Les monstres peuplant nos océans

L’homme a toujours redouté que les vastes mers et océans l’entourant soient peuplés de créatures étranges et inconnues,
souvent titanesques, qui pouvaient protéger ou mettre en danger la vie des marins. Plusieurs récits d’époque relatent des
faits surprenants et même si ces observations ont été faites par des gens crédules, qui croyaient que les profondeurs étaient
habitées par une panoplie de monstres plus étranges les uns que les autres, certains des témoignages restent quand même
insolites.
Cet article traite des cas suivants:
Le calamar géant: un mythe devenu réalité
Le monstre de St-Augustine
Coelacanthe et requin grande-gueule
La mystérieuse carcasse du Zuiyo Maru
L’étrange mastodonte d’Ataka
La carcasse de Tecoluta
Le calamar géant : un mythe devenu réalité
Prenons pour exemple les nombreuses observations de kraken (ou craken), une immense créature, que certains navigateurs
confondaient même avec une île, qui ressemblerait à une pieuvre cornue et était réputée pour être capable d’attaquer les
plus grands navires. De nombreux écrits scandinaves, dont certains remontent à l’an 1000, relatent les activités de monstres
énormes dans les mers nordiques. Le terrible monstre Scylla dépeint dans « L’odyssée » de Homère, au VIIIe ou IXe siècle,
comme étant une curieuse pieuvre qui, malgré les nombreux membres humains la composant, ressemble en tout point au
poulpe géant dans sa façon de chasser les proies, mais possède les tentacules en forme de dents de scie, comme les
calamars géants. Nous savons maintenant que les légendes au sujet des krakens sont basées sur des observations faites de
calamars géants, soit, sur des faits réels

Les premiers indices scientifiques et reconnus de son existence remontent à 1847 et furent recueillis par un zoologue danois,
Johan Japetus Steenstrup. Ce dernier, qui défendait la théorie de l’existence de cette créature, recueillit un pharynx et un bec
d’un calamar géant. En 1857, le calamar géant reçoit un nom scientifique, Architeuthisdux, mais son existence est vivement
contestée par les sceptiques de l’époque. Il fallut attendre, en 1861, qu’un groupe de pêcheur en aperçoive un et tente de
l’attraper. Ils échouèrent, mais réussirent à récupérer un bout de queue. Après 1870, de nombreuses preuves s’échouèrent
sur les plages de Terre-Neuve et du Labrador (Canada) et firent qu’il n’était plus possible de contester l’existence de tels
monstres.
Pendant longtemps, un des plus grands calamars géants jamais retrouvés a été repêché à Thimble Tickle, à Terre-Neuve, le
2 novembre 1878. Deux pêcheurs avaient réussi à capturer un magnifique spécimen de 16,50 mètres de longueur. Ils en
firent du pâté pour chien, après l’avoir présenté à un prêtre et avoir écrit à un journal de Boston. Mais il ne fait aucun doute
qu’il existe des calamars beaucoup plus grands que celui de Thimble Tickle. En effet, des traces retrouvées sur des cachalots
(ces baleines et les calamars géants se livrent quelquefois combat) nous permettent d’estimer que certains spécimens
mesurent plus de 36 mètres de longueur.


Un calamar géant de 8 mètres de long a été filmé à 900 mètres de profondeur dans les eaux de l’Océan Pacifique. Après
avoir passé 400 heures durant plus de 100 missions sous-marines, l’équipage de la chaîne Japonaise NHK a réussi, pour la
première fois, à filmer cette créature mystérieuse. Le calmar avait été repéré le 10 Juillet 2012, à une profondeur
approximative de 630 mètres, à 1000 kilomètres au sud de Tokyo.
Le monstre de St-Augustine
Deux jeunes garçons découvrirent, à la fin du mois de novembre 1896, une immense carcasse, en putréfaction avancée, près
de St-Augustine, en Floride. Le Dr DeWitt Webb, un naturaliste amateur de la région, examina la dépouille du mystérieux
animal. La taille du plus gros fragment de corps retrouvé était de 7 mètres de long et 5,50 m de largueur. Des morceaux de
tentacules retrouvés mesuraient jusqu’à 10 mètres de long. Selon les calculs du professeur A. Verrill, qui examina aussi les restes de la créature, les tentacules de la créature devaient mesurer, à l’origine, entre 22 et 30 mètres. Cependant, il se
rétracta et déclara que la créature était, en fait, que le nez et le crâne d’une baleine en décomposition

L’histoire tomba donc dans l’oubli jusqu’en 1957. Forrest Glen, un biologiste de Floride compare des prélèvements du
monstre de St-Augustine avec des échantillons cellulaires de baleine et de calamar géant. Il n’y trouve aucune
correspondance. Après avoir comparé le monstre inconnu avec plusieurs autres échantillons, il en vint à la conclusion que
l’étrange animal était une immense pieuvre, encore inconnue, beaucoup plus grande que toutes les autres espèces de
pieuvres connues.

Coelancanthe et le requin grande-gueule

L’image ci-dessus présente un pêcheur du Mozambique ayant capturé un coelacanthe, une espèce considérée comme
disparue depuis 70 millions d’années. C’est en 1938 que, pour la première fois, un de ces poissons fût répertorié et que les
scientifiques durent se rendre à l’évidence que ce poisson était encore bel et bien présent dans nos cours d’eau.
Ce type de découverte est chose rare, mais loin d’être impossible. Plusieurs
espèces d’animaux furent découvertes au cours du dernier siècle. Notons le
gorille et le panda, qui furent découverts, par les Occidentaux, au début du
20e siècle. Certes, il est de moins en moins probable que des espèces
terrestres soient découvertes, mais qu’en est-il des créatures vivantes dans
les profondeurs des fosses abyssales ?
Le fait qu’une petite chauve-souris, de la taille d’un bourdon, ait échappé à la
science n’a rien d’extraordinaire, mais qu’en est-il des créatures plus
imposantes ?
Bien que la technologie s’améliore et que certains animaux comme le
calamar géant peuvent maintenant être étudiés et mieux compris, d’autres
restent encore cachés ou imperceptibles.
À droite se trouve une photo d’un requin surnommé « Grande-gueule », pêché
en novembre 1976 au large des îles d’Hawaii. Un autre spécimen de cette

race, que l’on croyait être tout simplement une anomalie, fut repêché en
1984, au large des côtes californiennes.
Maintenant mieux connu sous le nom anglophone de « Megamouth shark », il
est la preuve que certaines espèces volumineuses de requins n’ont pas été
découvertes

Le troisième spécimen, un mâle de 5,15 m de long a été capturé en Australie en août 1988 et depuis, quelques autres
requins de la même espèce ont été capturés. L’un d’entre eux a été capturé vivant au large de Los Angeles, s’est fait greffer
un électrotransmetteur et a été remis à l’eau (le spécimen mesurait 5 mètres). Les scientifiques ont donc pu le suivre et en
apprendre davantage sur la migration de cette race de requin jusqu’ici inconnue de l’homme.
La mystérieuse carcasse du Zuiyo Maru
Une des découvertes les plus intéressantes se produisit le 10 avril 1977, au large des côtes de Christchurch, en NouvelleZélande.
Un chalutier japonais, le Zuiyo Maru, prit dans ses filets, à environ 300 mètres de profondeur, une bien étrange
masse pesant un peu plus de deux tonnes. Les pêcheurs furent stupéfaits, une fois la carcasse remontée à la surface, un
animal inconnu de 9,60 m, dotée d’un cou et d’une queue étirée en longueur et de quatre nageoires. Malheureusement pour
la cryptozoologie, le capitaine fut davantage impressionné par l’odeur pestilentielle et le liquide graisseux qui suintait sur le
pont que la créature elle-même et, craignant que la dépouille de l’animal ne contamine leurs poissons frais, il ordonna à ses
hommes de rejeter l’intrigant cadavre à la mer, après avoir l’avoir pesé, mesuré et photographié.

Les scientifiques japonais et du monde entier furent consternés d’apprendre que cette dépouille, une découverte pouvant être
la preuve définitive de l’existence d’une créature marine inconnue, puisse avoir été rejetée à la mer. Après l’examen des
clichés ainsi que des croquis dessinés par Michihiko Yano, un responsable de la pêcherie qui se trouvait alors sur le Zuiyo
Maru, les savants conclurent que l’animal était peut-être un plésiosaure (le même animal si souvent associé à Nessie, le
monstre du Loch Ness), soit un reptile marin supposément disparut depuis fort longtemps, mais qui aurait pu survivre jusqu’à
nos jours. Cette espèce vivait effectivement au large des côtes australiennes il y a près de 100 millions d’années. Des
chercheurs plus septiques ayant effectué des recherches par la suite ont déclaré que la carcasse était tout simplement celle
d’un immense requin-pèlerin.

L’étrange mastodonte d’Ataka
L’image présentée ci-dessous est sans aucun doute une des plus formidables se trouvant dans les annales de la
cryptozoologie. Depuis plus de 50 ans, cette immense créature retrouvée échouée sur une plage d’Ataka, en Égypte en
1950, ressemblant à une baleine possédant deux énormes défenses, a intrigué bon nombre d’experts, naturalistes,
scientifiques et de cryptozoologistes.

Son histoire commence en janvier 1950, après qu’une redoutable tempête ait ravagé le golfe de Suez pendant près de 3
jours. Le lendemain de cet ouragan, les autorités de l’endroit découvrent une carcasse énorme, en décomposition, que la
tempête a poussée sur le rivage. Une équipe d’experts est aussitôt détachée pour aller identifier l’étrange animal.
Bien que ressemblant en tout point à une baleine, l’aspect le plus intrigant de cette découverte est sans doute les deux
immenses défenses se trouvant de chaque côté de sa large gueule. L’animal semblait également avoir un évent, qui s’ouvre
au sommet du crâne par un orifice simple, comme la plupart des autres membres de la famille des cétacés. Ces observations
ont amené plusieurs scientifiques à croire que cet animal serait une espèce de baleine encore inconnue. Selon certaines
déclarations, des témoins auraient aperçu une étrange baleine nageant dans le golfe une dizaine de jours avant qu’une
tempête rejette l’étrange carcasse sur le rivage.
Selon certains sceptiques, la créature ne serait rien d’autre qu’une baleine, probablement tuée lors d’un accident et dont des
os inférieurs de la mâchoire se seraient retrouvés à la hauteur de la gueule, ce qui aurait créé l’illusion d’une créature
équipée d’une paire de défenses. Les scientifiques égyptiens ayant examiné la dépouille n’ont pas été en mesure d’identifier
l’animal. D’ailleurs, le cas a été classé comme étant « non identifié ».
Un spécimen semblable aurait été retrouvé, gisant sur la plage de Mentigi, à 80 km au sud de Tanjung Pandan, en Indonésie.
L’animal, retrouvé le 20 mai 2000, possédait une paire de défenses et les mêmes similitudes que la carcasse d’Ataka.
L’animal faisait 6 mètres de longueur, pesaient 3 tonnes et ses défenses mesuraient 2,70 m. Le cas est maintenant connu
sous le nom du « monstre de Mentigi », et malgré toutes mes recherches, aucune photographie ne semble présentement
disponible sur internet.
La carcasse de Tecoluta
Une des carcasses les plus mystérieuses jamais retrouvées est sans doute celle qui s’échoua sur les rivages ensoleillés de
Tecoluta, au Mexique, durant le mois de mars 1969. Ce cadavre, celui d’une créature qui demeure encore non identifiée,
mesurait 27 mètres de longueur et ne pesaient pas moins de 35 tonnes.
La créature ressemblait davantage à un reptile qu’à une baleine, était
totalement noir rayé blanc.
La carcasse était recouverte d’un épais bouclier et possédait une corne
de 3 mètres de longueur et pesait à elle seule plus d’une tonne. Les dents
de cette créature mesuraient 3,81 centimètres et n’étaient en aucun point
semblables à celles qu’ont ordinairement les baleines.
Cette découverte fut rapidement au cœur d’une véritable tornade
médiatique. Les premiers scientifiques qui l’examinèrent furent forcés
d’avouer, devant les médias, que la créature était bel et bien d’une
espèce encore inconnue des hommes.
Le 20 avril 1969, une commission de sept scientifiques a été détachée
pour essayer d’identifier l’animal. Le groupe, fatigué des spéculations et
de la pression médiatique, en vint à la conclusion que la carcasse était

celle d’une baleine morte et que son état avancé de décomposition avait
empêché les premiers scientifiques d’identifier correctement l’animal

Cependant, il faut noter que cette commission avait examiné l’animal après le premier groupe, donc, alors que le corps de
l’animal était de décomposition très avancée. Ils n’ont d’ailleurs pas tenu compte de l’immense corne et l’armure dont était
doté l’animal, détail qu’on ne retrouve sur aucun autre cétacé connu.
© Dark-Stories.com – Jeudi 14 juin 2007
Dernières modifications – 6 février 2013. Merci à Cathou pour la correction !
Sources et autres références:
Monstre de légende, Édition Time-Life, 1989 p. 14-15

Le zombie

Au début des années 1930, un mystérieux et beau gentleman haïtien nommé Josué Beauchamp arriva à Liverpool. Il parlait
parfaitement français, créole et anglais. L’homme portait toujours un chapeau melon, un costume couleur cèdre taillée sur
mesure ainsi qu’un manteau de soie qui le rendaient d’une élégance raffinée. Il ne se déplaçait jamais sans une mallette
taillée dans une noble essence de noyer blanc d’Amérique doté d’une poignée en argent finement sculptée en tête de mort.
La source de la richesse de M. Beauchamp était un mystère, mais, peu après son arrivée en ville, il acheta une demeure à
Pitty Street, une rue située entre le quartier de Chinatown et du ghetto noir où cohabitaient une population très cosmopolite et
les voisins de M. Beauchamp découvrit vite que ce dernier était doté de pouvoirs surnaturels.
De sombres rumeurs circulaient autour de la maison de M. Beauchamp. Le Haïtien avait peint tous les murs de sa demeure
en noir et des chandelles blanches étaient allumées sur un autel vaudou à la tombée de la nuit. D’étranges battements de
tambour émanaient de la maison la nuit, et, quand la lune était pleine, l’on pouvait entendre de curieuses mélopées
s’échapper des murs de la bâtisse. Beauchamp, avec son regard hypnotique, avait un pouvoir de séduction tout à fait
surprenant sur la gent féminine de tous les horizons. Ces dames lui rendaient visite le soir et certaines se targuaient d’être les
femmes d’hommes aisés de la haute société de la ville.
Un soir, des coups de feu retentirent dans Pitty Street et l’on
entendit crisser les pneus d’une voiture prenant la fuite à toute
allure de l’endroit où les coups avaient été tirés. Un riche
marchand de coton, connu sous le nom de Ashley Challinor,
avait requis les services d’un tueur à gages pour abattre Josué
Beauchamp, car ce dernier avait eu une relation adultère avec
son épouse. Mais le tueur avait raté sa cible ; la balle avait
atteint le Haïtien au bras et la blessure était relativement
superficielle.
La même semaine, une autre affaire sordide se produisit dont
beaucoup de personnes avaient été témoins, incluant des
détectives et des policiers : un homme noir, âgé d’une trentaine
d’années, avait trouvé la mort dans des circonstances
mystérieuses dans le quartier de Great George Street.
Une version du drame disait que l’homme, excessivement ivre, avait fait une chute mortelle dans les escaliers tandis qu’une
autre version prétendait qu’il s’était donné la mort par pendaison. Ce qui était sûr, en revanche, c’est que M. Beauchamp
avait emporté le corps du défunt chez lui à Pitty Street. Le défunt avait été ramené à la vie par une incantation vaudou et par
l’administration d’une potion dans le corps du mort. Ladite mixture avait été réalisée à base d’herbes et de divers éléments
psychoactifs et produits chimiques, le tout mélangé à du sang frais de poulet. L’homme se redressa sur la table où il gisait
sans vie encore quelques minutes plus tôt, le regard vide et l’air absent.
C’était maintenant un zombie, un pantin sans âme qui pouvait manger, boire, voir et entendre, mais sans ressentir la moindre
émotion. Il avait perdu la mémoire, ne sachant plus qui il avait été et ce qu’il était maintenant devenu, mais il était doté d’une
force extraordinaire. Le géant noir se tenait debout face à M. Beauchamp – qui était en fait un Bokor, un sorcier vaudou
suprême. Les yeux du zombie étaient entièrement blancs et ne laissaient trahir aucune expression, se tenant debout dans la
plus complète servitude due au charme de l’ancestral sortilège ouest-africain de magie noire.


Son corps ne répondant plus qu’à la volonté de Beauchamp, son maître, le zombie sortit de la maison et se mit à déambuler
dans la nuit. Il arriva à destination devant une maison située à Belvidere Road, près de Princes Park. Le zombie fit voler la
porte en éclat en commença à monter les marches de l’escalier avant d’arriver sur le seuil de la chambre d’un Ashley
Challinor paralysé par la peur qui essaya tant bien que mal de se libérer de l’étreinte herculéenne du zombie. Le marchand de coton alla trouver refuge dans la maison voisine, habitée par un ami de longue date, puis il appela la police. Le zombie
martelait déjà à la porte de la maison.
À ce propos, on raconte que, suite à cette nuit de terreur, les cheveux de Challinor virèrent au blanc et que le marchand de
coton fut retrouvé mort, une nuit quelque temps plus tard, d’une crise cardiaque après avoir hurlé comme un dément pendant
son sommeil.
La police arriva sur les lieux. Quatre agents essayèrent de contenir l’effrayante puissance du mort-vivant, sans succès.
D’autres officiers vinrent en renforts armés de bâtons antiémeutes et la férocité de l’assaut contre le funèbre assaillant fut
telle que l’une des matraques se brisa en deux sur le crâne du zombie. Il fallut au final pas moins d’une douzaine de policiers
pour réussir à maîtriser le mort-vivant et le placer en garde à vue – plusieurs hommes de l’ordre avoueront, plus tard, que
cette affaire sortait vraiment de l’ordinaire et que quelque chose de démentiel émanait de cet homme. De retour au poste de
police, les gendarmes furent bien obligés de constater que la créature qu’ils avaient devant eux n’avait plus rien d’humain.
L’homme dégageait une odeur nauséabonde de putréfaction et un immonde liquide noir s’écoulait de sa bouche. Le corps
animé, mais dépourvu d’âme avait été menotté, mais le zombie eut tôt fait de briser ses chaînes après que ces dernières se
soient profondément implantées dans la chaire pourrissante de ses poignets.
Décontenancée, la police fit appelle aux services d’un certain Alaric Romaine, un enquêteur renommé dans le monde du
psychisme et de l’occulte – que j’ai moi-même eu l’opportunité de rencontrer et qui a collaboré sur certains de mes
précédents ouvrages.
Romaine dit à la police qu’il avait affaire à un zombie et qu’ils devaient prendre le problème très au sérieux. La créature,
enchaînée à l’extrême, fut conduite à la morgue de Princes Dock où Romaine lui remplit la bouche de sel avant de lui coudre
les lèvres. Le corps fut ensuite placé dans un cercueil que l’on scella solidement avec de lourdes chaînes puis que l’on
enterra au cimetière de Toxteth Park, dans un recoin spécialement sélectionné.
Pour autant que je sache, la créature se trouve toujours au même endroit de nos jours. Par le passé, j’ai discuté de ce cas
avec des étudiants sur les phénomènes paranormaux. Pour certains d’entre eux, toute cette histoire ne relevait que de
l’hystérie collective des habitants du quartier de l’époque. Pour ma part, je n’en suis pas si sûr, car j’ai découvert, lors de mes
recherches, qu’une sépulture avait bel et bien été creusée au cimetière de la rue Smithdown à la même époque que l’incident
relaté.
Et qu’est-il advenu de Josué Beauchamp ? Eh bien ! Il changea de nom, mais vécut à Liverpool pendant de nombreuses
années encore. Certains disaient que le temps ne semblait pas avoir d’emprise sur lui et qu’il ne semblait pas vieillir. On dit
aussi qu’il eut une longue descendance avec plusieurs femmes à Liverpool, Londres et Amsterdam. Tous ses enfants avaient
la particularité d’avoir d’inhabituels yeux profondément noirs et chacun d’eux gravitait dans le monde occulte et s’adonnait
aux sombres pratiques du Vaudou.
Il y a des cela bien longtemps, dans les années 1980, quelqu’un me conta une histoire qui parlait de l’un des enfants de
Beauchamps : un soir, le long de Upper Parliament Street, un petit chien fut renversé par une voiture et mourut dans les bras
de son propriétaire, un jeune garçon de 9 ans. Le garçon était agenouillé au bord de la route, serrant fort le cadavre de son
fidèle ami, et pleurait bruyamment à chaudes larmes. Un homme noir, étrangement vêtu, qui devait avoir la cinquantaine,
s’approcha du garçon, examina le chien puis versa le contenu d’une petite fiole dans la gueule de l’animal. Une foule de
badauds s’était amassée autour du garçon, de son chien et de l’homme toujours accroupis au bord de la route. Soudain, le
chien ouvrit les yeux et remua la queue, quoiqu’encore très affaibli. À cette vue, le jeune garçon fut transporté de joie et
remercia chaleureusement l’inconnu. Ce dernier caressa la tête du jeune garçon avec bienveillance avant de disparaître au
coin de Earle Road.
On m’a également rapporté une autre histoire, il y quelques années en arrière, qui parlait d’une étrange aventure vécue par
deux hommes, que nous appellerons John et Harry. Par une de ces troublantes coïncidences, Harry apprit que son ami John
avait une liaison avec sa femme et John, de son côté, apprit en même temps que Harry lui avait volé une grosse somme
d’argent chez lui alors qu’il était en vacances (avec la femme de Harry).
Chacun des deux hommes entreprit de tuer l’autre. Harry invita donc John dans un vieil appartement d’un immeuble délabré
à Everton , dont il était secrètement propriétaire, prétendant faire part à son ami d’une idée ingénieuse qui allait rendre les
deux hommes millionnaires. Tous les autres appartements de l’immeuble étaient inoccupés, ce qui arrangeait bien Harry pour
mettre son plan à exécution. Les hommes se retrouvèrent donc à l’appartement sur le coup des 23 heures. Une fois à
l’intérieur, Harry braqua une arme sur John qui en fit de même dans une parfaite synchronie. Tous deux prirent alors la
mesure de la situation et une longue attente commença. La tension entre John et Harry était à son comble, chacun gardant
son arme pointée sur l’autre, rendant la scène semblable à une « impasse mexicaine », sauf qu’il manquait un troisième
individu pour que le tableau soit parfait. Les deux hommes avaient oublié de verrouiller la porte de l’appartement et le
suspens fut interrompu quand ils entendirent un bruit sourd en provenance de la porte du salon. La porte s’ouvrit
brusquement laissant apparaître un vieil homme dénudé, au visage fantomatique et à la peau recouverte d’une étrange
substance verdâtre.
Le vieil homme se rua sur les deux amis qui, dans un réflexe commun et les nerfs tendus à l’extrême par la situation
précédente, ouvrirent le feu sur lui, le touchant à six ou sept reprises, en pleine tête ou dans la poitrine, mais le vieil homme
ne fléchit pas et continuait de se rapprocher d’eux. Saisis de terreur à la vue de la créature qui ressemblait fort à un zombie,
John et Harry détalèrent en courant dans la nuit sans oser se retourner. Ils étaient tellement effrayés par ce qui venait de se
produire dans l’appartement qu’ils étaient maintenant persuadés d’avoir abattu sauvagement un pauvre vieillard innocent qui
avait eu le malheur de se trouver là à ce moment. Une semaine s’écoula sans que Harry et John n’entendirent pas parler de
leur « crime » à la télévision, la radio ni même dans les journaux. Les deux compères retournèrent à l’appartement de
Everton. Ils y découvrirent des taches de sang coagulé sur le sol, mais ne trouvèrent aucune trace du corps nulle part. Les
deux amis décidèrent de se pardonner mutuellement et ainsi fut enterrée la hache de guerre. Harry remboursa même une
partie de l’argent qu’il avait volé dans l’appartement de son ami.
Une année après ces faits, Harry était dans un pub quand Sean, un vieil ami qu’il n’avait pas revu depuis des années, y pénétra. Les deux amis parlèrent pendant des heures et, au fil de la discussion, le sujet des fantômes fut abordé. Sean


