de Galles), a déclaré :
« Nous sommes sortis avec le gâteau et Charlotte se tenait sur le côté pour prendre la photo. »
« Charlotte et moi regardions les photos plus tard et j’ai remarqué l’enfant derrière moi dans le miroir. Il nous a complètement effrayées. »
« Je me demandais s’il y avait quelqu’un qui manquait, mais il n’y avait qu’un enfant et il ne se trouvait pas dans l’image puisqu’il était assis sur l’autre canapé où je pouvais voir. »
La maman de Charlotte 18 ans, Eddie 14 ans, Grace 13 ans, Ollie 6 ans et Freya 18 mois, affirme que la mère d’un ami qui était un médium leur avait confirmé que l’esprit d’un jeune garçon résidait dans leur ancien foyer.
Elle allègue également que les présomptions du médium ont été renforcées par la découverte qu’il y avait eu une mort tragique d’un enfant il y a des années.
Sally raconte :
« Un voisin a entendu une conversation que nous avions eu et dit que sa mère habitait dans notre maison. »
« Nous avons découvert que son frère y était mort alors qu’il avait six ans. Il avait joué et glissé sur le sol humide et est mort. »
« Nous avons découvert qu’il s’appelait Anthony. Nous l’avions déjàbaptisé, on l’appelait Michael. »
Trois ans après la prise de la photo, la fiancée de Sally, Greg Sleep, âgé de 40 ans, a décidé de partager la photo en ligne et, en dépit d’un certain scepticisme, elle affirme que l’image est 100 pour cent authentique.
« Beaucoup de gens ont été effrayés. Certaines personnes ont déclaré que nous l’avions réalisé avec un logiciel. »
« Mais je n’ai vraiment pas le temps de m’asseoir et de réaliser des choses comme ça. Je travaille et j’ai cinq enfants. »
« C’est une photo authentique, si quelqu’un peut expliquer cela, je suisbien avec ça. »
« Si c’est quelque chose, il est plus facile de penser que c’est un enfant etqu’il est venu nous rendre visite. »
« Je ne demande pas aux gens de croire. Il n’y a aucune explication de ce que nous avons pris sur cette caméra. »
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Les vidéos truquées, hantise des youtubeurs chasseurs de fantômes

Le Journal le monde a écrit sur les chasseur de fantôme

 

Une polémique sur le trucage d’une exploration de manoir hanté jette la lumière sur la communauté francophone des vidéos YouTube sur le paranormal.

Le chasseur de fantômes suisse  JD a-t-il truqué sa dernière vidéo ? Ce youtubeur aux 1,6 million d’abonnés a en tout cas reconnu qu’il avait été victime d’un canular. Manifestations trop claires, réactions forcées, phrases suspectes… les quelque 45 000 commentaires sous sa publication du 12 novembre ne laissaient aucun doute : les spectateurs n’ont pas cru à la probité de cette exploration qu’il a menée avec Jill, une youtubeuse belge, et un cameraman, Chris.

Pendant dix jours, nombre d’internautes ont débattu et mené l’enquête pour prouver la supercherie et déterminer si JD était le piégeur ou le piégé. Sur sa chaîne, le vidéaste, qui se consacre au jeu vidéo et aux voyages extrêmes, a fini par renommer la vidéo originale, vue plus d’1,7 million de fois, « meilleur prank [canular] 2017 ».

Beaucoup d’audience

Dans une ultime vidéo, qui dépasse, comme la première, le million de vues, et à grand renfort de suspense, JD tente de prouver son intégrité en menant lui-même l’enquête – des amis du cameraman auraient voulu lui faire peur – et prend la défense de sa camarade Jill, qui a été largement accusée, insultée et menacée sur les réseaux sociaux.

Qu’une vidéo de chasse aux fantômes trouve autant d’écho parmi les milliers de contenus postés en ligne chaque jour est inhabituel, mais n’a rien d’étrange. Une trentaine de chaînes YouTube francophones sont dédiées, au moins en partie, au paranormal.

La plupart du temps, des équipes se rendent dans des lieux abandonnés (urbex, lieux réputés hantés, signalements de proches…) et cherchent à entrer en contact avec de potentiels esprits. Après une ou deux nuits de tournage, une dizaine d’heures d’analyses et de montage, ils livrent au spectateur un épisode long format.