demanda à Harry s’il avait toujours ce vieil appartement à Everton. Harry avait en effet racheté l’appartement à Sean quand
la mère de ce dernier était décédée. Harry répondit que oui, mais qu’il ne s’y rendait que très rarement, quand Sean lui posa
une question étrange : « n’as-tu jamais rien vu qui sorte de l’ordinaire là-bas ? ».
Harry ne savait pas s’il devait parler de l’incident incluant des armes à feu qui s’y était déroulé une année auparavant et resta
interdit devant Sean, ne sachant quoi répondre. Sean enchaîna :
« Ma chère mère – Dieu la bénisse – disait que cet endroit fût hanté, tu sais ? »
« Ouais ? » répondit Harry, visiblement intéressé.
Sean lui expliqua que, il y avait des années de cela, il avait entendu l’histoire d’un vieil homme qui vivait près de la prétendue
maison hantée. Le vieil homme en question raconta, une fois, à Sean et à sa mère, que des étudiants en médecine avaient
ramené dans leur pension un cadavre de leur école qui était initialement destiné à être disséqué. Les étudiants lui avaient
alors retiré les globes oculaires dans le but de faire une farce à leur logeuse, une femme qui leur rendait la vie infernale. Peu
de temps après avoir ramené le corps chez eux, le cadavre était mystérieusement revenu à la vie, les yeux en moins
cependant. Le corps dénudé se mit alors à déambuler dans la maison, poussant des hurlements tout en palpant des mains
ses orbites creuses.
Quand la vieille logeuse – elle devait avoir dans les soixante ans – le vit, elle eut une attaque cardiaque et en mourut. Sean
dit que sa mère avait entendu les cris du fantôme de la vieille femme à plusieurs reprises, mais que, heureusement, elle
n’avait jamais eu la malchance de croiser le spectre du vieil homme aux yeux arrachés. Harry fut profondément choqué par le
récit de son compagnon : il réalisa que c’était sur ce fantôme que lui et John avaient ouvert le feu cette fameuse nuit.
Copyright © 2010 par Tom Slemen. Tous droits réservés.
Cette histoire reproduite avec la permission de Tom Slemen et traduite de l’anglais par Damien Duroussel
Source: http://www.slemen.com
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Cache-Cache

Quand j’étais enfant, mes parents m’amènais parfois chez ma tante pour le week-end. En général, je passais le temps à jouer
avec mes deux cousins qui étaient environ du même âge que moi. Ils vivaient dans une petite ferme avec beaucoup
d’espace. Nous pouvions courir et faire à peu près tout ce que nous voulions.
Un jour nous avons décidé d’aller visiter le terrain voisin, qui se trouvait à plusieurs centaines de mètre de la maison de mon
oncle. Il était abandonné depuis des décennies, mais une vielle maison et plusieurs autres bâtisses était encore debout sur la
propriété… et ne demandaient qu’à être explorées.
Ce fut, bien sûr, une mine d’or pour trois jeunes garçons aventureux
comme nous, surtout après mes cousins m’aient raconté des
histoires sur cet endroit qu’ils prétendaient hanté. C’était une histoire
assez classique : Un homme devient fou et assassine toute sa
famille à coups de hache avant de se pendre. Son esprit hante
encore les lieux, revenant chaque soir en espérant trouver des
nouvelles victimes. Bref, une histoire bien macabre.
Même à cet âge, je savais qu’il était peu probable que cette légende
soit vraie, Mes cousins l’avaient sans doute embellie cette vieille
rumeur. Mais voyant qu’ils restaient très convaincu, j’avais décidé
d’y croire un peu… pour le plaisir.
Un après-midi alors que nous jouions à cache-cache, j’ai couru
jusqu’à une vieille bâtisse qui possédait un deuxième étage. Ce
semblait être un ancien appartement pour ouvriers. J’ai rapidement
exploré l’endroit en faisant le moins de bruit possible puisqu’il y avait
plusieurs effets personnels éparpillés sur le sol. L’endroit sentait
l’humidité et la peinture écaillée tombait des murs. J’ai finalement
trouvé un vieux placard dans la chambre à coucher, c’était l’endroit
parfait.
Il y avait encore de longues robes suspendues dans le placard et je pouvais aisément me cacher derrière. Une fois la porte
refermée, mon seul éclairage était un rayon de lumière qui se glissait sous la porte. Je me suis accroupi, les genoux serrés
contre la poitrine et j’attendis.
Mais le temps passait et il n’y avait toujours aucun signe de mes opposants. J’ai attendu un peu plus, je me demandais
combien de temps il fallait rester là avant de m’auto-proclamé vainqueur. Après environ une heure, ça commençait à devenir
ennuyeux et je combattais le sommeil…


Je me suis réveillé en sursaut.
Il faisait nuit noire. Somnolent et confus, j’avais oublié un instant où j’étais et ce que je faisais. Comme je retrouvais tranquillement mes esprits, j’ai réalisé que j’avais été abandonné ici. J’ai soudainement été envahi d’une grande frayeur. Alors
que je tentais de me redresser, j’ai ressentie eu une crampe très vive au mollet. J’attendais que la douleur passe en me
massant la jambe lorsque j’ai entendu la porte d’une pièce voisine se fermer violemment. J’étais soudainement saisi d’effroi !
Était-ce un de mes cousins?
Il eu une brève période de silence, puis des pas au bas de l’escalier. Mais non pas seulement des pas, mais des bruits
sourds et délibérés, rien que ne ressemblait à des pas d’enfants.
Je retenais mon souffle, en priant pour qu’ils partent au loin. Mais ça s’amplifiait, le bruit remontait les escaliers pour se
rendre à l’étage où j’étais caché.
Après un moment de silence la marche a repris, cette fois avec un grincement régulier, comme quelque chose de lourd était
traîné sur les planches.
Cet étrange bruit à fait son chemin à travers les pièces de l’étage, déplaçant sur son passage les objets hétéroclites qui
étaient sur le plancher. J’avais l’impression qu’une odeur putride était apparue dans l’air. Je suais à grosses gouttes et des
frissons parcouraient mon corps. Mes pires craintes devaient se réaliser, cette chose entrait maintenant dans la chambre.
Je le sentait qui se rapprochait pour, finalement, s’arrêter juste en face de la porte du placard. Après une longue et
angoissante pause, les pas ont recommencé et quitter la pièce, afin de se rendre dans une pièce voisine et de s’évanouirent
dans le corridor.
J’ai attendu ce qui semblait une éternité. Il n’y avait pas plus de son maintenant. Alors j’ai essayé de trouver assez de
courage pour ouvrir la porte et m’enfuir. Mais au moment précis où les muscles de mon corps se redressait pour quitter le
placard, j’ai entendu un respire rauque derrière moi et un souffle chaud contre ma nuque.
S’en était assez pour moi, pris de panique je me suis précipité à l’extérieur du placard, traversant le corridor à la course avant
de dévaler les escaliers d’un trait. En sortant du bâtiment, j’étais complètement désorienté mais je courrais à toute jambe
dans ce qui me semblait être la direction de la ferme. Pendant ma fuite, j’entendais clairement des pas me pourchasser et
avec une vitesse terrifiante.
Mon évasion était maladroite, j’ai trébuché à quelques reprises sur les bosses et les trous qui parsemaient le champs. Je n’ai
pas regarder en arrière avant d’être certain que je n’entendais plus les pas derrière moi. Lorsque ce fut le cas, j’ai
brusquement fait volte-face pour voir mon assaillant, mais il n’y avait personne.
Il n’y avait aucun signe que quelqu’un me pourchassait, la nuit était calme et sans bruit. Cela ne m’a pas empêcher de courir
tout le chemin du retour. Lorsque j’aperçus finalement la ferme de mon oncle, j’ai vu que la police s’y trouvait ainsi que la
voiture de mes parents. Une fois dans la maison, mes parents étaient là, fous d’inquiétude. Tout le monde exigeait de savoir
où j’étais.
Apparemment, comme mes cousins ne n’avaient toujours pas trouvé le soir venu, ils étaient rentré chez eux de dire à leurs
parents. Finalement, la police a été appelée et avaient vérifié tous les bâtiments de la ferme. Les polices insinuaient que je
mentais. Rien de tout cela ne me semblait logique.
Ce n’est que plus tard que l’un de mes cousins devait me raconter ce qu’il était réellement arrivé. Lui et son frère avait passé
des heures à me chercher, comme ils l’avaient dit. Mais la partie qu’ils ne disent pas à n’importe qui, c’est qu’ils pensaient
m’avoir repéré dans la fenêtre de la chambre. Quand ils se sont approchés, ils ont vu que ce n’était pas moi.
Un jeune garçon qui leur était inconnu souriait en agitant les bras vers eux, leur faisant signe de venir à l’étage.
C’est alors qu’ils ont couru à la maison.
Tout cela, pendant que je dormais dans le placard.
Auteur anonyme – Traduit de l’anglais par David Magny © Dark-Stories.com – Dimanche 11 Août 2013
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l’autorisation de l’auteur.
N.B. L’histoire du « Cache-Cache » est la traduction de « Step Step », un creepypasta largement diffusé sur le web. Cette histoire
n’a, évidemment, aucune source réelle et doit être considérée comme une histoire d’horreur. À consommer dans un but de
distraction seulement.
Références: http://www.scaryforkids.com/step-step/

Massacre à la bibliothèque

En Corée du Sud, l’assiduité dans les études est une qualité primordiale chez les jeunes. Leurs parents exercent une
pression énorme pour qu’ils travaillent dur à l’école et les poussent toujours à atteindre les grades les plus élevés. Les
étudiants ont fréquemment recours à des tuteurs pour les aider à réviser après les heures de cours et une grande partie des
élèves retourne à l’école la nuit venue pour étudier, encore et encore. Ce phénomène est même devenu un grand problème
en Corée du Sud, car les étudiants travaillent sans relâche et restent pour la plupart éveillés toute la nuit. Le résultat se fait
ressentir le lendemain ; ils tombent littéralement de sommeil pendant les heures de cours. Depuis quelques années, et afin
d’endiguer le problème, les directions de plusieurs écoles ont pris des mesures en interdisant aux élèves l’accès aux salles
de travail après 22 heures

Sun-Hi était une jeune étudiante sud-coréenne et cette nuit-là, comme toutes les autres, elle était encore à l’école. Il était déjà
tard, mais elle continuait à étudier à la bibliothèque de son école, accompagnée par un petit groupe d’autres élèves de sa
classe. Les seules lumières allumées étaient celles de la bibliothèque, le reste de l’école était plongé dans les ténèbres.
Les heures défilaient quand, à un moment, Sun-Hi ressentit le besoin d’aller aux toilettes. Elle s’accorda donc, à contrecœur,
une pause dans ses révisions. Prévenant ses amis qu’elle en avait que pour quelques minutes, elle sortit de la bibliothèque et
emprunta le long couloir plongé dans le noir jusqu’aux toilettes des filles

Dans la bibliothèque, quelques instants passèrent avant que les étudiants qui s’y trouvaient n’entendent un bruit singulier, tel
un faible tambourinage qui semblait provenir de la fenêtre. Dirigeant leurs regards vers la source du bruit, les étudiants y
virent avec effroi une silhouette de femme, pâle et décharnée, qui se tenait debout à l’extérieur. Son visage était collé à la
vitre et ses yeux intensément clos. Tous se demandèrent ce qu’une femme pouvait bien faire dehors à une heure pareille de
la nuit.
Peu après, la mystérieuse femme ouvrit soudainement les yeux et les étudiants en eurent le souffle coupé : elle n’avait pas
d’yeux, ses orbites étaient vides tels deux trous béants, noirs, profonds, insondables. La femme leva alors son poing et
commença à cogner contre la fenêtre qui finit par éclater sous la force des coups. Puis toutes les lumières s’éteignirent.
À l’étage en dessous, dans les toilettes, Sun-Hi était en train de se laver les mains quand la pièce fut brutalement plongée
dans l’obscurité. Tout était parfaitement silencieux. Elle n’entendit jamais les cris de terreur qui provenaient, au même
moment, de la bibliothèque. La jeune étudiante ne savait rien du carnage qui se déroulait dans l’autre pièce, qui revêtit alors
des allures de Pandémonium. Sun-Hi continua donc à se laver les mains dans le noir le plus total, inconsciente des cris
d’horreur dont les échos se perdaient dans le long couloir de l’école. Ces derniers s’arrêtèrent aussi brusquement qu’ils
avaient commencé et l’établissement fut à nouveau plongé dans un silence de mort le plus total.
Son office terminé, Sun-Hi poussa la porte des cabinets et longea une nouvelle fois le long couloir pour rejoindre la
bibliothèque. Arrivée à l’intérieur, l’étudiante s’arrêta net. Les corps sans vie de ses camarades jonchaient le sol de la pièce.
Certains cadavres gisaient sur le sol alors que les autres reposaient sur les tables ou les étagères. Sun-Hi tremblait
maintenant de frayeur, cherchant à comprendre ce qui avait bien pu arriver ici en si peu de temps. Ce n’était rien d’autre
qu’un véritable massacre.
À ce moment précis, l’étudiante entendit résonner des pas dans le couloir qu’elle venait d’emprunter. Sun-Hi, dans un éclair
de lucidité, se jeta à terre aux côtés de ses défunts camarades et se figea dans la plus parfaite immobilité. Elle entendit alors
quelque chose se glisser à l’intérieur de la pièce. Sun-Hi s’efforça de garder les yeux fermés, feignant ainsi être morte elle
aussi. Elle entendait maintenant un léger bruissement, comme si quelque chose se déplaçait lentement à travers la
bibliothèque. Malgré la panique qui lui saisissait les entrailles, l’étudiante s’appliquait au plus grand immobilisme, peinant à ne
pas faire le moindre bruit. Elle entendit alors une voix d’outre-tombe murmurer :
« Un, deux… un, deux… un, deux… »
La curiosité prit le dessus sur la peur de Sun-Hi et cette dernière entre-ouvrit les yeux avec précaution, juste assez pour
pouvoir jeter un coup d’œil furtif. Elle vit alors, au milieu de la pièce, une femme d’une pâleur extrême, dotée d’une aura
fantomatique, toute de blanc vêtue. Sun-Hi referma immédiatement les yeux, réprimant au passage son envie de hurler. Elle
entendait clairement le fantôme ramper dans la pièce, allant de corps en corps et murmurant inlassablement, entre deux
inspirations :
« Un, deux… un, deux… un, deux… »
Sun-Hi continuait de fermer ses yeux si fort que des crampes commencèrent à lui faire mal aux muscles de son visage. Elle
priait de toutes ses forces en son for intérieur pour que le fantôme disparaisse au plus vite.
« Un, deux… un, deux… un, deux… »
Le fantôme se baladait toujours de corps en corps, se rapprochant inexorablement de Sun-Hi.
« Un, deux… un, deux… un, deux… »
La distance entre la jeune étudiante encore en vie et le spectre se réduisait comme peau de chagrin. Sun-Hi était tétanisée,
incapable du moindre mouvement, fût-il involontaire.
« Un, deux… un, deux… un, deux… »
Le fantôme était maintenant derrière Sun-Hi qui avait même cessé de respirer. Puis le murmure lancinant s’arrêta
brusquement. L’étudiante était toujours immobile, ses oreilles attentives au plus petit bruit qu’elles pouvaient entendre, mais
seul un lourd silence pesait maintenant dans l’atmosphère. La bibliothèque était suspicieusement calme. Sun-Hi laissa
s’écouler de longues minutes, guettant le moindre bruit, mais plus rien ne se fit entendre. Soulagée, elle en conclut donc que
le fantôme était parti. Elle ouvrit lentement les yeux. Le fantôme était juste devant elle, accroupi, la fixant intensément de ses
orbites vides, pointant un doigt squelettique sur le visage décomposé de l’étudiante :
« UN, DEUX !! » s’écria le spectre en arrachant les yeux de Sun-Hi.
– FIN –
Auteur anonyme – Traduit de l’anglais par Damien Durussel © Dark-Stories.com – Dimanche 25 Août 2013
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l’autorisation de l’auteur.
N.B. Cette histoire est une creepypasta, un conte populaire non véridique qui circule abondamment sur internet.

 

Le conte de l’épouvantail

Il était une fois un vieux fermier qui possédait la meilleure ferme de la région. Tout le monde s’accordait à dire que le fruit de
ses récoltes était des plus savoureux, sans égal et l’on venait des quatre coins du pays pour lui acheter les meilleurs produits
du marché. Quand on questionnait le paysan pour connaître le secret d’une telle qualité, l’homme répondait simplement que
tout le mérite revenait à son épouvantail :
« C’est à lui que je dois tout ! Il est ma garantie qu’aucun corbeau, où toute autre bestiole ravageuse de récoltes ne
s’approchent de mes champs. »

Le vieil homme l’avait confectionné avec beaucoup d’attention de ses propres mains et le résultat en était bluffant ;
l’épouvantail offrait une vision redoutable qui effrayait même les humains. Le paysan avait passé des mois à le perfectionner,
attentif au moindre détail, afin de le rendre le plus effrayant possible, sachant pertinemment que cela ferait fuir les nuisibles
de ses champs. Il affubla donc le mannequin de bras en paille démesurés, de près de deux mètres de long chacun, et de
longues et interminables jambes. Une fois assemblé, le corps de l’épouvantail rivalisait avec la taille d’un arbre.
Mais l’élément le plus effrayant était sa tête. L’agriculteur avait sélectionné la plus grosse et la plus belle de ses citrouilles
qu’il creusa et sculpta lui-même. Il ne comptait plus le nombre de jours et de nuits pendant lesquels il avait œuvré à rendre
son travail aussi détaillé que possible avant d’atteindre la perfection. Le résultat final était si hideux et repoussant que le paysan lui-même prenait peur en contemplant la tête de l’épouvantail. Son but principal était atteint : aucun oiseau n’osait
s’aventurer aux abords de ses champs.
La ferme voisine du vieux paysan était tenue par deux frères, John et Harry, deux gaillards paresseux qui ne levaient pas le
petit doigt de toute la journée, si bien que leur exploitation menaçait de faire faillite. John et Harry jalousaient ardemment le
vieux fermier et lui enviaient son succès. Ils commencèrent à comploter contre lui. Ils prévoyaient de le ruiner et de pouvoir
ainsi s’approprier ses terres et s’assurer de meilleurs revenus.
Quelques jours s’écoulèrent avant que les deux frères n’entreprirent de s’introduire en douce sur les terres de leur voisin. Ils
lui volèrent son précieux épouvantail qu’ils ramenèrent chez eux, prenant soin de le cacher dans un vieux réduit, là ou
personne ne pourrait le voir ou penser à venir le chercher.
Le lendemain, alors que le vieux fermier se préparait à une dure journée de labeur, il constata avec effroi que son épouvantail
manquait à l’appel et que ses champs, la veille encore si prolifiques, avaient été saccagés par les rongeurs et les oiseaux. Le
vieil homme tomba à genoux en pleurs, sachant que sa récolte était ruinée et que son exploitation allait inévitablement très
vite courir à la faillite. Au même moment, assis à l’ombre de leur terrasse, les deux frères n’essayaient même plus de retenir
leurs éclats de rire en regardant leur voisin verser ses larmes de chagrin. Les entendant glousser au loin, le vieux fermier vint
à leur rencontre et leur demanda s’ils savaient ce qu’il était advenu de son épouvantail. Les deux frères regardèrent le vieil
homme droit dans les yeux, lui affirmant qu’ils n’en avaient pas la moindre idée. John lui rit ouvertement au nez en lui lançant
:
– On dirait que la roue vient de tourner, hein, vieillard ?
– ça craint pour toi ! renchérit Harry en pouffant de plus belle.
Le vieux fermier s’en retourna chez lui sans un mot, la tête basse et le dos courbé par le poids de la défaite et de la
résignation.
La nuit même, John et Harry peinèrent à trouver le sommeil. Ce n’étaient pas les remords qui les empêchaient de fermer
l’œil, mais ils n’arrivaient pas à effacer l’image de l’horrible tête de l’épouvantail de leurs esprits. Après discussion, ils
conclurent qu’ils ne parviendraient pas à s’endormir tant que la tête sculptée dans la citrouille se trouvait dans leur maison.
Les deux frères se levèrent donc et se dirigèrent vers le vieux réduit. Harry se munit de la batte de base-ball et, d’un violent
coup sec, réduisit la citrouille en mille morceaux. Les deux frères balayèrent ensuite les restes du légume qui jonchaient le sol
et les jetèrent aux ordures. Ils retournèrent ensuite se coucher, gagnés par la fatigue et débarrassés de l’image de
l’épouvantail qui, plus tôt, tournait en boucle dans leurs têtes.
Minuit venait à peine de sonner quand la fratrie fût réveillée en sursaut par un bruit inquiétant. C’était comme si quelque
chose grattait derrière la porte de leur chambre commune :
– Tu as oublié de sortir le chien ? s’exclama Jonh d’une voix endormie.
– Nous, nous… nous n’avons pas de chien !! bégaya Harry en guise de réponse.
Soudain, la porte s’ouvrit dans un grincement sinistre. Une silhouette se tenait à l’entrée de la chambre de laquelle seul un
bras de paille se balançait régulièrement de droite à gauche, comme un pendule. Puis un deuxième bras apparut
accompagné de deux jambes longues, fines et minces. Les deux frères étaient pétrifiés de terreur, uniquement capables de
regarder le corps sans tête de l’épouvantail marcher de façon hésitante, ses deux interminables bras brassant l’air
inlassablement à leur recherche.
Harry sentit un des bras de paille, glacé comme la mort, le saisir par une cheville. Il poussa un hurlement, suppliant son frère
de lui venir en aide. Mais ce dernier avait déjà bondi hors de la chambre, prenant ses jambes à son cou, dévalant les
marches de l’escalier quatre à quatre, heurtant la porte d’entrée de la ferme et fuyant sur la route éclairée par la lueur de la
pleine lune. John courait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, haletant comme un chien enragé entre deux cris de
terreur. En passant devant sa ferme, il aperçut le vieux fermier debout sur le perron. Au clair de lune, John put voir le vieil
homme le regarder courir fixement, un étrange sourire aux lèvres. Il continua de courir, ses pieds nus ensanglantés, écorchés
par sa fuite sur la route de campagne rugueuse. Il jeta un coup d’œil furtif par-dessus son épaule et manqua de s’étrangler
d’horreur devant ce qu’il venait de voir. L’épouvantail était sur ses talons et se rapprochait de lui un peu plus à chaque
enjambée. Il aurait tôt fait de le rattraper et d’être à sa hauteur.
John eut le temps de remarquer un détail sinistre : l’épouvantail avait retrouvé une nouvelle tête. Une toute nouvelle tête qui
ressemblait à s’y méprendre à celle de Harry…
Auteur anonyme – Traduit de l’anglais par Damien Durussel © Dark-Stories.com – Mercredi 23 juillet 2013
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l’autorisation de l’auteur.
N.B. « Le conte de l’épouvantail » est une adaptation du creepypasta « Scarecrow », une histoire largement diffusée sur le web.
Cette histoire n’a aucune souche véridique et doit être considéré comme une simple histoire d’horreur.

La ferme maléque

Dany n’avait pas envie de déménager. Passager dans la vieille voiture de sa mère, il regardait défiler le paysage au fur et à
mesure que la route les guidait vers leur nouvelle vie. Quitter cette ville qu’il aimait et détestait tant à fois, ses quelques amis
et les nombreux connards qui lui faisait la vie dure à l’école. Mais à 16 ans et sans-emploi, il n’avait pas vraiment le choix. Sa
mère venait à peine de se séparer de son petit ami et, plutôt que de se louer un appartement, elle avait trouvé cette fermette
à louer, disponible immédiatement. Une semaine plus tard, ils quittaient la ville pour la campagne.
La vue de sa nouvelle demeure ne devait pas changer son
opinion. La maison n’avait vraiment rien pour plaire. Perdu au
milieu d’un grand terrain mal entretenu, c’était une vieille et
petite maison blanche à deux étages, avec de vieilles fenêtres et
des portes qui grincent. Les planchers étaient usés et les
chambres, minuscules.
« M’man, c’est de la merde cet endroit ! » s’exclama Dany.
« Cesse de toujours dire que tout est de la merde ! Si tu avais
fait un effort pour t’entendre avec Pierre nous ne serions peut-
être pas ici ! » rétorqua sa mère.
Dany se retint de répondre, une autre dispute sur ce sujet n’était pas nécessaire. Il monta à l’étage et s’installa dans l’une des
chambres. De sa petite fenêtre, il pouvait voir le vieux puits, la grange et les arbres immenses qui dominaient la cour. Ces
arbres dont les troncs étaient larges comme deux hommes.
« Je vais faire un tour ! » cria Dany en sortant de la maison, sans attendre la réponse de sa mère qui lui aurait certainement
trouvé quelques travaux à effectuer. Ce terrain était si vieux qu’il y avait certainement quelque chose d’intéressant à
découvrir. Il n’en pouvait plus de suivre sa mère. Les dernières journées avaient été pénibles et il se devait se divertir un peu.
La vieille grange l’intriguait, peut-être y découvrait-il quelque chose.
L’endroit était encore rempli de vieux outils rouillés et de foin. Les derniers occupants n’avaient rien apporté avec eux. La
bâtisse de deux étages était en ruine, tellement que Dany dut prendre ses précautions pour monter en haut de l’escalier en
piteux état. À peine avait-il commencé à explorer la mezzanine lorsque soudainement, des battements d’ailes vinrent déchirer
le silence qui régnait dans l’endroit. Dany fit volte-face et trébucha sur de vieux matériaux qui jonchaient le sol. Des pigeons,
qui avaient élu domicile sur la mezzanine, volèrent en panique autour de l’adolescent avant d’aller se poser en hauteur, sur
une poutre du toit.
Dany, se sentant un peu ridicule, se releva promptement, il avait eu bien peur. Mais la nervosité ne le quitta pas, il sentait la
colère monter en lui. Il souhaitait quitter cet endroit, quitter cette grange, partir de cette fermette hideuse. Alors qu’il marmonnait sa haine envers sa nouvelle vie, un courant d’air froid envahit brusquement l’endroit. Dany eut d’étranges


frissons dans le dos, tellement qu’il regarda derrière lui pour s’assurer qu’il était bien seul.
Alors qu’il s’agrippait prudemment à la rampe et entrepris de descendre le piteux escalier, cette sensation de froid revint à
nouveau. Mais cette fois, il entendit quelque chose. Une voix sépulcrale venue des abysses, qui lui murmurait..
« Dany… »
Il n’en fallait pas plus pour que le jeune homme soit saisi d’une panique incontrôlable. Il dévala l’escalier en quelques pas et
courut hors de la grange. Regardant derrière lui, il vit une forme noire, humanoïde, qui se dressait dans les pénombres du
bâtiment. Il courut rejoindre sa mère, mais s’arrêta avant de pénétrer dans la maison. Il savait trop bien que, s’il y racontait sa
mésaventure, sa mère ne le croirait pas et qu’elle l’accuserait encore d’inventer des histoires pour lui compliquer la vie.
Il rentra et vint voir sa mère. Elle continuait à déballer ses boîtes de déménagement. Dany lui donna un coup de main, ils
soupèrent ensemble et, plus tard, regagna dans sa chambre sans lui parler de sa mésaventure. Depuis sa fenêtre, il ne
pouvait cesser de fixer la grange. Le vent s’était levé et les branches des arbres créaient des ombres inquiétantes qui
semblaient danser dans la cour. Les arbres, si majestueux pendant la journée ensoleillée, avaient soudainement un air
étrange, une apparence terrifiante. Dany aperçu, pendant un instant, la silhouette bien définie d’un homme qui rôdait alentour
de la grange. C’en était trop ! Il alla voir sa mère.
« M’man ! Il y a quelqu’un dans la cour ! Je viens de voir quelqu’un dans la cour ! » cria-t-il en entrant dans la chambre de sa
mère.
« Mais voyons… ! »
Sa mère et lui observèrent la cour pendant de longs instants, mais il n’y avait personne. Craintive, elle fit le tour de la maison
et vérifia que toutes les portes étaient bien verrouillées.
« Ce ne sont probablement que les ombrages des arbres Dany, il n’y a pas à s’inquiéter. Retourne dormir. »
« M’man, il y a quelque chose de pas net dans la grange. Je crois qu’elle est hantée. »
Sa mère lui sourit en lui caressant la tête. Ne croyant pas aux fantômes, elle le rassura en lui disant qu’ils iraient jeter un coup
d’œil à cette grange le lendemain.
Cette nuit-là, Dany eut beaucoup de difficultés à s’endormir, se relevant parfois pour regarder par sa fenêtre. La maison
craquait de partout et cela angoissait l’adolescent. Un moment il crut entendre quelqu’un marcher sur le perron… ou était-ce
peut-être que le vent. Il parvint finalement à s’endormir, fatigué des émotions de la journée.
Le lendemain matin, Dany tenait mordicus à montrer l’étrange grange à sa mère, mais alors qu’ils se retrouvèrent devant, il
s’arrêta net. L’aspect lugubre de l’endroit, même éclairé par les rayons du soleil, lui glaçait le sang.
« Laisse faire M’man, je ne veux pas y retourner. Il y a quelque chose de malsain dans cette grange. Je ne veux pas y
retourner. »
« D’accord Dany. Tu sais, de toute façon, c’est dangereux comme endroit. J’aime aussi bien que tu n’y ailles pas » réponditelle
en bifurquant tout naturellement vers le puits.
« Pourquoi tu dis cela ? » rétorqua Dany
« Parce que c’est un endroit dangereux, c’est une vieille bâtisse et je ne veux pas qu’il t’arrive un accident. C’est
probablement rempli de vieux clous rouillés… »
« Tu ne me cacherais pas quelque chose m’man ? » demanda Dany sur un ton inquisiteur.
« Bien sûr que non ! répliqua la dame en s’asseyant sur un muret près du puits. Il n’y a rien à cacher Dany, tu te fais encore
des idées. Nous allons être bien ici, c’est une nouvelle vie qui commence pour nous ! »
Dany se tut, il connaissait par cœur le discours que sa mère était sur le point d’entreprendre. Il détourna les yeux et s’attarda
au vieux puits qui décorait la cour. Lorsqu’il regarda à l’intérieur, il eut brusquement un recul et un haut-le-cœur. Il n’y avait
pas d’eau dans le puits et, tout au fond, le squelette d’un animal s’y trouvait. Sa mère y jeta immédiatement un coup d’œil.
« On dirait une biche… probablement qu’elle y est tombée et que, incapable d’en sortir elle est morte de ses blessures…
C’est vraiment triste. » dit sa mère.
« Il y a beaucoup d’animaux par ici, reprit-elle. Je vais parler au propriétaire pour savoir ce qu’il va en faire. Même si le puits Dany lui avait des frissons. Il avait un mauvais pressentiment et les choses allaient de mal en pis. Il anticipait déjà sa
prochaine nuit d’horreur dans ce lieu maudit. Ils passèrent le restant de la journée à déballer tranquillement ce qu’il restait du
déménagement. Avec un peu de décoration, l’endroit paraissait un peu moins lugubre, mais Dany sursautait à chaque
craquement, chaque petit bruit. Cette maison semblait craquer en permanence.
La nuit vint et le jeune homme gagna finalement son lit. Fatigué de sa journée et du manque de sommeil de la veille, il crut
pendant un moment être capable de s’endormir, quand un grattement se fit soudainement entendre. De petits coups
irréguliers à sa fenêtre. Dany se leva et jeta prudemment un coup d’œil. Ce n’était qu’une branche d’arbre qui frappait la vitre
de sa fenêtre.
« Mais cet arbre n’était pas là hier ! » réalisa soudainement Dany.
Depuis sa chambre il ne pouvait plus voir la grange, les arbres semblaient s’être déplacés ! Dany regagna son lit, il tremblait
de tout son corps. Il ne comprenait plus rien, comment cela était-il possible ? C’était de la folie. Alors que l’angoisse
l’envahissait, il ressentit soudainement, encore une fois, cette brise froide qui pénétra sa chambre. Il eut cet étrange
picotement à la nuque. Paralysé par la peur, il ne fit rien et resta silencieux. Peut-être cette chose partirait d’elle-même ? Des
sueurs froides perlaient sur son front, et alors qu’il tentait de reprendre son souffle, cette voix sépulcrale s’élevait de nouveau
derrière lui, comme un murmure à son oreille.
« Bonsoir Dany… »
Dany fut pris de panique, se libérant soudainement de cette paralysie et il cria de toutes ses forces.
« Mais laissez-moi tranquille ! Foutez-moi la paix ! » hurla Dany en se précipitant hors de sa chambre.
Il dévala les escaliers et se mis à rassembler plein de choses dans un sac à dos qu’il trouva à la cuisine. Alertée par tout ce
boucan, sa mère vint le rejoindre. Consternée, elle regardait Dany courir dans toutes les directions pour rassembler
quelques-unes de ses choses. Tremblotante, elle s’assit dans son fauteuil, de peur que ses jambes cessent de la soutenir.
« Que… que fais-tu Dany ? » dit-elle la voix pleine d’émotions.
« Nous devons partir immédiatement ! Allez ! Lève-toi ! Cette foutue baraque est maudite. Nous devons aller à la voiture ! »
lui cria Dany.
« De quoi parles-tu Dany ? Reste calme, vient t’asseoir… »
« Tu ne vois donc pas ? Reprit brusquement Dany. Il y a une présence malfaisante ici ! Elle m’a parlé deux fois ! Elle n’est
plus seulement dans la grange, mais dans la maison aussi ! Tu ne vois pas ? Les arbres se déplacent !!! Les arbres se
rapprochent de la maison ! Ils bougent ! Cet endroit est démoniaque ! Viens à la voiture ! »
Dany sortit de la maison en trombe, courant jusqu’à la voiture et sans fermer la porte derrière lui. Sa mère était pétrifiée.
Assise dans son fauteuil, elle était paralysée par la peur. Le corps raidi, elle se leva néanmoins et se dirigea vers le comptoir
de la cuisine. Elle saisit alors le téléphone et composa, d’une main tremblante, un numéro qu’elle ne connaissait que trop
bien.
« Docteur Martin ? C’est Dauphine… Je suis vraiment désolée de vous appeler à une heure pareille… ! »
« Oui, madame Desbiens, j’attendais votre appel. Alors, les choses se passent comme elles devraient ? »
« Non docteur, cette fois ce sont les arbres qui lui cours après, je… je ne sais plus quoi faire ! Il me fait peur ! Je vais encore
devoir appeler la police, il est complètement hystérique ! »
« Je sais bien madame, nous allons devoir envisager une autre solution. »
David Magny pour Dark-Stories.com – Mercredi 23 octobre 2013
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l’autorisation de l’auteur.
N.B. « La ferme maléfique » est une histoire de peur sans fondement dont le seul but est de vous divertir.

Hanako-san L’esprit malveillant qui rôde dans les toilettes japonaises

Hanako-San est le fantôme d’une terrifiante jeune fille qui hante les toilettes publiques du Japon. Similaire à la légende
urbaine Bloody Mary (Marie la sanglante), cette jeune fille est au centre d’une légende urbaine très populaire et est devenue
le fantôme japonais le plus connu au monde. Cet esprit malveillant et cruel se présente comme étant un Yurei, un type de
revenant vengeur et malfaisant

Selon la légende urbaine, il n’est pas rare que cette mystérieuse fille apparaisse dans le troisième cabinet des toilettes du
troisième étage – généralement celle des filles – mais la légende varie d’une école à l’autre. Les détails sur son apparence
physique varient tout autant, mais elle est généralement représentée comme ayant de longs cheveux noirs décoiffés et une
jupe rouge.
Le comportement d’Hanako-san varie également selon la location, mais la plupart du temps elle n’est pas agressive et reste
cachée dans les toilettes, jusqu’à ce qu’un étudiant aventureux décide de la provoquer. Le fantôme d’Hanako-San peut être
conjuré en frappant trois coups sur une porte, en répétant son nom avant de poser une question. La question la plus simple
et la plus commune étant simplement: « Hanako-San, es-tu là? » Si la conjuration a bien fonctionné et qu’elle est là, elle devrait
répondre avec une voix sépulcrale: « Oui, je suis là! » Dans certaines histoires on prétend que si l’étudiant est suffisamment
courageux pour ouvrir la porte, il devrait se retrouver nez à nez avec cette jeune et ensuite entraîné dans les toilettes.

L’origine de la légende de Toire no Hanako-san (Hanako-San, le fantôme des toilettes) est plutôt obscure. Le phénomène a
atteint une popularité de niveau national durant la décennie de 1980, mais certaines spéculations affirment que Hanako-San
existe depuis les années 1950. Une version affirme qu’elle serait le fantôme d’une étudiante morte lors d’un bombardement
durant la Deuxième Guerre mondiale, alors qu’elle jouait à cache-cache. Une autre histoire prétend qu’elle serait le fantôme
vengeur d’une jeune fille qui, poursuivit un maniaque ou un professeur avec qui elle aurait eu une aventure, se serait réfugié
dans les toilettes du troisième étage de son école avant d’y être assassiné. Dans une troisième version, on raconte qu’elle
serait morte d’un banal accident survenu à son école. Comme exemple, l’histoire populaire dans la ville de Fukushima
prétend qu’elle est tombée par la fenêtre de la bibliothèque.
Les versions de cette histoire sont très nombreuses et certaines variations sont plutôt originales:
– Aux environs de Yamagata, on raconte que si Hanako-san vous parle d’une voix ténébreuse c’est signe qu’il vous arrivera
quelque chose de terrible. À cet endroit on la représente quelques fois comme un lézard long de trois mètres, possédant trois
têtes et imitant la voix d’une jeune fille afin d’attirer ses proies.
– Dans une école de la ville de Kurosawajri, on raconte qu’une large et puissante main blanche émerge du sol du troisième
cabinet pour venir saisir sa victime dès que celle-ci a dit le dernier « Hanako-san ».
– Dans la toilette pour garçon de Yokohama, il est dit qu’une main ensanglantée émerge directement de la cuvette lorsqu’une
personne marche alentour en disant trois fois le nom de Hanako-san.
Plusieurs éléments de la légende de Hanako San se retrouvent dans d’autres histoires très similaire, comme celle de Bloody
Mary ou encore celle du film Candyman de Bernard Rose (1992), tel que présenté par ce critique de films d’horreur et
fantastique.
Il existe d’autres légendes urbaines concernant des entités qui hantent les salles de bain. Le fantôme amputé de Kashima
Reiko cherche désespérément à retrouver ses jambes alors que l’esprit d’un homme du nom de Aka Manto assassine
sauvagement les pauvres filles qui se rendent aux toilettes. Mais ça… c’est d’autres histoires !
D’après une traduction de:
http://pinktentacle.com/2010/04/hanako-san-terror-of-the-toilet/

Elle photographie un fantôme et un étrange corbeau dans un hospice

Une mère de famille a pris une mystérieuse photo sur laquelle on peut voir la « Grande Faucheuse » ainsi qu’un corbeau qui attendent dans le couloir de l’hospice où se trouvait son père, quelques heures avant sa mort.
 
Sharron Coll était avec son père sur son lit de mort dans un hospice près de Doncaster, une ville située dans le comté du Yorkshire du Sud, avant qu’il ne succombe à un cancer de l’intestin.
 
Elle a pris les photos en 2013 mais a décidé de ne les partager que maintenant pour réconforter ceux qui ont perdu des êtres chers.
 