La grande majorité des enquêtes ne fait que quelques milliers de vues mais, parmi les enquêteurs les plus suivis, beaucoup sont issus du jeu vidéo et drainent beaucoup d’audience. Anciens spectateurs biberonnés dans les années 1990 à l’émission Mystères diffusée sur TF1, amateurs des sensations procurées par des films d’horreur comme Paranormal Activity, ou tout simplement témoins d’événements étranges, de nombreux « chasseurs », « explorateurs » ou « enquêteurs » francophones se sont lancés sur YouTube.

Un sujet tabou… et peu rémunérateur

« Dans les enquêteurs comme dans le public, il y a tous les profils. Il y a à boire et à manger », analyse Adrien, 29 ans, qui a lancé sa chaîne Ghost’N’us en mai avec sa femme, Maeva, qui tient par ailleurs une chaîne « lifestyle ».

La mort d’un petit garçon en 2011, la curiosité de Maeva pour le surnaturel et l’intérêt croissant de sa communauté YouTube pour cette thématique poussent cette famille lorraine à consacrer une partie de son temps à cette activité. « Le paranormal, c’est tabou en France, mais il y a énormément de témoignages et d’intérêt », avance Adrien pour expliquer la prégnance de ce phénomène par rapport à d’autres pays.

Ce n’est en tout cas visiblement pas l’argent qui motive les vidéastes. « Quasiment personne ne vit du paranormal », assène Vonette, tatoueuse en région parisienne, qui fait partie d’une équipe uniquement composée d’enquêtrices âgées de 24 à 38 ans. La monétisation des vidéos ne rapporte presque rien à ces poids légers de YouTube, qui trouvent toutefois de la visibilité sur la plate-forme.

Comme de nombreux vidéastes en ligne, beaucoup financent une partie de leurs enquêtes grâce à des cagnottes sur le site Tipeee. Nombre d’entre eux louent en avant-première les épisodes sur leur site ou sur la plate-forme de vidéos Vimeo. Certains vendent même des passes : pour 79 euros, leurs fans peuvent les accompagner dans une chasse.

Pour limiter les frais, beaucoup explorent dans un rayon proche de chez eux. A l’instar des autres communautés de YouTube, si certains continuent d’exercer un métier classique, plusieurs se sont lancés dans la création de petites entreprises de communication ou d’audiovisuel. Ceux qui perçoivent le plus d’argent arrivent toutefois à s’offrir du matériel. « Cela ne nous permet pas d’en vivre, mais on vient de commander une caméra à 1 400 euros. Cela met du beurre dans les épinards », explique Adrien.

Le cas du faussaire GussDx

La « farce » du youtubeur suisse JD a de quoi laisser les amateurs de paranormal amers. Elle résonne avec un autre épisode douloureux : GussDx, l’un des chasseurs de fantômes francophones les plus suivis, est tombé pour supercherie à l’été 2016. Ce vidéaste s’est fait connaître il y a cinq ans parmi les fans du jeu Minecraft.

compter de 2014, il met en ligne des vidéos d’enquêtes paranormales. Réalisateur efficace et réputé prudent dans ses explications, GussDx se laisse toutefois aller à la tentation en truquant une de ses vidéos, une exploration de la tour Moncade, à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), supprimée depuis. Pour la communauté des sceptiques – les zététiciens – la boîte à outils qui se renverse de façon inexpliquée dans la vidéo est un montage grossier. Le vidéaste n’aura de cesse de le démentir pendant un an.

Mais, « au pied du mur », Guss DX finira par passer aux aveux et confie que, « sous la pression du résultat », il s’est livré au trucage. « Les quatre épisodes précédents avaient majoritairement déplu », explique-t-il dans une vidéo, elle aussi supprimée par l’auteur. Et le youtubeur démasqué d’ajouter : « J’ai sans doute donné trop de crédit aux commentaires négatifs. Il ne faut pas se leurrer, la majorité des personnes qui regardent chasseur de fantômes attendent de voir du sensationnel, veulent du frisson et veulent voir du fantôme. »
Faire du sensationnalisme sans tricher ?
Pour Vonette, « la triche de GussDX, on la paie encore » :
« Son public de gameurs est plus large que le nôtre. Ils n’ont peut-être pas le même âge et les mêmes exigences. Après cette affaire, il y a eu une crise de méfiance, qui a amené certains à devoir faire preuve de plus de transparence, et ça, c’est très bien. »
Les chasseurs-enquêteurs-explorateurs ont dû également s’affranchir des inspirations de GussDx dans le montage ou la réalisation. Certains, comme Maeva et Adrien, avec Ghost’N’us, font équipe avec des tiers : « Il nous arrive d’amener des amis ou des gens qui nous ont indiqué un lieu pour attester qu’on n’est pas des tricheurs. »