Sharron, une mère de six enfants, était, à l’origine, effrayée. Mais au fil des années, elle a commencé à voir cet étrange homme fantomatique et cet oiseau comme des gardiens qui attendaient d’aider son père, Roy Crank, après sa mort.
 
La jeune femme, âgée de 43 ans, vit maintenant près de Chippenham, dans le Wiltshire. Elle a raconté :
 
« Ces photos sont très personnelles et m’ont beaucoup réconforté depuis que j’ai perdu mon père. »
 
« Apparemment, les corbeaux et les corneilles sont censés être un signe de mort. »
 
« Mais il n’y avait pas de corbeaux là-bas – c’était un hospice, il n’y avait rien à part le fauteuil roulant. »
 
« Je m’occupais de mon père à l’hospice et c’était étrange parce qu’ilregardait sans cesse dehors. Il ne pouvait plus parler correctement vers la fin, donc il ne pouvait pas expliquer ce qu’il me montrait, mais il était terrifié. Je pensais que c’était juste un effet de ses médicaments. »
 
« Je revenais juste des toiletteset c’est à ce moment-là que j’ai vu cettesilhouette. J‘avais un peu peur, et il m’a fallu un certain temps pour comprendre cela. »
 
« Je l’ai vu et cela m’a un peu ébranlée pour être honnête, j’ai trouvé celaun peu troublant mais j’ai quand même pris une photo. »
 
« Cependant, je ne pouvais pas voir cet oiseau. Je suis retournée dans la chambre. Mon père est décédé quelques heures plus tard. »
 
Sharron, dont les six enfants ont entre 11 et 26 ans, a ajouté :
 
« Les images pourraient réconforter ceux qui perdent des êtres chers, car ils pourraient être rassurés de voir qu’il pourrait y avoir quelqu’un qui les attend dans l’au-delà. »
 
« C’est pourquoi je les ai partagées en ligne. J‘espérais qu’elles pourraient apporter du réconfort à certains. Mais les gens peuvent se faire leur propre idée quand ils les verront. »
Les corbeaux dans le folklore
 
Les corbeaux sont traditionnellement considérés comme un mauvais présage et sont liés à la mort depuis des siècles. Les oiseaux noirs sont associés aux âmes mortes et perdues. Dans le folklore suédois, ils sont les fantômes de personnes assassinées qui n’ont pas eu de sépulture chrétienne. Dans les récits germaniques, ces oiseaux sont les âmes des damnées.
 
En Angleterre, une légende affirme que le pays tombera si les corbeaux de la tour de Londres sont retirés.
 
Dans la mythologie grecque les oiseaux sont censés être un symbole de malchance et des messagers de la mort. Mais les corbeaux symbolisent aussi la transformation. Ils sont associés à la mort mais aussi à la création du monde, à la liberté et sont vus comme un don du soleil.
 
Source

Le fantôme d’un tueur filmé dans une prison britannique

Un chasseur de fantômes croit fermement avoir filmé une mystérieuse « silhouette fantomatique d’un tueur exécuté pour avoir impitoyablement assassiné son ex-petite amie ».
 
Cette vidéo nous montre un fantôme regarder l’objectif de la caméra à l’intérieur de la prison de Bodmin dans le comté des Cornouailles (en Angleterre), où de nombreux criminels notoires étaient régulièrement exécutés.
 
Tony Ferguson affirme que cette mystérieuse goule serait le fantôme de William Hampton, un meurtrier jaloux qui a tué sa jeune petite amie après qu’elle l’ait largué.
 
Hampton fut la dernière personne à être pendu dans cette prison en 1909.
 
Tony, un chasseur de fantômes de 32 ans, était avec sa femme Bev, 50 ans. Ils étaient en train d’enquêter dans cette prison quand ils ont posé leur caméra et ont filmée cette chose surnaturelle.
 
Sans s’en rendre compte, ils l’avaient placé au bon endroit pour capturer un « véritable esprit ».
 
Tony est certain que cette silhouette au visage blanc et vêtue de noir est un fantôme.
 
Quelques instants plus tôt, Tony avait demandé à l’esprit de William, dont le nom était écrit sur une plaque, de se manifester.
 
Tony, qui vit à Southampton, a déclaré :
 
« C’était fou, j’ai enquêté sur de nombreux endroits et j’ai vu beaucoup de choses, mais je n’ai jamais vu une activité paranormale comme celle-ci. Je ne peux pas l’expliquer. »
 
« Ça m’a vraiment choqué et ça n’arrive pas normalement. D’habitude, je ne suis pas effrayé ou angoissé. »
 
« Mais j’essaie toujours de rester sceptique sur ce que je vois et d’essayer de démystifier tout ce que je capture, de cette façon je m’assure que c’est réel car il y a peut-être une explication normale. »
 
« Mais je pense que c’est un véritable cas de hantise. Il y a beaucoup d’esprits résiduels piégés dans cette prison et beaucoup de gens ont vu ce fantôme en personne autour de cet endroit. »
 
« Il ne paraît reconnaître pas ceux qui le voient, ce qui me fait penser qu’ils’agit juste d’un fantôme résiduel, piégé là. »
 
« C’était juste par hasard que nous avons placé notre caméra à cet endroitet nous avons filmé le moment où il est passé. »
 
« Nous n’étions pas capables de démystifier quoi que ce soit quand nous sommes revenus la nuit suivante, c’est ce qui était si choquant. »
 
Tony est catégorique : il n’y avait personne dans la prison pendant qu’ils étaient là, donc il est convaincu que ce qu’il a filmé était un vrai fantôme.
 
Après avoir revisité la prison le mardi soir et demandé au personnel de l’établissement de vérifier les images de vidéosurveillance pour s’assurer que personne d’autre n’était entré dans le couloir, il prétend que ces images ne peuvent pas être discréditées.
 
Tony poursuit :
 
« L’endroit était très actif quand nous y étions. Nous sommes retournés le lendemain pour essayer de démystifier nos images comme je le fais toujours. »
 
« Quand je suis retourné là-bas le mardi soir, il y avait une atmosphère différente dans cet endroit. J’ai construit une relation particulière avec l’histoire de ce lieu et avec ce fantôme»
 
« Les esprits apprennent notre manière de travailler et nous apprenons comment ils fonctionnent. Mais ils étaient encore plus actifs mardi, j‘avais la tête qui tourne, comme s’ils savaient que nous étions là à cet instant, c’était très atmosphérique. »
 
« Mais il n’y avait personne du tout qui aurait pu passer devant nous. Nous ne pouvons pas travailler quand il y a des gens autour. De ce fait, nous avions l’endroit entièrement pour nous. »
 
« Le personnel a vérifié la vidéosurveillance dans la zone près de l’endroit où cette silhouette a été repérée. Ils ont été choqués de voir que personne n’y était venu. »
 
« Croyez-le ou non, je ne l’ai pas vu cette nuit-là. Jne l’ai remarqué quele matin quand j’ai commencé à éditer ces images. Je me suis demandé ce que c’était. Quand je l’ai remarqué, j’en ai été choqué. »
 
La prison de Bodmin a été construite en 1779. 55 exécutions y ont eu lieu. William, quant à lui, a été pendu.
 
William, 24 ans, avait été reconnu coupable du meurtre de sa petite amie âgée de 16 ans et prénommée Emily, après qu’elle ait tenté de mettre fin à leur relation.
 
Henry Pierrepoint était le bourreau du jeune homme. Ce dernier était le père d’Albert Pierrepoint, le bourreau le plus célèbre du Royaume-Uni, qui aurait lui-même pendu 435 personnes.
 
Tony explique :
 
« Le nom de William m’est apparu alors que je lisais des plaques sur le mur de la prison. Quand j’ai lu son nom, quelques orbes sont apparues et l’atmosphère a changé. »
 
« Les lumières se sont éteintes d’elles-mêmes. Même les techniciens qui étaient de service ce jour-là ne savaient pas ce qui c‘était passé car les lumières étaient restées allumées à l’étage. De ce fait, ils ne pouvaient pas expliquer ce qui c’était passé. Ils ont dit que rien ne semblait faux et ils ne savaient pas pourquoi ces lumières s’étaient soudainement éteintes à l’endroit où nous étions. »
 
« Nous avons montré ces images aux gens qui travaillaient là-bas. Ils en ont été choqués, ils ont prétendu que les phénomènes surnaturels étaient plutôt rares ces derniers temps. »
 
« Nous allons faire des recherches sur William, mais ce qui nous est arrivé correspond certainement à ce que d’autres ont déjà vécu là-bas. »
 
Plutôt qu’une rencontre fortuite, Tony pense que pour attraper une apparition fantomatique comme celle-ci, il est nécessaire de développer une relation particulière avec le lieu et les esprits qui le hantent.
 
Tony explique :
 
« J’ai vu beaucoup de choses dans la prison de Bodmin auparavant mais j’ai perdu toutes les photos. »
 
« J’enquête de façon différente des autres groupes qui se consacrent au paranormal. Je n’utilise pas beaucoup d’équipement. J‘y vais et j’essaie de communiquer avec eux et de leur demander des choses qui sontimportantes pour eux. »
 
« C’est pourquoi je lisais ces plaques. J‘ai lu leurs noms pour attirer leur attention. C‘est ainsi que j’ai pu filmer quelque chose de si clairement dans cette vidéo. »
 
William fut le dernier homme à être pendu dans le comté des Cornouailles. La dernière pendaison au Royaume-Uni a eu lieu en 1964.
 
 
Source

 

Une ancienne cour de justice hantée par plusieurs fantômes

Au Québec, le Vieux Palais de Justice de L’Assomption est célèbre pour être le théâtre de phénomènes inexpliqués. Ces dernières années, de nombreux chasseurs de fantômes sont venus enquêter sur cet endroit.
 
Certains spécialistes ont été époustouflés parce qu’ils y ont découvert, comme Patrick Sabourin, le fondateur de l’organisation APPA paranormal, qui possède déjà 10 ans d’expérience dans le domaine.
 
A la suite de longues investigations, il a été découvert que l’esprit d’un déserteur qui cherchait à échapper à la conscription lors de la Première Guerre Mondiale, vivrait dans le grenier central du bâtiment.
 
En outre, le fantôme d’un juge ainsi que celui d’un curé malicieux qui grifferait les visiteurs osant le provoquer habiteraient également dans ce lieu si étrange.
 
Ce bâtiment, construit au XVIIIème siècle, a connu plusieurs vies. Autrefois, il s’agissait d’un bureau d’enregistrement avant de devenir un magasin La Baie, un hôtel de ville, un bureau de circonscription, un centre communautaire, une clinique externe du CLSC, et enfin un endroit servant à loger de nombreuses familles.
 
Il a ensuite été laissé à l’abandon par la ville de L’Assomption entre 1979 et 1986. Ce vieux palais a été acheté et restauré par le grand-père de Marc-Antoine Jussaume, Maître Antoine Mayrand, en novembre 1986, avec la complicité de Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec et Jacques Dupuis, ancien maire de Repentigny.
 
Marc-Antoine témoigne :
 
« J’ai vécu plusieurs choses anormales ici. Un tiroir s’est renversé tout seul devant moi. Des visiteurs se sont fait grafigner par le curé. On entend le bruit de billes qui roulent sur le sol, des voix et des craquements. On est témoin de portes et de fenêtres qui ouvrent et ferment subitement. On voit des boules de lumière, aussi. »
 
Des journalistes du Journal de Montréal se sont rendus sur place pour constater par eux-mêmes la véracité de ces phénomènes. Au cours de cette visite, l’un des membres de l’équipe a vu une marque rouge apparaître sur son visage alors qu’il se trouvait dans la salle de cour. Une toile est mystérieusement tombée au-dessus du foyer dans l’entrée du bâtiment.
 
Source

 

Le terrifiant fantôme d’une petite fille photographié

Une mère en deuil a prétendu qu’elle était hantée par un fantômeseulement deux semaines après avoir fait une fausse couche.
 
Francesca Riley a expliqué que ce spectre avait pris la forme d’une petite fille qui ressemblait au personnage terrifiant du film japonais d’épouvanteThe Ring.
 
La jeune femme, âgée de 24 ans, est originaire de Dewsbury, dans le comté du Yorkshire de l’Ouest, en Angleterre. Elle était chez un ami lorsqu’elle a aperçu cette mystérieuse silhouette qui se tenait au-dessus du landau vide de sa fille Phoebe.
 
Elle a rapidement pris une photo, qui semble nous montrer une silhouette terrifiante vêtue de blanc et avec de longs cheveux noirs. La vendeuse en supermarché a dit que certains médiums l’avaient contactée et avaient suggéré que cela pourrait être un ange.
 
Pour elle, cet esprit serait bien trop effrayant pour être quelque chose de positif.
 
Francesca a déclaré :
 
« Je suis terrifiée par tout ce qui a trait aux fantômes et je ne pouvais même pas m’enfuir de la pièce puisque cette silhouette était debout près de la porte. Cela a beaucoup attiré l‘attention des experts en fantômes. Certains m’ont envoyé un message disant que c’était un ange gardien parce que j’ai perdu mes bébés lundi dernier, mais je pense toujours que cela ressemble à la fille de The Ring. Elle était trop effrayante pour être un ange. »
 
« L’esprit ressemblait à la petite fille des films. D’autres personnes à laquelle nous l’avons montrées ont dit que cela ressemble à une petite fille ou à une femme. Certains ont même dit qu’ils pensaient que c’était un chat. J’étais chez ma copine Danielle et elle était allée chercher nos plats à emporter. Ma fille dormait dans une autre pièce et le landau était à l’entrée. »
 
« Je jouais avec la caméra tournée dans l’autre sens quand j’ai vu quelque chose sur ces images. »
 
« J’ai pris une photo et je l’ai regardée en pensant ‘oh mon dieu, ça ressemble à une petite fille’. Puis j’ai regardé de nouveau de ce côté de la pièce mais il n’y avait rien à cet endroit. »
 
Le 6 novembre 2017, Francesca a fait une fausse couche après avoir perdu ses deux jumeaux plus tôt lors de sa grossesse. Son premier bébé est décédé à sept semaines et son jumeau a perdu la vie une semaine plus tard.
 
Les enquêteurs spécialisés dans les phénomènes paranormaux croient que la petite fille habitait autrefois en ces lieux. Ce bâtiment était le site d’un ancien moulin.
 
Francesca conclut :
 
« L’immeuble où vit mon ami était un ancien moulin transformé en appartement. Un médium m’a contacté pour me dire que ce pourrait être une petite fille appelée Lily qui venait chercher ses parents. »
 
Source

 

Un fantôme découvert dans un pub à Stockton en Angleterre

Un enquêteur spécialisé dans les phénomènes paranormaux a photographié « le fantôme d’une femme » à l’intérieur de ce qui est considéré comme étant l’un des bâtiments les plus hantés de Teesside, au nord-est de l’Angleterre.
 
Chris Myers et une équipe composée d’experts et de médiums ont récemment visité le Manhattan, un pub situé à Stockton pour investiguer sur les prétendus esprits qui y logeraient.
 
Et, après avoir examiné les photos qu’il avaient prises en explorant le bâtiment, il a remarqué ce qui semble être le visage d’une femme dans l’un des vitraux.
 
Chris, membre de l’organisation « North Yorkshire Paranormal Investigations », raconte :
 
« Nous prenons des photos partout. »
 
« Nous les examinons ensuite à la maison pour voir si nous pouvons y voir quelque chose. C’est dans ces conditions que j’ai vu le visage d’une femme dans cette image. »
 
« Au pub, je pouvais sentir les esprits dans les environs, mais parfois ils ne veulent pas être vus. Cette image est assez claire cependant. »
 
Chris et son équipe sont allés au Manhattan après que l’un des membres du personnel ait pris une photo de ce qui semblait être le « fantôme d’un petit garçon ».
 
Au fil des années, d’autres membres du personnel ont « entendu des voix et vu des choses bouger ».
 
« Je ne suis pas surpris qu’il y ait eu beaucoup d’histoires » de ce genre, a déclaré Chris.
 
« Sur une échelle sur 10, avec 10 étant la note la plus intense, je dirais que notre expérience valait au moins un huit. »
 
« Je pouvais sentir les esprits et les médiums pouvaient les voir. »
 
« Nous avons ressenti des coups sur le dos et il y avait des voix qui passaient sur notre radio. »
 
« Nous ne recevons habituellement qu’un seul mot, mais ces voix nous répondaient presque comme si elles nous parlaient. »
 
« L’un des médiums pleurait parce qu’il y avait tellement de voix. »
 
« Elle a dit qu’elle avait environ 50 esprits qui lui criaient dessus, tous en même temps. »
 
« Je pense que cet endroit a besoin d’un prêtreCet endroit est si mauvais qu’il a besoin d’être béni. »
 
« Je ne pense pas que le personnel devrait aller dans les zones inutiliséesde l’établissement. Il y a un mauvais pressentiment à propos de cetendroit. »
 
Source

 

Le pacte avec le diable de Clara Germana Cele

À l’âge de seize ans, Clara Germana Cele fit un pacte avec Satan – ou, du moins, c’est ce qu’elle avoua en confession au
père Erasmus Hörner, à l’école de la mission qu’elle fréquentait depuis l’âge de quatre ans. Elle commença bientôt à devenir
ingouvernable, et, le 20 août 1906, au grand émoi des sœurs, elle déchira ses vêtements et cassa un montant de son lit,
grognant comme une bête et semblant parler à des êtres invisibles. Dans un moment de lucidité, elle cria : « Ma soeur !
Appelez le frère Erasmus. Il faut que je me confesse et que je dise tout. Mais vite ! Je vous en pris ou Satan va me tuer. Il me
tient en son pouvoir. J’ai jeté toutes les médailles que vous m’aviez données. » Un peu plus tard, elle cria encore: « Tu m’as
trahi. Tu m’avais promis la gloire et maintenant tu me tortures! »

Jusqu’à ces crises, les prêtres et les religieuses de l’ordre de Marianhill, qui dirigeaient l’école d’Umzinto, à 80 kilomètres de
Durban, en Afrique du Sud, considéraient Germana comme une adolescente saine et normale, bien qu’un peu fantasque.
Mais elle se mit à manifester les signes par lesquels l’Église catholique reconnaît l’état de possession démoniaque. L’eau
bénite, par exemple, la brûlait quand on l’en aspergeait ou qu’on lui en donnait à boire. Mais aspergée d’eau ordinaire, dont le
bénitier avait été rempli en secret, elle se mettait à rire. Elle se débattait en présence d’une croix ou lorsqu’elle sentait la
présence d’un objet religieux, tel qu’un petit fragment de croix, même soigneusement enveloppé ou dissimulé de quelque
façon.
En Germana se développa aussi le don de voyance. Elle put décrire dans tous ses détails le voyage d’un prêtre, d’Afrique du
Sud à Rome, avec les adresses et les étapes tout au long du chemin. Pour confondre un jeune homme qui s’était moqué
d’elle, elle révéla des secrets scandaleux sur sa vie privée, assortis de dates, d’heures et de noms. Par ailleurs, d’après son
confesseur, Germana était fréquemment sujette à des phénomènes de lévitation: »Souvent, Germana se trouvait soulevée de 1 mètre à 1,50 mètre du sol, parfois verticalement (…), parfois horizontalement,
tout son corps flottant au dessus de son lit. Elle était alors en position rigide, et même ses vêtements ne retombaient pas
comme c’eût été normal: ils restaient étroitement plaqués contre son corps et ses jambes. Si on l’aspergeait d’eau bénite, elle
abaissait aussitôt, et ses vêtements reprenaient leurs plis flottants habituels. Ce genre de phénomène se produisit en
présence de témoins, même étrangers à la mission. À l’église, à la vue de tous, il lui arrivait de flotter au-dessus de sa chaise.
Certains, la tirant par les pieds, essayaient de la ramener en position normale, mais sans y parvenir, en dépit de tous leurs
efforts. »
Un autre phénomène physique qui stupéfiant les prêtres et les religieuses de la mission était son don de se muer en véritable
serpent humain. Son corps tout entier devenait souple comme du caoutchouc et se tordait en sinuosités sur le plancher.
Parfois son cou paraissait s’allonger, accentuant encore son apparence serpentine. Un jour qu’on essayait, elle darda la tête
en un éclair contre la religieuse agenouillée devant elle et la mordit au bras. La plaie montrait l’empreinte des dents de la
jeune fille et une piqûre rouge, ressemblant à une morsure de serpent.
Le 10 septembre 1906, l’Église autorisa le père Erasmus, son confesseur, et le père Mansuet, directeur de la mission, à
exorciser Germana. Les rites se déroulèrent du matin jusqu’à midi, et de 15 heures jusque tard dans la nuit. Le lendemain
matin, ils se poursuivirent de 8 heures à 10 heures. Sur les instances inflexibles des deux exorcistes, le démon annonça qu’il
manifesterait son départ par un acte de lévitation: cela se passa dans la chapelle de la mission, en présence de cent
soixante-dix témoins. On récita ensuite des prières d’Action de grâces.
En janvier 1907, lors d’une absence du père Erasmus, Germana eut une rechute et fit un nouveau pacte avec le diable. Une cérémonie d’exorcisme, commencée le 24 avril, dura deux jours: une odeur nauséabonde signala le départ définitif de Satan.

Extrait de « Mysteries of the unexplained », Readers Digest, pgs. 104-105

La malédiction du tableau du « Garçon qui pleure »

Les anciennes malédictions font partie du folklore depuis des siècles. Mais ces malédictions ne se cantonnent pas
uniquement aux artefacts de l’Antiquité, en voici la preuve.
En Grande-Bretagne, les légendes sont légions. Mais une en particulier a fait couler, jusqu’à nos jours, beaucoup d’encre : la
légende de la « Malédiction du tableau du Garçon qui pleure » ou « The Curse of the Crying Boy Painting » en anglais.
Tout débute en 1985. Le 4 septembre, The Sun – qui était alors le tabloïde le plus populaire en Angleterre – publie en page
13 de son journal l’étrange mésaventure d’un couple qui a vu le rez-de-chaussée de sa maison réduit en cendres suite à un
incendie dont l’origine est inexpliquée. Fait surprenant, parmi les ruines, un tableau est retrouvé intact, accroché aux vestiges
du mur de la cuisine. Ni les flammes ni même la fumée ne l’ont endommagé ! Le tableau représente un enfant dont des
larmes perlent ses joues, la toile est par ailleurs intitulée sobrement : « Le Garçon qui pleure».
Ce qui donne une telle ampleur à ce fait-divers, qui aurait pu se contenter d’un petit encart dans le journal, ce sont les
déclarations d’un pompier, Alan Wilkinson, qui était présent lors de l’évènement : « On a recensé beaucoup de cas dans
lesquels le tableau du « Crying Boy » a été retrouvé indemne parmi les restes de maisons victimes d’incendies ». Cette déclaration va mettre tout le Royaume-Uni en émoi.

La psychose commence…
En effet, à l’époque, on dénombre officiellement pas moins de 50’000 copies de ce tableau, très populaire principalement
dans les foyers de la classe ouvrière du nord du pays. The Sun, sentant le bon filon, alors en rivalité avec le Daily Mirror, va faire de cette histoire une vraie mine d’or. Les témoignages affluent en masse, racontant toujours la même histoire : la maison
a pris feu pour des raisons inconnues et seuls les tableaux du « Garçon qui pleure » réchappent du désastre. On les retrouve
dans les décombres encore fumants des demeures, intacts, entiers, vierges de la moindre trace de brûlure ou de fumée. Le
phénomène prend alors une dimension nationale sans précédent. La panique monte au sein de la population, les courriers de
lecteurs pleuvent à la rédaction du Sun qui jubile de cette Corne d’Abondance inespérée. On ne compte plus les récits
d’incendies inexpliqués liés à la présence du tableau : Doria Mann, Brian Parks, Ron et Mary Hall sont autant de noms
relayant ces témoignages. Une autre femme prétend même qu’elle, sa belle-sœur ainsi qu‘un ami ont été frappés par la
malédiction après avoir fait l’acquisition du tableau. Et la légende commence à connaître quelques variantes : le tableau
changerait de position par lui-même ou encore serait responsable de la mort de proches des détenteurs. On voit également
apparaître des récits de « Fillette qui pleure » (une fille remplaçant le garçon sur le portrait) et aussi des versions du tableau
avec un garçon et une fille tenant un bouquet de fleurs.
La psychose atteint des sommets, surtout que des pompiers sont régulièrement interrogés sur le phénomène. Même s’ils
restent sceptiques sur les causes du déclenchement des incendies, aucun n’ose avancer d’hypothèse sur le fait que les
tableaux soient toujours retrouvés parfaitement conservés. Dans une caserne, un soldat du feu trouva amusant d’accrocher
une copie du tableau dans les locaux de la caserne, ce qui ne fut pas du goût de son chef qui lui ordonna de le retirer. Ironie
du sort, la cuisine du bâtiment fut, le jour même, la proie des flammes et réduite en cendres.
Malgré tout, la légende était bien née et on la vit apparaître pour la première fois dans d’autres pays dans le courant des
années 90. Puis, en 2000, Tom Slemen fit revivre la malédiction dans son livre Haunted Liverpool. Une série-documentaire de
la télévision britannique intitulée Scream Team se penchera même sur la « malédiction » en 2002.
Quelles sont les origines du « Garçon qui pleure» ?
L’œuvre originale est intitulée « Niño Llorando » et a été peinte par un artiste espagnol du nom de Bruno Amadio également
connu sous divers pseudonymes : Giovanni Bragolin, J. Bragolin ou Franchot Seville. L’histoire raconte que Amadio prit pour
modèle, en 1969, un jeune orphelin des rues qui « avait une tristesse incroyable qui se lisait sur son visage ». Un prêtre
catholique aurait alors reconnu le jeune garçon comme étant Don Bonillo, un enfant qui aurait vu ses parents mourir par le
feu. Le prêtre conseilla alors au peintre de ne pas approcher l’enfant, car, selon la rumeur, des incendies inexpliqués se
déclaraient en sa présence, ce qui valut au garçon le surnom de « Diablo ». Amadio n’en teint pas compte, mais la rumeur se
confirma ; lorsqu’il eut fini le tableau, son atelier prit feu et le jeune garçon avait disparu. Mais l’histoire ne s’arrête pas là !
En 1976, un terrible accident de car survint dans la périphérie de Barcelone. Le véhicule fut complètement brûlé ainsi que ses
occupants. Toutefois, parmi les cendres, on retrouva un permis de conduire partiellement épargné par les flammes sur lequel
on pouvait lire le nom de Don Bonillo, un jeune homme alors âgé de 19 ans…
Il est toutefois intéressant de signaler qu’une autre version du tableau existe, qui est elle aussi rattachée à la malédiction.
L’œuvre est signée par l’artiste écossaise Anna Zinkeisen, mais cette version de la peinture tient une place marginale dans la
légende.
Le mystère demeure…
De nos jours encore la malédiction figure parmi les grandes énigmes contemporaines. Certains avancent des solutions pour
le moins hasardeuses pour s’attirer les bonnes faveurs du Garçon : être aimable avec le tableau ou alors pendre la « Fillette
qui pleure» juste à côté pour calmer la fureur du garçon.
Quoi qu’il en soit, la malédiction du « Garçon qui pleure » reste bien vivante, se porte bien et n’attend qu’une chose : trouve de nouvelles victimes !
Sources :
– The Sun, archives 1985-1986
– http://www.forteantimes.com/features/articles/1308/the_curse_of_the_crying_boy.html
– http://www.ghoststudy.com/monthly/jun03/tears.html

LA MALÉDICTION DES PHARAONS –

Dans une petite salle du musée du Caire, à quelques pas des galeries où se pressent les visiteurs, une dizaine d’homme retiennent leur souffle. Devant eux se tient, emmailloté dans plus de 400 mètres de bandelettes, la momie extraordinairement bien conservée de Ramsès II, le ((Ramsès Ouser-maât-Rê-Sété-pen-Rê)) des anciens Égyptiens, le « taureau puissant qui protège l’Égypte et châtie les pays étrangers, le Riche en âge, le Grand de victoires, l’Aimé d’Amon ».

 

L’instant est grave. Trois mille deux cents ans plus tôt, Ramsès. Il a été momifié pour son dernier voyage. Maintenant, il est là, avec son profil de rapace, son teint ambré, ses cheveux pâles, les yeux mi-clos, les mains croisées sur la poitrine…
Autour de lui, quelques employés du département de chimie du musée, les descendants de ceux qui, trente deux siècles auparavant, servaient le pharaon aux mille temples, aux mille femmes et aux mille enfants.

Avec mille précautions, en enlève les bandelettes. Le pharaon en a besoin : comme beaucoup de mortels, cet ancien dieu vivant est rongé de moisissures. Les champignons et les micro-organismes prolifèrent sur sa dépouille sacrée. Avant d’être emmené en France, au Centre de recherches nucléaires de Saclay, pour un traitement définitif au cobalt 60, il faut lui retirer tous les linges qui le recouvrent.

Deux heures après, l’interminable bande de tissu est presque enlevée. Soudain, les dix hommes voient le bras souverain se relever brutalement, comme dans un geste de menace, et rester pointé vers le ciel…

Fureur sacrée ou phénomène naturel ? Malgré les déclarations des scientifiques, qui leur expliquèrent que le bras de Ramsès, resté bloqué pendant trente-deux siècles contre la poitrine, avait retrouvé son mouvement naturel dans la chaleur du laboratoire, les employés égyptiens refuseront désormais d’intervenir en quoi que ce soit dans les opérations de manipulation des momies pharaoniques. Pour eux, « Ramsès II n’était pas mort ». Il avait commencé à se venger!

De nouveau, la phrase rituellement inscrite sur les tombeaux de tous les souverains égyptiens reprenait toute sa sinistre actualité. Elle était dans toutes les mémoires : « La mort abattra de ses ailes quiconque dérangera le repos du pharaon. »

La vengeance des pharaons ! Depuis les origines de la civilisation égyptienne, elle plane, comme une menace sourde, au-dessus de tous ceux qui se mêlent de troubler le dernier sommeil des momies, royales ou non. Après la découverte du trésor de Toutankhamon , en 1923, la rumeur de cette vengeance deviendra publique : le monde entier parlera de la main invisible qui semblait avoir frappé une trentaine de ceux qui, de près ou de loin, avait approché la dernière demeure du jeune pharaon.

Récemment encore, au cours des années soixante-dix, plusieurs égyptologues seront frappés d’un mal mystérieux. Peut-on mettre toutes ces morts sur le compte de la fatalité? Existe-il un lien tragique entre tous ces étranges décès ? Bref, la malédiction des pharaons existe-t-elle ?

Avant de répondre à toutes ces questions, il convient d’examiner dans quelles conditions cette malédiction a pu être lancée. Car elle existe bien, au moins dans la volonté de ceux qui, il y a trois mille ans, ont tenté de préserver les grands de leur monde du retour à la poussière originelle…

Chez les anciens Égyptiens, en effet, la magie tenait une place considérable, qui se retrouve dans d’innombrables manuscrits. Magie noire et magie blanche étaient alors une manière naturelle d’envisager les relations entre l’homme et son milieu. Toute à la fois devin, astronome, chimiste ou médecin, le mage égyptien était respecté autant que consulté.

Pour les mentalités de ce temps, pétries de paganisme plus que de rationalité, le monde n’était qu’un tissu de forces et d’énergies fondamentales qui faisaient réagir l’ensemble des vivants, des morts et même des choses inanimées. Les hommes, passés ou à naître, les dieux, les animaux, les plantes ou les minéraux étaient donc capables de penser. Par conséquent, on pouvait les influencer ou, par l’intermédiaire des mages et des magiciens, on pouvait tenter de traiter avec eux.

Cette notion est essentielle pour comprendre la vraie nature de la malédiction des pharaons. S’il était possible d’exercer une quelconque influence sur le monde passé ou à venir, les mages et les prêtres pouvaient donc, au moyen de formules appropriées, protéger un lieu ou un homme contre d’autres hommes.

Les Égyptiens imaginaient-ils que les tombes de leurs souverains pouvaient être profanés ? Gaston Maspéro, le père français de l’égyptologie scientifique, explique, dans ses Causeries d’Égypte, la manière dont les mentalités de l’époque percevaient les rapports entre le monde visible et invisible :

« Les vivants se mêlent à ces forces obscures dans le savoir, les heurtent, les repoussent, les appellent, tantôt pour subir des influences mauvaises, tantôt pour recevoir d’elles des bienfaits. Beaucoup sont des divinités ou des génies qui n’ont jamais traversé l’humanité. Plus encore sont des âmes désincarnés, des doubles errants ou des ombres mécontentes, à qui leur condition d’outre-tombe n’a conservé aucun des avantages dont jouissaient pendant leur existence terrestre et que leur misère enrage contre les générations présentes. »

« Ils en veulent à ceux qui tiennent maintenant leur place de les délaisser comme eux-mêmes délaissèrent ceux qui les avaient précédés. Et ils cherchent à se venger de leur négligence en les attaquant à leur insu. Ils rôdent nui et jour par les villes et par les campagnes, quêtant patiemment quelques victimes et, dès qu’ils les ont trouvées, ils s’emparent d’elles par un des moyens à leur disposition. « 

Pour lutter contre les légions de démons malfaisants et implacables, les prêtres peuvent se livrer à des opérations magiques, à des purifications religieuses ou à des sacrifices. Ils peuvent, de surcroît, protéger les vivants par des talismans et par des amulettes : les sections égyptiennes des grands musées du monde entier sont pleins de ces scarabées, de ces colliers et de tous ces objets précieux dont les qualités artistiques enchantent encore nos yeux.

La plus sûre des défenses contre les forces invisibles restait encore les formules magiques et les exorcismes. Grâce aux papyrus retrouvés dans les fouilles et aux inscriptions des temples, nous en connaissons des milliers, toutes plus poétiques les unes que les autres, mais également toutes plus horribles les unes que les autres. L’une d’elles fulmine ainsi :

Tombe à terre ! Tombe à terre !
Ô abomination venue de Sokaris !
Tu as levé le bras contre l’œil de Râ
Et tu as capturé le fils d’Horus.
Cours vers Sekhmet :
Qu’elle brûle tes chairs,
Qu’elle tranche tes doigts,
Qu’elle repousse la plante de tes pieds
Loin de la terre d’Égypte !…

Les prêtres poussaient si loin l’art de la malédiction qu’ils s’en prenaient parfois aux dieux eux-mêmes. Plusieurs papyrus magiques nous expliquent par leur menu les moyens de se débarrasser des divinités trop néfastes, avec des détails dignes des grimoires de nos sorcières du Moyen Age.

Évidemment, pour les Égyptiens qui attachaient tant de prix à la vie dans l’au-delà, le viol des sépultures était un des crimes les plus odieux. Nous savons qu’ils essayaient de se préparer à une mort tranquille par des croyances très souvent affirmées à l’immortalité de l’âme, voire des corps. Pour eux, la mort était une nouvelle « vie », et ils garnissaient les tombes de leurs défunts de tout ce qui pourrait leur être utile pour le « voyage » vers cette nouvelle vie.

Dès l’ancien Empire (à partir de 2600 ans avant notre ère), on trouve dans les tombes des avertissements à l’égard des voleurs et des pillards. Mieux : on trouve également des menaces contre ceux qui seraient tentés d’effacer les avertissements pour abolir leur « puissance » ! Contre les profanateurs, les châtiments sont variables, mais toujours exemplaires : la malédiction pour l’éternité après une mort atroce.

Un document funéraire de la XXII e dynastie affirme : « Je m’emparerai de lui comme un oiseau. Je ferai que tous les humains qui sont sur terre craignent les esprits qui sont dans l’Amenti, lorsque les aura terrifiés le fidèle gardien de Nekhen. » Cet oiseau de proie de Nekhen sera, par la suite, le symbole même de la vengeance des pharaons…

Pas question non plus d’effacer le nom du défunt de sa tombe : pour les Égyptiens, « nommer » le pharaon était un moyen de le faire revivre, de le connaître. Marteler son nom, comme cela se fera après quelques règnes particulièrement pesants, c’était l’écarter à jamais du monde des vivants.

Prudents, les pharaons organisaient eux-mêmes la défense de leurs sépultures, notamment en les regroupant, en leur affectant une garde permanente ou en les camouflant

le mieux possible. C’est ainsi que certaines tombes ont pu être conservées jusqu’à nos jours à peu près inviolées. Ce sera le cas du tombeau de Toutankhamon. Les « archives » pharaoniques nous ont transmis des procès mémorables de pilleurs de tombes, où il apparaît clairement qu’il s’agissait déjà, à l’époque, d’une industrie plus que lucrative, où étaient « mouillés » des hauts fonctionnaires, voire des prêtres chargés… de veiller sur leur sépultures !

À toutes les époques, les trésors enterrés – et on imagine, après l’ouverture de la tombe de Toutankhamon, qui n’était qu’un « petit » pharaon, ce que devait être le trésor funéraire d’un « grand » pharaon comme Ramsès II ! – ont tenté les audacieux et les indélicats.

Malgré les procès et les condamnations, les pillages continueront, à tel point qu’il faudra évacuer de nombreuses tombes et « regrouper » les momies des pharaons mort dans des sépultures secrètes. Trente-six de celles-là et toutes leurs richesses seront ainsi mises à l’abri dans les environs de Deir el-Bahari. Leur cachette restera inviolée pendant près de trois 3000 ans. Par contre, vers 1870, leur découverte fortuite enrichira un village entier, jusqu’à ce que les égyptologues découvrent à leur tour l’ultime sépulture de souverains dont ils ne pensaient plus jamais trouver la moindre trace.

Au fil des années, pourtant, la fameuse malédiction ne cessait d’agir. On ne compte plus que les pilleurs de tombes retrouvés morts dans les mausolées qu’ils venaient dévaster : morts accidentelles souvent, due à une mauvaise chute, à l’extinction prématurée d’une torche, mais aussi… à la peur, voire à de bien curieuses maladies. Au XIX siècle, les détrousseurs de pharaons savaient tous ce qu’ils risquaient. Mais le jeu en valait la chandelle…

On savait aussi, même en Europe, que les momies étaient chargées d’étranges pouvoirs. Le trafic des momies étaient autrefois prospère : les apothicaires utilisaient le corps des aristocrates de l’Empire égyptien pour leurs décoctions ! Les bateaux chargés de convoyer ces momies n’arrivaient pas toujours : l’histoire a retenu l’étrange naufrage du bateau général prussien von Minutoli, qui rapportait une momie trouvée dans la pyramide de Sakkara et qui affectait de se moquer de la « malédiction ».

Le naufrage le plus célèbre du XXe siècle, celui du Titanic, met également en cause une momie. On sait que le géant des mers transportait, avec ses 2500 passagers, de l’or, des diamants et … la momie d’une voyante qui vivait sous le règne d’Aménophis IV. Elle possédait encore toutes les amulettes, dont l’une portait l’inscription fatidique, sous l’effigie du dieu Osiris : « Réveille-toi du sommeil dans lequel tu es plongée. Le regard de tes yeux triomphera de tout ce qui est entrepris contre toi. « 

Trésor précieux, cette momie ne voyageait pas dans la soute, mais près de la passerelle de commandement. Certains n’ont pas manqué de faire remarquer que la malédiction avait peut-être troublé la raison du commandant du Titanic, qui semblait n’avoir tenu aucun compte des icebergs qu’il aurait pu trouver sur sa route et qui paraissait complètement hébété par la catastrophe…

Faut-il pour autant penser que les prêtres-magiciens de l’ancienne Égypte ont eu recours à des pouvoirs ont résisté au temps ? Et que les formules magiques de ces prêtres garderont encore longtemps leur redoutable efficacité ? Quelques auteurs ont pu le penser et formuler, dès le début du XX e siècle, des hypothèses plus ou moins sérieuses.

Avec la découverte de la précieuse tombe de Toutankhamon et l’étrange épidémie qui frappera la plupart de ceux qui auront approché la momie du jeune pharaon, ce débat sur la malédiction des anciens souverains de l’Égypte va rebondir et prendre une ampleur internationale.

Quel est donc cet étrange mal qui a frappé Lord Carnarvon et les compagnons d’Howard Carter ?