Cédric, de Projet activity, s’est formé en regardant des vidéos. « Mais je préfère laisser place à l’imprévu et ne pas rentrer dans des codes qui sont pour la plupart erronés dans ce domaine. » Les enquêtrices dont fait partie Vonette ont, elles, décidé de s’affranchir de tous les codes les plus en vigueur chez les youtubeurs du paranormal. « Pour l’équipement par exemple, on fuit les outils estampillés “paranormal” et qui sont vendus sous le nom de “ghost box”, “spirit box” [censés détecter l’activité des esprits]… » Il y a aussi les choix de réalisation : « On est accompagnées d’une équipe de tournage professionnelle bénévole. Pour le montage, les musiques sombres, les écrans noirs, les logos, ce n’est pas trop notre truc. Les gens jouent sur la peur, le cliché du film d’horreur et ça m’agace », dit Vonette, qui préfère chercher l’inspiration plutôt dans True Detective que dans Paranormal Activity.

Une volonté de crédibilité, mais aussi de ne pas se mettre en danger. « Avec Maeva, on ne va pas dans des lieux remués, où tout le monde passe, comme le château de Fougerêt [Vienne]. On ne fait pas non plus de spiritisme. S’il ne se passe rien, ce n’est pas grave. Il y a toujours quelque chose à tirer du tournage. On peut tout à fait remontrer notre angoisse du moment », explique Adrien. « Certains font du divertissement, nous, c’est de la recherche de terrain », insiste Vonette, qui s’appuie sur des écrits de l’astronome Camille Flammarion ou de l’association Inrees (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires).

Certains chasseurs assument la démarche sensationnaliste, qui, selon eux, est possible sans tricher« Le paranormal, c’est du scientifique mais aussi beaucoup de divertissement », argue Steve Fregeac, animateur de la controversée chaîne YouTube Jery chasseur de fantômes. Régulièrement accusé de faire du fake, il est souvent dans la ligne de mire des sceptiques.

« J’ai près de 100 000 abonnés sur YouTube, j’en suis très heureux mais cela crée beaucoup de jalousie », assure-t-il. « Un esprit me dit ferme ta gueule »« un fantôme me possède »… Steve Fregeac « assume complètement » les titres de ses vidéos. « On peut appeler ça des “putaclics”, mais mes titres sont en adéquation avec le contenu. Avant, j’étais prudent dans les titres. Maintenant, j’essaie d’être moi. » Le « style Fregeac » fait aussi beaucoup grincer des dents d’autres enquêteurs

Usages pre-YouTube

Matériel, vocabulaire, montage, rebondissements, lieux choisis… Il est vrai que l’écrasante majorité des vidéos se ressemblent. Des usages qu’il faut aller rechercher, bien avant l’apparition de YouTube, dans les premières émissions de « ghosthunting » à la télévision américaine, et dont certains programmes ont été d’ailleurs diffusés en France.

L’un des groupes d’études du paranormal les plus anciens est sans nul doute The Atlantic Paranormal Society, créée dans les années 1990 par le populaire Grant Wilson, et qui donnera lieu au programme de télé-réalité « Ghost Hunters » en 2004. A la même époque, l’équipe de chasseurs français de R.I.P (Recherche investigation paranormal) a son propre show hebdomadaire sur Planète +, du bouquet Canal+. La série télévisée Supernatural, qui raconte les aventures de deux frères, Sam et Dean Winchester, chasseurs de démons, va aussi entériner le style en parodiant les chasseurs de fantômes amateurs qui se mettent sur le chemin des Winchester.

Que ce soit pour rire, pour sursauter, pour soulever le voile de l’au-delà, le choix des fans se porte donc finalement en fonction de la confiance qu’ils accordent à tel ou tel enquêteur. « La plupart des fans sont bienveillants », assure Adrien, de Ghost’N’us. Et les vidéos qui semblent le plus convaincre les croyants s’avèrent souvent les moins spectaculaires.

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