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Source: L’archéologie du mystère, Édition Atlas 1983, p. 70-75

OVNI sur Montréal

Montréal (Québec), 7 novembre 1990.
Sans se presser, l’homme descend la rue Mansfield. De temps à autre il lève les yeux vers les nuages illuminés par
d’étranges reflets jaunâtres. La scène a quelque chose d’insolite et d’irréel. Pourtant, les badauds qu’il croise ne semblent
pas avoir relevé cette singularité.
Arrivé devant l’hôtel Hilton de la Place Bonaventure, l’homme, qui tient dans sa main un appareil photo 35 millimètres chargé
à bloc, pousse les portes tournantes. Dans le hall il règne une fébrilité inhabituelle. Après avoir décliné son identité à un
gardien de sécurité, il s’engouffre dans l’ascenseur et monte jusqu’à la terrasse supérieure.
L’hôtel Hilton se distingue par sa grande piscine aménagée sur
son toit où l’on peut s’y baigner même en hiver. Mais pour
l’heure, les amateurs de sports aquatiques brillent par leur
absence. Pourtant l’endroit grouille de monde. Il y a là une
trentaine de personnes : des clients de l’hôtel, des invités et
même des policiers en uniforme. Tous ont les yeux rivés sur cet
étrange objet volant qui se tient immobile au-dessus de leur tête.
Au sortir de l’ascenseur, l’homme est stupéfait. Pendant
quelques instants il n’arrive pas à détourner son regard de cette
grande masse sombre entourée de lumières ambre. Bien sûr, au
bureau, on lui a bien dit qu’il y avait quelque chose d’étrange audessus
de l’hôtel, mais de là à imaginer ça…

L’objet, légèrement incliné, ressemble à une sphère aplatie faite d’un métal sombre et poli. Tout autour des lumières ambre
jettent des reflets jaunes et verts à travers les nuages, lesquels masquent maintenant toute la partie supérieure de l’OVNI.
Fébrile, l’homme place son appareil photo sur un point d’appui ; braque l’objectif sur la « chose » ; ajuste son temps
d’exposition et tire un premier cliché… puis un deuxième et un troisième.
En appuyant sur le déclencheur, Marcel Laroche, un journaliste du quotidien montréalais La Presse, est loin de s’imaginer
que ses clichés deviendront la pièce maîtresse de l’une des plus étonnantes observations d’OVNI de l’histoire du Canada.
¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤
Le 7 novembre 1990, vers 19 h, des usagers de la piscine de l’hôtel Hilton-Bonaventure, au centre-ville de Montréal,
remarquent la présence d’un grand objet volant sombre et entouré de sept ou huit lumières ambre. L’objet est tout à fait
silencieux et se déplace très lentement de l’édifice de la bourse vers l’hôtel Hilton. Pour certains, l’apparition rappelle ces
OVNIS dépeints dans le classique « Rencontre du troisième type » (Close encounters of the Third Kind) de Steven
Spielberg. Intrigués, ils en informent le personnel de soutien de la piscine qui à son tour en informe la direction de l’hôtel

Bientôt, la terrasse grouille d’une agitation particulière : tous veulent voir le mystérieux OVNI.
Vers 20 h, la direction de l’hôtel informe la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) qui dépêche une autopatrouille.
L’agent François Lippé y débarque quelques minutes plus tard. Comme tous les témoins déjà sur place, il ne peut
que confirmer la présence de l’objet. Ce dernier — à présent tout à fait immobile — est visible depuis maintenant près d’une
heure. De par sa position inclinée, il commence à disparaître à l’intérieur de la couche nuageuse qui descend très lentement
sur la métropole.
«Arrivé sur les lieux à 20 h 11, écrit-il dans son rapport, j’ai rencontré M. [Sterling] qui
m’amena à la piscine extérieure et me montra une forme lumineuse au-dessus de l’hôtel. On
me mentionna que l’objet s’était déplacé de l’hôtel de la bourse jusqu’au-dessus de l’hôtel
Bonaventure.
« J’ai vu trois lumières rondes jaunâtres d’où partaient trois faisceaux. On pouvait dénoter
une source lumineuse de forme circulaire. Cet objet lumineux était fixe et immobile.»
La première réaction du policier est de contacter les aéroports de Dorval et de Mirabel. Mais les contrôleurs aériens lui
assurent n’avoir rien d’insolite sur leurs écrans radars. Néanmoins, ils lui confirment avoir reçu plusieurs appels de citoyens
au sujet de cet « OVNI » au-dessus de Montréal. Idem du côté de la base militaire de St-Hubert. Vers 20 h, le constable
Lippé est rejoint par l’agent Robert Masson, un autre policier de la CUM. Comme son confrère, il reste bouche bée devant
le phénomène. Il essaie de trouver une explication à ces étranges lumières. À son tour, il contacte les aéroports où on lui
assure qu’il n’y a toujours rien sur les écrans radars. Il se tourne ensuite vers l’édifice voisin, en construction, lequel est
surmonté d’une haute grue munie de puissants projecteurs. Se pourrait-il que par un curieux jeu de réflexion ces projecteurs
soient à l’origine du phénomène ? L’agent Masson demande à ce que lesdits projecteurs soient éteints… mais cela ne
change rien à l’OVNI. De plus en plus perplexes, les policiers décident de contacter leurs collègues de la Gendarmerie
royale du Canada (GRC). Le ciel étant de « juridiction » fédérale, peut-être ceux-ci sauront-ils quoi faire en pareil cas. À la
section des enquêtes fédérales de la GRC, à Montréal, on les informe qu’il existe effectivement une « procédure » en matière
d’OVNI et qu’un agent ne devrait plus tarder à débarquer à l’hôtel Hilton.
Entre temps l’histoire de l’OVNI commence à se répandre. On s’étonne tout de même que de la rue personne de réagisse
outre mesure à la présence de ce phénomène qui doit être visible à des kilomètres à la ronde. Une employée de l’hôtel
contact bientôt le quotidien La Presse et informe le chef de pupitre de la situation : « Il y a un OVNI au-dessus de l’hôtel ».
Sans trop y croire, le journaliste Marcel Laroche, qui termine son quart de travail, accepte d’y faire « un saut ». Lorsque le
journaliste arrive sur place, le phénomène est toujours bien visible, quoiqu’en partie dissimulé dans les nuages. Il prend
plusieurs photographies de l’OVNI à différents temps d’exposition. L’un de ces clichés deviendra l’une des pièces maîtresse
au dossier.
À 21 h 30, l’agent Luc Morin de la GRC débarque à son tour à l’hôtel Hilton. À l’instar de ses collègues de la CUM, il ne peut
que corroborer le phénomène, même si à ce moment-là les lumières ne sont plus que de faibles halos à l’intérieur des
nuages. Le gendarme contacte Environnement Canada où on lui explique que le plafond nuageux — composé de nuages
très opaques chargés de neige — fait entre 1200 et 1500 mètres d’épaisseur. Cette couverture, ajoute son correspondant, est
passée au cours de la soirée de 1580 à 1100 mètres. Ces informations se révèleront capitales pour évaluer l’altitude et les
dimensions de l’OVNI. On l’informe également qu’il n’y a aucun orage magnétique rapporté pour la soirée. L’absence
d’orage magnétique combinée à un important plafond nuageux rend caduque la possibilité que l’OVNI observé ait pu être une
aurore boréale. Les aurores boréales sont produites par les vents solaires qui, lorsqu’ils s’engouffrent dans l’atmosphère
terrestre, par les pôles, ionisent l’air provoquant des phénomènes lumineux visibles, par temps clairs, jusqu’au États-Unis. En
ionisant l’air, les vents solaires provoquent invariablement ce que les météorologues appellent des tempêtes magnétiques.
L’agent Morin collige aussi les témoignages et dresse un procès-verbal destiné à être envoyé au Centre national de la
recherche à Ottawa, comme le veut la procédure.
Enfin, un peu avant 23 h, les policiers et les curieux commencent à se disperser : l’OVNI n’est plus visible à travers les
nuages… ou n’y est déjà plus.
En effet, à peu près au même moment, un résidant de Montréal, Pierre Caumartin, roule en direction est. Arrivé à la hauteur
du stade olympique (quartier Hochelagas-Maisonneuve), il observe un objet étrange en forme de boomerang. L’objet se
déplace lentement et sa luminosité est si grande qu’elle éclaire l’intérieur de sa voiture. Arrivé chez lui (secteur LonguePointe),
M. Caumartin regarde l’objet évoluer au-dessus de la station hydroélectrique locale (120,000 volts). L’objet émet un
bruit régulier, une sorte de modulation comme « un moteur qui force ». Il disparaît bientôt dans les nuages. L’observation aura
durée de 10 à 15 minutes.
Ni l’incident de la Place Bonaventure ni l’observation de M. Caumartin de fera l’objet d’une enquête officielle.
Dans les jours qui suivent, « l’OVNI de la Place Bonaventure » — comme l’ont baptisé les médias — est sur toutes les lèvres.
Les journaux locaux lui consacrent de nombreux articles et les tribunes radiophoniques en font leur sujet de l’heure. C’est à
ce moment-là qu’entre en scène un homme d’affaires montréalais : Bernard Guénette, lui-même témoin du phénomène.
Guénette, qui s’intéresse personnellement aux OVNIS, entreprend de rassembler un maximum d’information sur l’incident.
Grâce à la collaboration des services de police, de la gendarmerie et des services publics (comme Hydro-Québec, Bell
Canada et Environnement Canada), l’homme d’affaires est en mesure de produire un dossier des plus étoffés sur la
manifestation. Ces documents — parmi lesquels se trouvent les photographies originales du journaliste Marcel Laroche —
sont ensuite envoyés pour analyse au Dr Richard Haines, en Californie.
Richard Haines est un spécialiste de l’optique et consultant pour le laboratoire AMES de la NASA. Il a notamment développé
des modèles d’arrimage pour les programmes des vols habités Gemini et Apollo. Le Dr Haines est également bien connu

des amateurs d’OVNIS. Il a écrit plusieurs livres sur le sujet, faisant des « rencontres » entre OVNIS et pilotes (civils ou
militaires) sa grande spécialité. Pendant des mois, le scientifique va étudier toutes les données relatives à « l’OVNI de la
Place Bonaventure ». Il va entre autres soumettre l’une des photographies de Marcel Laroche aux mêmes analyses que
celles auxquelles sont soumis les clichés pris par les sondes planétaires de la NASA.
L’étude, intitulée Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (Informations relatives à un grand objet
volant et stationnaire au-dessus de Montréal) est publiée au printemps de 1992. Le Dr Haines y reprend la chronologie des
événements, expliquant comment l’objet est passé d’une couronne lumineuse à deux lumières blafardes, et ce au fur et à
mesure que descendait sur Montréal un important plafond nuageux. Ce mouvement des nuages étant connu — grâce aux
informations d’Environnement Canada — l’auteur concluent que l’objet évoluait à une altitude de 1060 à 2700 mètres et que
son diamètre, d’après l’évaluation la plus conservatrice, était de 540 mètres, soit l’équivalent de cinq terrains de football.
L’analyse de la photographie de Marcel Laroche, numérisée à l’aide du procédé Nu-Vision, prouve que les lumières n’étaient
pas des reflets lumineux, mais émanaient bel et bien d’un objet physique à trois dimensions.
L’étude met aussi un terme à plusieurs spéculations. À ceux qui croyaient que l’OVNI pouvait être une aurore boréale d’un
type particulier, la présence d’un important plafond nuageux (entre 1200 et 1500 mètres d’épaisseur) va à l’encontre de cette
interprétation. Cette même couverture nuageuse élimine la possibilité que l’OVNI ait pu être un phénomène astronomique
quelconque.
L’étude du Dr Haines conclut que « l’évidence attestant l’existence d’un grand objet volant insolite et silencieux au-dessus de
Montréal est tout à fait indiscutable et que l’objet demeure jusqu’à maintenant non identifié ».
Mais l’aspect « non identifié » de l’OVNI n’est pas la seule interrogation dans ce dossier. Comment expliquer le laxisme des
autorités ? Pourquoi n’a-t-on pas envoyé un avion ou un hélicoptère pour déterminer la nature de l’objet ? Comment expliquer
aussi le désintéressement des autorités militaires ? Avec l’OVNI de la Place Bonaventure on ne parle plus d’une apparition
fugace au-dessus d’une région rurale, mais d’un objet géant au-dessus d’une métropole comptant un million d’habitants et qui
de surcroît est demeuré visible pendant près de trois heures ! Pourtant rien n’a été fait pour identifier l’objet. Dans son
rapport, le Dr Haines commente :
« En résumé, tous les observateurs professionnels ont observé ce grand objet lumineux et
stationnaire pendant une période allant de 1 à 2½ heures et aucun d’entre eux n’a été en
mesure d’obtenir une preuve solide de sa présence, qu’il s’agisse d’une preuve
photographique, magnétique, de radio fréquence ou de radiation par micro-ondes. Aucun
d’entre eux n’a demandé non plus l’envoi d’un aéronef pour jauger de la nature de l’objet.
On peut se demander combien de temps un phénomène aérien inhabituel doit-il demeurer
visible pour déclencher une analyse scientifique et/ou technique ? Voilà une autre bonne
raison pour laquelle la science traditionnelle ne s’intéresse pas à l’étude des OVNIS. »
L’OVNI de la Place Bonaventure a aussi donné lieu à une décevante démonstration médiatique de « l’argument d’autorité ».
Dans des affaires semblables, les médias acceptent trop facilement les soi-disant explications d’experts qui ne connaissent
souvent rien au dossier mais qui justifient leur intervention au nom de leur(s) diplôme(s). C’est ainsi qu’on a vu un imminent
astronome du Planétarium de Montréal (Pierre Chasteney) expliquer lors d’une populaire émission de télévision que « l’OVNI
de la Place Bonaventure n’étaient que les reflets [sur les nuages] des lumières provenant du chantier [voisin] du 1000 rue de
la Gauchetière ». Cette déclaration, venant d’une « autorité scientifique », a fermé ipso facto la porte à toute enquête
subséquente. Une bêtise qui aurait pu être évitée si l’astronome en question s’était donné la peine le lire le rapport de l’agent
Lippé de la police de la CUM plutôt que de se faire le fossoyeur d’une observation extraordinaire.
« Croyant qu’il pourrait s’agir des faisceaux lumineux qui pourraient provenir du chantier de
construction du 1000 de la Gauchetière (gare STRSM), Ref : Grue illuminée par de gros
projecteurs, nous avons fait éteindre ces projecteurs. Après que tout soit éteint, on pouvait
encore remarquer deux faisceaux lumineux au même endroit que l’objet observé ».
Par le nombre et la qualité des témoins, mais aussi par l’étude du Dr Haines, l’observation de la Place Bonaventure jouit
d’une position très particulière dans l’histoire des OVNIS au Canada. Plus encore, par sa durée et la dimension de l’OVNI,
elle est presque unique dans les annales, tant ici qu’à l’étranger. Dommage que les autorités canadiennes n’aient pas su en
tirer profit… Aujourd’hui, l’énigme des OVNIS serait peut-être chose du passé !
¤ ¤ ¤ ¤ ¤
Notes supplémentaires:
I – Cette version officielle est contredite par l’agent Robert Masson du Service de police de la ville de Montréal (Voir entrevue
avec Robert Masson)
II – Lors d’une conversation avec l’agent Luc Morin de la GRC, celui-ci m’a confié qu’il avait évoqué avec ses supérieurs la
possibilité d’envoyer un hélicoptère pour déterminer la nature de l’objet. Malheureusement, le seul appareil de la GRC

disponible à ce moment-là était gardé en « disponibilité » (stand by) pour parer aux trafics illicites suspectés sur la réserve
amérindienne de Kanesatake (au nord de Montréal). Il faut se rappeler que l’incident de l’hôtel Bonaventure s’est produit en
plein durant la fameuse « crise amérindienne » qui a secoué tout le Québec à partir de l’été 1990. Il est possible aussi que
des appareils F-16 de l’armée canadienne aient été envoyés en reconnaissance. Malheureusement, pour des raisons de «
secret-défense », les autorités n’ont jamais confirmé cette intervention (voir à ce propos l’entrevue avec le commandant
Robert Masson de la police de Montréal).
¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤
Christian Robert Page © Dossiers Mystère TOME 1, (Louise Courteau, Éditrice Inc. 2008), p.223-234
Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l’autorisation de l’auteur.
Véritable enquêteur du paranormal, Christian R. Page et l’équipe de Dossiers Mystère ont parcouru des milliers de kilomètres
en quête d’histoires extraordinaires. Vous pouvez écouter sa chronique « Mythes et complots » avec Benoît Dutrizac, chaque
semaine au 98,5 FM .
Références:
01. R.F. Haines & B. Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), pp.2-3
02. Un OVNI dans le ciel de Montréal (La Presse, 8 novembre 1990)
03. Rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), 13 novembre 1990
04. Rapport de la police de la CUM, 7 novembre 1990
05- Rapport de la police de la CUM, 7 novembre 1990
06. Rapport de la police de la CUM, 7 novembre 1990
07. Rapport de la police de la CUM, 7 novembre 1990
08. Entrevue avec l’agent Robert Masson réalisée le 21 avril 2005
09. Rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), 13 novembre 1990
10. R.F. Haines & B. Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), p. 2
11. R.F. Haines & B. Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), p. 3
12. Rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), 13 novembre 1990
13. Rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), 13 novembre 1990
14. Rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), 13 novembre 1990
15. R.F. Haines & B. Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), p. 5
16. R.F. Haines & B. Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), p. 2
17. Entrevue avec Bernard Guénette, le 3 avril 1991
18. Ronald D. Story, The Encyclopedia of Extraterrestrial Encounters (New American Library, 2001), p. 238
19. R.F. Haines & B. Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), pp.
20. R.F. Haines & Bernard Guénette, Details Surrounding a Large Stationary Aerial Object Above Montreal (1992), p. 18

L’histoire de la magie et de la sorcellerie

En plus d’avoir une histoire, la sorcellerie est inséparable de l’Histoire. Chez tous les peuples, dans tous les pays, depuis le
début de l’humanité elle accompagne les hommes. De tout temps liée à ce qui dépasse l’homme mortel, elle véhicule une
quête propre à l’homme. Ajoutons à cela la constatation qu’elle est liée à énormément des événements importants, à certains
types de gouvernements et aux religions. Le terme sorcellerie est encore plus délicat à définir que ceux de magie noire et
magie blanche. De fait, on désigne par « sorcier » ou « sorcière » des personnages qui n’ont rien à voir les uns avec les
autres. Originellement le mot « sorcier » signifie « diseur de sort ». Le mot « sort » tiré du latin « sortis » signifie au sens
propre « tirage au sort » et par extension « consultation des Dieux ».
Encore par extension, le mot « sort » fut appliqué à de courtes
formules de conjuration du type de celles utilisées par les
guérisseurs, les jeteurs ou leveurs de sorts qui sont par définition
des praticiens de la magie pneumatique. Toujours par extension,
ce mot fut appliqué aux praticiens de la magie personnelle et de
la magie naturelle en particulier quand leurs connaissances ou
leurs pratiques étaient transmises comme des secrets de famille.
Avant le christianisme, les arts magiques ; divination, exorcisme,
cérémonies propitiatoires, fabrication des talismans sont des
fonctions du sacerdoce. À cette époque lorsque la magie est
pratiquée par des non-prêtres ou des prêtres non chargés de
cette besogne, elle est désignée par un mot différent que les
archéologues traduisent en général par « sorcellerie ». Cette
sorcellerie est suivant les endroits et les époques, soit tolérée,
soit interdite, soit sévèrement réprimée. La plupart du temps,
seules les oeuvres magiques destinées à nuire aux autres font
l’objet de sanctions graves.
Mais avec l’arrivée du christianisme, l’Église considère que l’acte
magique est impur, parce qu’il vise à « contraindre Dieu ». La
magie devient une superstition parce que le praticien croit à une
efficacité de la parole et du rite en soi.
Pendant ce temps dans les campagnes la sorcellerie continue d’exister et d’être pratiquée par des initiés souvent très
discrets. La sorcellerie et la magie ne reculent pas durant l’apogée de l’ère chrétienne, mais ont continuent d’évoluer, parfois
au sein même des églises.
La traque est partie à travers les campagnes : elle s’en prend plus volontiers au sexe féminin et est attisée lors de périodes
obscures. La chasse aux sorcières bat son plein ! Les procès servent d’exutoires à des folies et des hostilités bien foncières.
Les premiers procès pour sorcellerie sont apparus vers 1460 dans le comté d’Arras. A cette époque de nombreux notables et
personnes respectables sont accusés de sorcellerie, après avoir été dénoncés par d’autres suspects. Cette vague
d’arrestations a porté à la connaissance des citoyens de nouvelles pratiques religieuses, proches du satanisme.

La répression de la sorcellerie au XVe siècle a fonctionné par vagues successives, au gré des épidémies de peste dont on
accusait les sorcières. Si au début de la chasse aux sorcières, seuls les tribunaux inquisitoriaux pouvaient condamner, les
compétences se sont rapidement étendues aux tribunaux civils, plus sévères et cruels, laissant libre cours aux accusations
les plus folles souvent basées sur des querelles de voisinage.
L’histoire de la chasse aux sorcières débute à Salem en 1692 avec l’arrivée du révérend Samuel Paris, de sa femme, sa fille
(Elizabeth), sa nièce (Abigaïl Williams) . En janvier 1692, la soeur et la nièce du révérend Samuel Parris de « Salem Village »
tombèrent malades. Leur état ne s’améliorant pas, le médecin du village, William Griggs, fut appelé. Celui-ci diagnostiqua un
ensorcellement, provoquant par la suite les craintes et rumeurs qui conduisirent à la pendaison de dix-neuf hommes et
femmes. Un homme fut également écrasé sous des pierres jusqu’à la mort s’en suive, plusieurs autres moururent en prison et
beaucoup virent leur vie marquée à jamais.
Lors de la procédure inquisitoriale, c’est le juge qui avait le rôle le plus important. L’accusé quant à lui, devait prouver son
innocence.
Naissance de la Sorcellerie
La sorcellerie et les sorciers ne datent pas d’hier. En effet, l’homme de la préhistoire cherchait déjà à comprendre et maitriser
son environnement. Pour ce faire, il avait recours à des personnes qui possédaient un ou des dons particuliers. Ce furent les
premiers sorciers, intermédiaires entre la tribu et l’Autre Monde ou la nature. Ces sorciers pouvaient, par différents moyens,
favoriser la chasse, soigner et guérir les blessures et aider une âme à se rendre dans l’au-delà.
Avec le temps, l’homme a découvert d’autres systèmes et d’autres méthodes pour expliquer ce qui l’entoure. Nous sommes
donc passés de l’animiste au polythéisme puis au monothéisme de même que de la guérison par les plantes à la médecine
nucléaire. Certains ont refusé ces changements et ont préféré continuer d’évoluer dans leur voie et faire avancer celle-ci par
la même occasion.
Il n’y a qu’à penser aux druides sous l’empire romain et aux sorcières du moyen âge. C’est grâce à ces gens que la
sorcellerie n’est jamais complètement disparue. Ceci est une orientation possible, une des explications de l’origine de la
sorcellerie. Il en existe une autre plus répandue chez les sceptiques…
Elle voudrait que la sorcellerie, telle que pratiquée aujourd’hui, soit le résultat de Gardner; une fumisterie. En effet, Gérard
Gardner est né en 1884 près de Liverpool et il a connu de nombreuses activités avant de se proclamer magicien. Affranchi de
toute convention, il était un naturiste convaincu et s’intéressa toute sa vie à la magie et aux sujets voisins. C’est-à-dire, le
« petit peuple », les victimes de l’Inquisition et les cultes secrets de l’ancienne Égypte, de la Grèce et de Rome.
Il a appartenu un certain temps à L’Ordre Hermétique de la Golden Dawn et il suscita une grande agitation lorsqu’il déclara
que les théories de Margaret Murray étaient exactes. Celles-ci voulaient que la sorcellerie ait été une religion et en soit
toujours une. Gardner parlait en connaissance de cause puisqu’il se disait lui-même sorcier. Ces déclarations figurent dans
« Witchcraft Today » ouvrage parut en 1954 et qui eu une importance capitale sur le renouveau de la sorcellerie. La publication
d’un tel livre aurait été impensable avant 1951 date où les Witchcraft Acts de 1735, tombés en désuétude, furent abrogés par
le Parlement Britanique. Les législateurs pensaient qu’après plus de 3 siècles de persécutions et 2 siècles de silence, la
sorcellerie était bel et bien morte.
Quoiqu’elle puisse avoir été moribonde, Gardner affirme qu’il a été en contact avec la sorcellerie, Wicca, en 1939 date à
laquelle il aurait été initié par une sorcière, elle-même descendante d’une longue lignée de sorcières. Selon cette théorie, la
Wicca ne remonterait pas à la nuit des temps, mais serait plutôt une religion moderne reconstruite à partir de fragments de
mythes, folklores et rituels qui ont survécurent plus ou moins intactes à l’oubli.
Maintenant, à vous de choisir votre théorie…ou d’en inventer une!


Auteur: Cristal Noir du défunt site Arts-Occultes.com – Lundi 20 Mars 2006

LES VOIX DE JEANNE D’ARC –

Peu de récits sont aussi étonnants que celui de Jeanne d’Arc, mieux connue comme étant la pucelle d’Orléans. Écoutant les voix qu’elle disait entendre dans sa tête, elle modifia le cour de l’histoire en jouant un rôle de premier plan durant la guerre de 100 ans, opposant la France et l’Angleterre. Accusée d’être une hérétique, elle mourra sur le bûcher, et fut, plusieurs années plus tard, canonisée.

Avant-propos des auteurs


La guerre de Cent Ans est un des faits marquants du Moyen Âge. À ce sujet, plusieurs documents ont été consacrés. Traitant chacun de sujets variés, ils ont tous contribué à éclaircir et préciser des épisodes qui l’ont marquée. Parmi tous ceux que l’on possède aujourd’hui, plusieurs sont authentiques, c’est-à-dire qu’ils ont été écrits par des acteurs ou des témoins des événements. Un tel document a été utilisé dans cet ouvrage ; celui-ci relate l’épisode de Jeanne d’Arc vers la fin de cette guerre. Ce document est en fait une lettre écrite par Henri VI, roi d’Angleterre, à l’empereur du Saint Empire romain germanique, Sigismond de Luxembourg. Extrait d’un travail effectué dans le cadre d’un cours du baccalauréat en enseignement au secondaire, concentration sciences humaines, à l’Université du Québec à Montréal, le présent ouvrage avait pour but d’expliquer cette lettre. À ce moment, Henri VI avait dix ans et son accession au trône remontait à 1422. Il a d’ailleurs été le premier des souverains anglais à porter officiellement le titre de « roi de France ». Datée du 8 juin 1431, la lettre explique les raisons qui ont motivé la condamnation de Jeanne d’Arc au bûcher.

Après avoir présenté ses respects à l’empereur, Henri VI décrit les actions de Jeanne d’Arc et les répercussions que ces dernières ont eu sur le royaume. Après avoir précisé que Jeanne était responsable de nombreux dommages dans le pays, il a décrit son arrestation. Henri VI a aussi expliqué les raisons qui l’ont poussé à remettre Jeanne aux autorités ecclésiastiques à la demande de l’évêque de Beauvais. Par la suite, l’empereur se fait informer de la façon dont s’est déroulé le procès de Jeanne, lié à l’Inquisition. Enfin, le roi termine sa lettre en divulguant à l’empereur le verdict du procès, en foi de quoi Jeanne ayant été déclarée hérétique, fut brûlée. Il conclut finalement sa lettre en précisant la raison d’être de cette dernière : « informer autrui de la mort de cette femme .»

L’explication de ce document authentique s’est d’abord faite en précisant le contexte historique de la guerre de Cent Ans, contexte dans lequel se situe la rédaction de la lettre. Par la suite, nous avons précisé les moments importants de la vie de Jeanne d’Arc, quelles sont les actions auxquelles faisait référence Henri VI, les tractations que le roi tenait sous silence, mais qui ont mené à son arrestation, son procès et les circonstances de sa condamnation. Enfin, nous avons présenté les aspects généraux de la réhabilitation de Jeanne d’Arc qui ont mené à sa canonisation.

Contexte historique : la guerre de Cent Ans

L’épisode de Jeanne d’Arc se déroule vers la fin de la guerre de Cent Ans. C’est pourquoi nous avons jugé bon d’élaborer sur les origines et le déroulement de cette guerre, cela dans le but de favoriser une meilleure compréhension des événements de la vie de Jeanne d’Arc et des grands personnages qui l’entouraient à l’époque.

Ses origines

Le point de départ de cette guerre, qui a duré plus de 100 ans et qui a été interrompue par plusieurs trêves, est la prétention au trône de France du roi d’Angleterre Édouard III. Cette prétention au trône, qui représente bien la mentalité féodale des rois anglo-normands, témoigne de leur attachement pour la France.

Cette mésentente entre la France et l’Angleterre prend ses origines aux XII e et XIII e siècles ; le conflit qui opposait les Capétiens (France) et les Plantagenêts (Angleterre) au niveau des territoires anglais en France constitue en fait la première guerre de Cent Ans. Depuis, ces deux royaumes se disputaient leurs territoires et la légitimité au trône.

Revenons maintenant aux éléments déclencheurs de la « deuxième » guerre de Cent Ans. Certes Édouard III piqua au vif la France de par sa prétention à la couronne, mais ce geste avait lui-même été provoqué par la saisie du fief de Guyenne en mai 1337 par Philippe VI. Ce n’est qu’avec le traité de Brétigny en 1360, dans lequel l’hommage aquitain semble avoir été supprimé, qu’Édouard III renonça au trône de France.

Les premiers désastres français (1337-1360)

Le problème de succession au trône ne fut, en fait, qu’un prétexte pour provoquer une guerre. Le conflit se concentrait désormais sur les possessions des Plantagenêts en France et celles de la Flandre, cette dernière étant administrée par le comte de Flandre, Louis de Nevers.

Dès 1337, les comportements de Louis de Nevers trahissaient une attitude anti-anglaise. Cette façon d’agir choqua Édouard III et il répondit par un embargo sur les exportations de laine anglaise en Flandre. Cet embargo plongea la Flandre dans une crise économique, ce qui amena son peuple (aidé par Artevelde) à la révolte contre son propre comte. En 1340, les Flamands devenaient les alliés de l’Angleterre.

Edouard III

C’est alors que commencèrent les attaques guerrières. La France fut la première à être touchée le 24 juin dans le port de l’Écluse où sa flotte de Flandre fut décimée. Sur le continent, les Anglais s’imposaient toujours devant leur adversaire. Leur victoire sur Crécy le 26 août 1346 permit à l’Angleterre, au terme d’un an de siège, de s’emparer du port de Calais en août 1347.

La peste allongea la trêve consentie par les Anglais jusqu’en 1355. La reprise des hostilités fut provoquée par Édouard III en septembre 1355 à Bordeaux. Il profita du conflit entre le nouveau roi de France, Jean II le Bon, et Charles le Mauvais, roi de Navarre. Le Languedoc, la Loire et Poitiers furent respectivement ravagés. Le roi de France fut fait prisonnier des Anglais, ce qui provoqua en France une crise économique et sociale, suite à laquelle elle faillit s’évanouir. Une deuxième trêve fut établie par l’accord de Brétigny le 8 mai 1360 et confirmée par les traités de Calais.

De la paix de Brétigny au traité de Troyes (1360-1420)

La venue du nouveau roi de France, Charles V, redonna de l’énergie à la population française. Charles V répara « les désastres, réforma l’administration, rétablit les finances en améliorant la fiscalité ». De plus, il fut servi par le premier grand homme de guerre de ce conflit, Du Guescin, ce qui aida énormément ses intérêts. On procéda à la réorganisation de l’armée et on améliora l’artillerie depuis Crécy, où elle apparut pour la première fois.

Le conflit se ranima en 1369 parce que Charles V continuait d’user de ses droits de suzerain sur  la Guyenne. Après une série de victoires des Français sur les Anglais (Pontvallain en décembre 1370, La Rochelle en 1372), l’Angleterre n’avait de la France en 1380 que la Guyenne et Calais. La guerre fut de nouveau interrompue durant environ 35 ans, la France et l’Angleterre se trouvant aux prises avec des problèmes internes.

Henry VI

En octobre 1415, Henri V fit subir une des plus grandes défaites à la noblesse française lors de la bataille d’Azincourt, en Picardie. La France, alors, au lieu d’unir ses forces contre l’invasion anglaise en Normandie, retourna à ses guerres civiles. En mai 1418, les Bourguignons massacrèrent la population de Paris ; assassinats, meurtres et trahisons furent à l’honneur. Le 21 mai 1420, Charles VI signait le traité de Troyes. Influencé par sa femme, Isabeau de Bavière, il renia et déshérita son propre fils, le dauphin Charles (futur Charles VII) pour laisser à Henri V d’Angleterre le royaume de France.

Le redressement français et la fin de la guerre (1420-1453) 

Le traité de Troyes fut annulé par la mort d’Henri V et de Charles VI, en 1422, même si Henri VI, par la régence du duc de Bedford (son oncle), fut proclamé souverain de France. Durant ce temps, Charles VII, impuissant devant ses ennemis (Paris, l’Université, le Parlement ainsi que les régions soumises au duc de Bourgogne), dut se retirer derrière la Loire. Par contre, l’espoir se pointait tranquillement à l’horizon. Par les horreurs de la guerre, les Bourguignons commencèrent à se monter contre les Anglais. Leur alliance devenait de plus en plus fragile. C’est dans cette atmosphère que Jeanne d’Arc devint « le symbole de ce patriotisme populaire ». Elle délivra la ville d’Orléans le 8 mai 1429 et, « obéissant à une intuition où se conjuguaient le mysticisme et le réalisme politique », elle réussit à faire sacrer Charles VII à Reims en juillet 1429. De cette façon, la légitimité du roi ne pouvait plus être contestée, ce qui changea énormément le déroulement de la guerre. Même la mort de Jeanne d’Arc, le 30 mai 1431, ne réussit pas à défavoriser Charles VII. La réconciliation avec les Bourguignons par la paix d’Arras le 20 septembre 1435 fit cesser les guerres civiles.

Paris fut envahie par l’armée de Charles VII en 1436. En 1444, une trêve fut conclue avec les Anglais en plus d’être confirmée par l’alliance entre Henri VI d’Angleterre et Marguerite d’Anjou (1445), nièce du roi de France. À ce moment, les Anglais avaient comme possessions françaises le Bordelais, le Maine, le plus grande partie de la Normandie et Calais. Durant cette trêve, Charles VII établit une armée permanente ce qui lui permit de reconquérir la Normandie, Rouen le 20 novembre 1449, Bergerac en 1450, Bordeaux et Bayonne en 1451. Les Anglais avaient perdu toutes leurs possessions en France mise à part Calais, qu’ils ont possédée jusqu’en 1558. La guerre se termina en 1453, mais elle ne fit l’objet d’aucun traité. Ainsi, les rois d’Angleterre continuèrent de porter le titre de roi de France jusqu’en 1801.

Jeanne d’Arc dit la Pucelle


Jeanne d’Arc est en fait le sujet central de la lettre du roi d’Angleterre, Henri VI. Étant donné le grand plaisir qu’il eut à faire un portrait de la Pucelle comme étant « une certaine devineresse mensongère », il nous semble donc pertinent de faire la lumière sur sa vie, depuis son enfance jusqu’à sa mort, en passant par ses réalisations.

Son enfance

L’enfance de Jeanne d’Arc est un élément essentiel à notre explication de document puisqu’elle justifie l’envoi de la lettre d’Henri VI à l’empereur du Saint Empire romain germanique.

C’est probablement dans le petit village de Domrémy qu’est née Jeanne d’Arc. On rapporte que sa naissance eut lieu le jour de l’Épiphanie, soit le 6 janvier 1412. Jeanne était la fille de Jacques d’Arc et d’Isabeau Vouthon, un couple de laboureurs de ce même village, situé dans la vallée de la Meuse. Domrémy se trouvait en fait aux frontières du duché de Bourgogne et du Saint Empire romain germanique (Sacrum Imperium Nationis Germanicae). Cette proximité est des plus intéressantes puisqu’elle vient sans doute justifier pourquoi le roi Henri VI d’Angleterre adresse sa lettre à l’empereur Sigismond de Luxembourg.

Malgré qu’on lui prête une constitution très robuste, Jeanne d’Arc a toujours été très pieuse  et faisait preuve d’une grande bonté. Elle connaissait très bien son « Notre Père », « Je Vous salue Marie » et « Je crois en Dieu » ; toutefois, elle ne savait ni lire ni écrire. Elle se plaisait à aller avec ses compagnes en excursion dans les champs où il leur arrivait de prier. Lorsqu’elle fut assez âgée, Jeanne aida sa mère à la maison et cultiva les champs avec ses frères. Enfin, Jeanne d’Arc était reconnue pour ses confessions et communions fréquentes, et pour l’aumône aux pauvres qu’elle pratiquait.

Ses « Voix »

Les « Voix » que Jeanne d’Arc entendit lors de son séjour à Neufchâteau furent l’élément déclencheur de sa mission ; elles constituèrent aussi un des moyens pris par ses ennemis (Henri VI et ses juges) pour la faire monter sur le bûcher parce qu’ils la percevaient comme « une superstitieuse femme ».

Vers 1425, les habitants de Domrémy durent quitter pour la première fois leur village en raison de l’arrivée des troupes bourguignonnes ; ils allèrent se réfugier à Neufchâteau. Jeanne faisait partie des réfugiés et c’est alors qu’elle entendit les « Voix » pour la toute première fois. Ces « Voix » étaient celles de Saint-Michel-l’Archange, de Sainte-Catherine et Sainte-Marguerite ; selon les dires d’Henri VI dans sa lettre à l’empereur Sigismond, Jeanne d’Arc aurait également été témoin de leur apparition et de celle de plusieurs anges. Ces « Voix » lui ordonnaient de chasser les Anglais de France et de faire sacrer Charles à Reims. Les « Voix » lui disaient aussi que cette mission lui était confiée par Dieu, ce qu’Henri VI trouva très prétentieux de sa part, et qu’elle se devait de l’accomplir. Aussi, au moment venu, « Elles » lui diraient qu’il est temps de rencontrer à Vaucouleurs le capitaine du roi, Robert de Baudricourt. Sainte-Marguerite et Sainte-Catherine lui avaient dit qu’elle serait repoussée plusieurs fois par ce dernier mais que par sa persévérance, un jour, il céderait.

La réalisation de sa mission

Les combats de Jeanne d’Arc pour son royaume furent d’une grande aide pour ce dernier. Par contre, vue par Henri VI, elle devenait une véritable menace ; sa popularité et ses victoires agaçaient les autorités anglaises et ecclésiastiques.

Le moment venu, les « Voix » dirent à Jeanne qu’était venu le temps de rencontrer le capitaine Baudricourt. Jeanne tenta à plusieurs reprises d’avoir un entretien avec le capitaine, mais chaque fois il la renvoyait chez elle en la traitant de folle. Le 12 février 1429, elle fit une nouvelle tentative auprès de lui et, sous la pression des partisans de Jeanne d’Arc, il se résigna à la recevoir après qu’elle fût sortit gagnante d’une séance d’exorcisme. Lors de cette rencontre, Jeanne essaya de le convaincre de lui fournir une escorte pour rejoindre Charles VII à Chinon.

Charles VII

Ayant accepté, Jeanne, et son  escorte armée prirent 11 jours pour franchir la distance entre Vaucouleurs et Chinon. Mais Charles VII était très réticent à la recevoir ; sa réputation, déjà entachée, pourrait en souffrir. Il accepta tout de même de la recevoir car Jeanne réussit à le reconnaître malgré le fait qu’il était dissimulé par ses courtisans. Il faut préciser qu’elle avait déjà vu son portrait ; il existe donc un doute sur la manifestation divine qui aurait inspiré Jeanne.

Au cours d’un entretien particulier, elle réussit à le convaincre de sa mission au moyen d’un « signe » qu’elle refusera toujours de dévoiler lors de son procès. Charles, avant de lui confier une armée, la soumit d’abord à un interrogatoire réalisé par des théologiens de l’université de Poitiers ; c’est à ce moment qu’elle fit ces quatre prédictions : 1-les Anglais lèveront le siège d’Orléans, 2-le roi sera sacré à Reims, 3-Paris sera reprise par Charles VII et 4-le duc d’Orléans sera libéré par les autorités anglaises. À la suite de cet interrogatoire, Jeanne dut ensuite se soumettre à un examen de virginité exigé par Charles. Le résultat de cet examen s’avéra positif : Jeanne était bel et bien vierge et c’est sûrement grâce à cela que « le vulgaire (la surnomma) la Pucelle », comme le rapporte Henri VI dans sa lettre. Après avoir également été soumise à une enquête de moralité, le roi l’autorisa enfin à participer aux opérations militaires. Avant de partir pour sa première mission, qui était de lever le siège d’Orléans, elle s’est munie d’une bannière portant l’inscription de Jhesus Maria, d’une armure complète, d’une épée trouvée dans la chapelle de Ste-Catherine-de-Fierbois, d’un écuyer, de deux pages et d’un chapelain. Le fait qu’elle choisit de porter une armure en dérangea plus d’un ; même le roi Henri VI en fit mention lorsqu’il dit qu’elle va « à l’encontre de la décence naturelle [en] adoptant l’habit d’homme. »

Au cour de son premier entretien avec le roi, celui-ci s’était dissmuler parmis ses courtisants pour tester les pouvoirs de la jeune femme. Pourtant, elle se diriga vers lui sans aucune hésitation. Elle eut également une vision qui lui disait que sa future épée était sous l’autel d’une église. Elle demanda aux autorités ecclésiastiques de vérifier… et ils trouvèrent effectivement une vieille épée rouillée, sous l’autel d’une église du village de Fierbois, comme leur avait désigné Jeanne d’Arc. Une fois polie, cette épée devint l’arme de la pucelle d’Orléans. Un jour, elle annonça la défaite d’un régiment français qui combattait à 300 kilomètres du lieu où elle se trouvait. Un messager annonçant cette nouvelle arriva deux jours plus tard.

Son entreprise militaire débute donc par la levée du siège d’Orléans, défendue par Suffolk et Talbot le 8 mai 1429. Ce premier succès donna confiance aux troupes de Jeanne d’Arc, et un tel exploit se répéta par les prises successives de Jargeau, de Meung, Beaugency et Patay, le 18 juin 1429 : ces victoires eurent des échos dans la population française et le nom de Jeanne d’Arc était de plus en plus connu. Les succès se poursuivirent par les prises de Troyes, d’Auxerre et de Châlon, permettant ainsi l’ouverture de la route de Reims. Ainsi, le 17 juillet 1429, Charles VII y fut sacré selon le cérémonial traditionnel par l’évêque du même endroit. Cette cérémonie était importante puisqu’elle confirmait la légitimité du roi, laquelle avait été mise en doute par sa propre mère, Isabeau de Bavière. Le 18 septembre 1429, Jeanne fut blessée à la porte Saint-Honoré en tentant de prendre Paris. D’autres opérations militaires ont mené à la prise de St-Pierre-le-Moûtier, mais elles furent suivies par l’échec devant La Charité-sur-Loire en décembre 1429. Le 24 décembre de cette même année, Jeanne et sa famille sont anoblis par Charles VII. Durant l’hiver 1429-1430, Jeanne fit des haltes à Bourges et Sully. C’est sans doutes à cette série d’événements entre Français et Bourguignons, initiés par Jeanne d’Arc, auxquels faisait allusion Henri VI lorsqu’il dit que Jeanne est l’auteur de « massacres humains » et qu’elle a infligé « à nos gens plusieurs défaites » et  « apporté en nos royaumes beaucoup de dommages ».

De sa capture à son arrestation

Cette capture ne surprenait pas Jeanne ; ses « Voix » l’avaient prévenue. Mais sa capture à Compiègne en réjouissait plus d’un, entre autres le duc de Bourgogne qui s’empressa d’annoncer le grand événement aux habitants de St-Quentin, et le roi Henri VI. Mais ce fut également « […] un immense et implacable hourrah chez les Bourguignons et les Anglais. Le soldat qui avait capturé Jeanne fut joyeux que s’il eût pris un roy. Les Anglais firent de grands cris et resbondissements, car ils ne redoutaient aucun chief de guerre comme ycelle Pucelle. » Pour sa part, le roi d’Angleterre exprima son soulagement à l’empereur lorsque, plus tard, Jeanne lui fut remise en disant qu’enfin « la divine clémence (…) a mis cette femelle en nos mains et notre puissance. » D’autre part, il semblerait que Jeanne fut capturée par la faute de deux hommes, Flavy et l’archevêque de Reims, Régnault de Chartres. Jeanne d’Arc ne craignait qu’une chose dans toute son entreprise, c’était la trahison, et voilà qu’elle était captive par la faute de ses « faux frères d’armes. »

En ce qui concerne Régnault de Chartres, sa haine envers Jeanne pourrait être justifiée par le fait qu’il ne tenta en aucun temps de négocier avec Jean de Luxembourg, le chef bourguignon qui détenait Jeanne. Au lieu d’aider à la libération de la Pucelle, il aurait écrit une lettre aux Rémois pour leur faire part des causes de la capture de Jeanne. Il mentionna également que « […] la prise de la Pucelle (…) ne changeait rien : déjà un jeune berger du Gévaudan venait de se manifester qui en ferait autant qu’elle. » En résumé, cela signifiait qu’on ne pouvait rien pour la capture de Jeanne, mais qu’il ne fallait pas s’inquiéter ; elle avait déjà un remplaçant. En réalité, le jeune berger du diocèse de Mende était « […] un fol et innocent berger [que] les Anglais saisirent, enfermèrent dans un sac et (…) jetèrent au fond de l’eau. » Telle était la contribution de l’évêque de Reims.

Mais quelles étaient vraiment les avenues possibles pour Jeanne, une fois prisonnière du duc de Bourgogne? Hormis les évasions qu’elle tenta, Jeanne pouvait demeurer indéfiniment prisonnière du duc de Bourgogne, être vendue à Bedford suite à une série de négociations, ou rendue à la France par traité ou rançon. Il est évident que tout le monde s’attendait à ce que Charles VII libéra celle qui lui avait rendu son trône ; pourtant aucune trace de documents prouvant une action quelconque de Charles VII pour la sauver n’a été trouvée.

Délaissée par ses alliés, Jeanne, prisonnière de Jean de Luxembourg, fut d’abord captive au château de Clairvoix, puis au château de Beaulieu en Vermandois, d’où elle échoua une évasion. Elle fut ensuite transférée à Beauvoir où elle tenta à nouveau de s’évader en sautant d’une tour et, cette fois, on interpréta ce geste comme une tentative de suicide. Vers la fin du mois d’octobre 1430, Jeanne d’Arc changea à nouveau de lieu de détention ; elle se trouva désormais au château d’Arras, dans le duché de Bourgogne.

Mais avant de poursuivre, il serait intéressant de connaître les tractations auxquelles se livraient les parties impliquées alors qu’on s’amusait à tranférer Jeanne d’un château à l’autre.

Dès que le doyen de la Faculté de Droit de l’université de Paris, Éverard, appris que Jeanne était prisonnière de Jean de Luxembourg, il s’empressa de convaincre le vice-inquisiteur de France qu’il fallait lui intenter un procès. En fait, Éverard demanda à Martin Billori, le vice-inquisiteur, d’écrire une lettre au duc de Bourgogne pour que Jeanne soit remise aux Anglais, puis aux autorités ecclésiastiques. Billori écrivit donc une lettre au duc de Bourgogne pour que ce dernier convainque Jean de Luxembourg de livrer Jeanne au roi Henri VI. Mais de Luxembourg y voyait un obstacle ; Billori n’offrait pas de rançon pour Jeanne. Vers la même période, l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon, réclamait parallèlement au duc de Bourgogne l’ouverture d’un procès inquisitorial pour Jeanne. Vint le mois de juin et Pierre Cauchon n’avait toujours pas de réponses de la part du duc de Bourgogne. Il discuta alors de rançon avec Bedford et rencontra personnellement le duc de Bourgogne pour le convaincre que « la femme dicte la Pucelle est recherchée pour ses idolâtries et autres matières touchant nostre saincte foy, ses scandales à réparer, les dommages innumérables qui ont suivi. » De plus, il fallait remettre Jeanne à Henri VI parce que « c’est [le] roi d’Angleterre qui la délivrera à  l’Église, suivant le besoin. Elle appartiendra au roy d’Angleterre qui se prêtera de tout son pouvoir à ce qu’elle soit jugée en matière de foi.» Bedford offrit donc à Jean de Luxembourg une rançon équivalente à celle donnée pour un roi : dix mille livres tournois. La remise de cette rançon eut lieu le 24 octobre 1430 et Jeanne fut emmenée au château de Crotoy, en terrain anglais.

Entre temps, l’évêque de Beauvais avait été « choisi » pour présider le procès de Jeanne en tant qu’inquisiteur. Mais un problème se pointait à l’horizon pour Pierre Cauchon ; il n’ avait pas juridiction à Rouen. Pour y remédier, il s’adressa au chapitre pour l’obtenir ; cela se fit en peu de temps.

La remise de Jeanne aux autorités ecclésiastiques constituait la dernière étape avant le début de son procès. Le roi Henri VI remplit donc son engagement, et il le confirma dans une lettre destinée à Pierre Cauchon : « Henri, par la grâce de Dieu, roy de France et d’Angleterre octroie que toutes et quantes fois que bon semblerait au Révérend Père en Dieu, Évêque de Beauvais, icelle Jeanne lui fût baillée et délivrée réellement et de fait par ses gens et officiers qui l’ont en leur garde, pour icelle interroger et examiner et faire son procès, selon Dieu, la raison, les droits divins et les saints canons. » Vers la mi-décembre, Jeanne fut finalement transférée au château du Bouvreuil, à Rouen où les gens attendaient « […] une femme qui se fait appeler Jeanne la Pucelle, laissant l’abbit et vesture de sexe féminin, s’est contre la loy divine, comme chose abominable à Dieu, réprouvée et défendue de toute loy, vestue, habillée et armée en estat d’habit d’homme. »

Du procès au bûcher

Henri VI remit le sort de Jeanne d’Arc entre les mains de la juridiction ecclésiastique comme il le  dit si bien dans sa lettre « nous avons aussitôt ladite femme au jugement de la sainte mère l’Église. » Le grand rôle de l’Église lors du procès de Jeanne d’Arc ne fut pas sans raison. Étant donné « qu’on la réputait avoir commis des crimes graves et scandaleux aux préjudices de la foi orthodoxe et de la religion chrétienne », écrivit Henri VI, l’Église devait nécessairement s’imposer. De plus, il précise que « l’évêque du diocèse où elle fut prise » fera partie des juges.
Jeanne sur le bûcher

Dès le 9 janvier 1431, l’évêque du diocèse de Beauvais, Pierre Cauchon, entreprit la constitution du tribunal de Jeanne d’Arc. Il prit la peine de s’entourer d’amis et de faire en sorte que tout le tribunal soit plutôt défavorable à l’endroit de l’accusée. Comme Henri VI le mentionne dans sa lettre, Cauchon s’adjoignit le vicaire de l’inquisiteur de la perversité hérétique de France à Rouen, le dominicain Jean le Maître. L’évêque de Beauvais et ce dominicain furent ses deux seuls juges. Il y eut aussi plusieurs conseillers et assesseurs, comme par exemple Gilles de Duremort, abbé de Fécamp, conseiller du petit roi anglais, Nicolas Le Roux, abbé de Jumièges, Pierre Miget, prieur de Longueville-Giffard, pour ne nommer que ceux-ci. Henri VI pris la peine, lors de la rédaction de sa lettre, de bien préciser les multiples personnes qui prirent part à la condamnation de Jeanne d’Arc. Toutes les cartes du jeu se retrouvait contre la Pucelle. Les dés étaient jetés; il ne restait plus qu’à suivre le plan déjà tant préparé par Pierre Cauchon et ses amis. Jeanne était désormais prévenue de ses délits contre la foi.

Pierre Cauchon et ses acolytes n’avaient pas de chef d’accusation à porter contre Jeanne, mais il fallait l’inculper à tout prix. « Ce que ces habiles gens, point gênés par leur conscience, pourront faire sortir d’un mot, d’un geste, d’un silence, est incalculable. » Le premier interrogatoire de Jeanne se divisa en six séances. Il y eut une suspension d’une semaine où Jean Cauchon tint conseil durant six jours dans sa propre maison. Il y eut un deuxième interrogatoire suivi à son tour d’une étude des conclusions toujours dans la maison de l’évêque de Beauvais. Tout ceci se déroula entre le 21 février et le 25 mars 1431.

Durant ce temps, Jeanne fut enfermée dans un château de Rouen (Bouvreuil) vers le 9 janvier 1431. Ses ennemis avaient tellement peur qu’elle ne s’évade qu’ils firent bâtir une solide cage et l’y enfermèrent, liée à la fois par les mains, le col et les pieds. Par chance, cette horrible condition fut de courte durée puisque vers le 21 février, le tribunal la remit à trois hommes dignes de confiance : Jean Gris, Jean Berwoit et Guillaume Talbot. Ils devaient s’assurer qu’elle soit fidèlementgardée prisonnière et que personne ne puisse s’entretenir avec elle ; ils jurèrent tous les trois sur la Bible. En plus des trois nobles comme gardiens, Jeanne eut cinq soldats qui durent la surveiller jour et nuit.

Lorsqu’on lui demanda pourquoi elle n’avait eu de vision de ces évènements, elle répondit qu’elle avait été prévenue. Les voix lui auraient dit qu’elle allait se faire prendre avant le solstice d’été, mais elles avaient refusées de donner le jour exact.

Du 18 mars au 25 mars, les juges de la Pucelle établirent les conclusions des interrogatoires. Le 18 mars, Pierre Cauchon convoqua pour une seconde fois ses assesseurs (une douzaine cette fois). L’évêque-juge leur lut ses propositions. Le problème était que l’interrogatoire venait de se terminer 24 heures plus tôt. Comment avait-il pu retirer en si peu de temps des propositions? Toutefois, les assesseurs de Jeanne devaient se retrouver le samedi 24 mars pour lui lire leurs dépositions. Celle-ci ne fit aucun commentaire mis à part l’oubli de mention du nom de sa propre mère. Le lendemain, le 25 mars, on offrit à Jeanne de délaisser ses vêtements d’homme afin d’assister à la messe de Pâques. Cette permission était un énorme piège, et Jeanne l’évita. « La mettre dans l’impossibilité de quitter l’habit d’homme et lui faire un crime capital de le garder, n’était-ce pas le comble de l’habileté ? ».

C’est par son refus de quitter l’habit d’homme (puisqu’elle craignait le viol plus que tout) et de ne pas assister à la messe de Pâques que ses ennemis eurent des éléments supplémentaires pour l’inculper. Du 26 au 28 mars, D’Estivet, un de ses assesseurs, écrivit les 70 articles qui lui reprochaient le port de vêtements d’homme, sa tentative de suicide, ses visions (que seule la sorcellerie pouvait être responsable), son refus de soumission à l’Église militante et plusieurs griefs mineurs. C’est avec ces articles que docteurs et maîtres de l’université de Paris, comme l’écrit Henri VI, que le 14 mai 1431, les fameux 12 articles furent déposés. « Ces subtilités, ce pédantisme qui va jusqu’à nommer les trois diables qui jouèrent saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite, cette haine ici pateline, là violente, épanchée en un flot de latin douteux, ce déchaînement de meute grondante et mordante contre une petite fille, une petite paysanne, simple, héroïque, couronnée de victoires évidemment divines, toute pure et toute pieuse ; ce volcan en éruption pour tuer une colombe ne peuvent faire rire; ils feraient bien plutôt pleurer sur les folies où la passion sait entraîner la misérable humanité. C’est ici le lieu d’appliquer plus spécialement le verdict qu’Ysambart de la Pierre rendait sur tout le procès : il y eut qui rendirent leur sentence par espoir de quelques faveurs ; d’autres par haine et par esprit de vengeance ; d’autres parce qu’ils avaient été payés ; quelques uns par peur. » Voici ce qui résume très bien l’énorme complot érigé contre Jeanne d’Arc.

Le 24 mai, au cimetière de St-Ouen, Jeanne d’Arc abjura devant public. Comme Henri VI l’écrit dans sa lettre, elle « reconnut  ouvertement et confessa pleinement .» Pourtant, lorsqu’elle signa par une croix le papier où elle abjure ses fautes, elle souriait, préférant la prison de l’Église à ses geôliers anglais. Elle avait dû choisir entre reprendre l’habit de femme, signer le papier et monter sur le bûcher. Elle fut tellement déçue et trahie lorsqu’on la ramena à son ancienne prison. Maintenant habillée en femme, elle était à la merci des Anglais. On la battit, l’insulta, la viola. Craignant à nouveau de se faire violenter, elle reprit l’habit d’homme le 27 mai ; c’est qu’elle acquisça à ce que ses ennemis voulaient. Elle venait enfin de tomber dans leur piège. Comme le précise Henri VI, en plus d’être « supersitieuse, devineresse, idolâtre, invocatrice de démons, blasphématrice envers Dieu, les saints et les saintes, schismatique et fort errante en la foi de Jésus-Christ », elle fut déclarée hérétique et relapse. Il n’y avait plus d’espoir pour Jeanne. Elle fut condamnée au bûcher le 30 mai 1431, sur la place du Vieux Marché de Rouen.

Telle était sa foi en Dieu, telle était sa majesté d’âme. Voici les dernières paroles de Jeanne d’Arc : « Jésus! Jésus! Jésus! Je ne suis ni hérétique, ni une schismatique. Oh saints du paradis! Saint Michel! Sainte Catherine! Sainte Marguerite! Mes Voix furent de Dieu. Tout ce que j’ai fait fut de l’ordre de Dieu. Mes révélations étaient de Dieu. Jésus!… » Jeanne d’Arc, dit la Pucelle, venait de mourir.

Une « sainte » jeune fille venait d’être sacrifiée car elle était devenue un danger politique ; on la craignait parce qu’elle avait combattu contre des hommes et on était jaloux de ses succès. Son corps avait été brûlé mais, semble-t-il, son cœur demeura rouge, couleur du sang. Le bourreau prit peur et jeta ses restes dans la Seine.

De l’hérésie à la canonisation

Après la mort de Jeanne, trois enquêtes se sont échelonnées sur une période de 25 ans, ayant pour but d’étudier la façon dont s’est déroulé procès.

La première enquête eut lieu le 15 février 1450 ; elle fut instituée à la demande de Charles VII, mais l’enquête n’eut pas de suite. Pour plaire à la cour française, une seconde enquête similaire fut ouverte par le cardinal d’Estouteville en 1452 ; elle connut le même sort que la précédente. Puis en 1455, la mère de Jeanne demanda l’ouverture de la troisième enquête qui fut gérée par l’autorité inquisitoriale et transformée en un nouveau procès.

Le nouvel inquisiteur de France, Jean Brehal, fut en faveur de Jeanne et rendit un verdict qui allait dans le même sens que ses convictions. Ainsi, dans la grande salle du palais de l’archevêque Jean Juvénal des Ursins, le 7 juillet 1456 à Reims, les commissaires pontificaux « […] déclarèrent le procès de condamnation de Jeanne et la sentence entachés de vol, de calomnie, d’iniquité, de contradiction, d’erreur manifeste en fait et en droit y compris l’abjuration, les exécutions et toutes leurs conséquences et, par suite, nuls, invalide, sans valeur et sans autorité. » Ce verdict fut annoncé dans les principales villes du royaume et il visait à rétablir la réputation de Jeanne.

Jeanne sur le boucher

Jusqu’à la fin du XVe siècle, à la cour et dans la haute hiérarchie ecclésiastique, on passa l’épisode « Jeanne d’Arc » sous silence ; on attribua « […] à Dieu seul et à son intérêt pour la monarchie française les événements provoqués par l’action de Jeanne. »  Vers 1436, il y eut l’épisode de la fausse Jeanne qui avait été reconnue par les vrais frères de Jeanne, mais elle fut démasquée vers 1440 par le Parlement de Paris ; son nom était Jeanne du Lis. Enfin, quatre ans après la mort de la vrai Jeanne, une pièce de théâtre du nom de « Mistère du siège d’Orléans » fut jouée dans cette même ville en son honneur.

Au XVIe siècle, le courant humaniste ignora Jeanne ; on la considérait alors comme la création d’un groupe politique avisé et cynique. Aussi, à cette époque, elle fut considérée parmi les femmes les plus vertueuses. Enfin, dans le contexte des guerres religieuses, Jeanne fut perçue comme la patronne des catholiques extrémistes.

Le XVIIe siècle fut également une époque négative pour Jeanne d’Arc. Les idéologies classiques n’appréciaient guère le caractère « gothique » de la Pucelle et les libertins la voyaient comme une subtilité politique.

Le XVIIIe siècle, le siècle des Lumières, a toutefois une opinion dichotomique sur Jeanne. D’abord, Voltaire chercha à la ridiculiser dans l’épopée héroï-comique La Pucelle (1738) et Beaumarchais fut de même dans ses Lettres sérieuses et badines (1740). L’Encyclopédie, quant à elle, ne « voyait qu’en Jeanne une malheureuse idiote manœuvrée par des fripons », alors que Montesquieu la considérait comme une pieuse fourberie. La littérature catholique propose toutefois une toute autre conception de Jeanne. Quoiqu’elle puisse avoir un parti pris, cette dernière louangeait la Pucelle, contrairement à ses semblables du XVe siècle. Aussi, par les auteurs Robert Southey et Schiller, Jeanne était devenue une héroïne romantique. Enfin, le mythe de Jeanne devenait de plus en plus populaire avec la montée du patriotisme moderne.

Au XIXe siècle, après la guerre de 1870, Jeanne fut surnommée la « bonne Lorraine » parce qu’elle était également originaire de cet endroit. Elle incarnait désormais l’espérance et la revanche des Français.

Finalement, au début du XXe siècle, Jeanne était pratiquement un culte pour les monarchistes, les républicains, les catholiques et les laïcs. C’est grâce aux passions nationalistes qui ont précédées la Première Guerre mondiale que Jeanne a été béatifiée en 1909. Enfin, l’honneur ultime lui est octroyé en 1920 ; elle est canonisée par le pape Benoit XV, puis déclarée patronne de la France. 

Conclusion


En résumé, l’arrivée de Jeanne d’Arc a grandement influencé le déroulement de la guerre de Cent Ans, particulièrement vers sa fin. En effet, Jeanne a permis au roi Charles VII de retrouver sa couronne et, grâce à elle, les Anglais se virent infliger plusieurs défaites. Elle a toujours cru en sa mission divine ;  elle ne l’a jamais reniée, même au moment de sa condamnation. Le contexte dans lequel elle dut manœuvrer ne jouait pas en sa faveur ; il était « réticent par distance sociale et culturelle (du côté français) et hostile à cause des formes militaires et politiques de son action (du côté anglais) ». Ainsi, comme l’a rapporté Henri VI dans sa lettre, Jeanne fut condamnée au bûcher car on la croyait dangereuse pour la population. Pourquoi le roi Charles VII n’est-il pas intervenu pour sauver Jeanne alors qu’elle avait tant fait pour lui ? Voilà une question à laquelle les historiens ne peuvent pas encore répondre.

Droits d’auteurs réservés à Catherine Sigouin et Mélanie Théroux 

Le cauchemar de la comtesse Toutschkov

La préparation au carnage. Sur cette photo, la calvalerie impériale prépare un assault. Dans cette guerre, on releva
plus de 30000 morts chez les Français et 45000 dans le camp des Russes.
Dans ce rêve, qu’elle décrira en détail à son mari après l’avoir rêvé deux autres fois, elle se trouvait dans une chambre
d’auberge, quelque part dans une ville qu’elle ne connaissait pas. Son père entra alors dans sa chambre, tenant par la main
le jeune fils de la comtesse. La mystérieuse apparition lui apprenait une terrible nouvelle, son mari venait de se faire tuer: «Il
est tombé ! Il est tombé à Borodino!»
La comtesse et son mari décidèrent d’examiner les cartes, mais ne purent nullement découvrir le nom de Borodino.
Le 7 septembre 1812, les troupes russes se décidèrent à affronter les Français. C’était dans un petit village nommé Borodino,
à environ 110 kilomètres de Moscou. La comtesse, son mari (alors commandant en chef des troupes de réserve de l’armée
russe) et le reste de sa famille avaient été logés dans une petite auberge située à quelques kilomètres seulement du champ
de bataille.

Le lendemain matin, le père de la comtesse entra dans sa chambre en tenant son jeune fils par la main. «Il est tombé, dit-il. Il
est tombé à Borodino». La prémonition qu’elle avait eue à trois reprises s’était avérée véridique

Extrait de: Facts and fallacies, Sélection du Readers Digest 1988
Ajouté le mardi 21 Février 2006

Les créatures surnaturelles

Les créatures de l’esprit existent sous toutes sortes de formes. Il y a cette remarquable population d’entités imitant la vie du
monde des rêves, ou ces compagnons de jeux que les enfants se créent, parfois pendant longtemps, et qui acquièrent une
certaine consistance. Sans mentionner la ménagerie d’animaux que peut nous avoir valoir l’abus d’alcool ou de drogues. Il
s’agit là de perceptions subjectives que le sujet est seul à ressentir.
Il y a néanmoins des apparitions à caractère en quelque sorte publiques. Certaines passent pour être le double ( le corps
éthérique ) d’une personne en train de vivre une expérience de sortie de son corps. Encore plus mystérieuses sont les
manifestations extériorisées et perceptibles de choses nées dans l’esprit de leur créateur, du seul effort de concentration de
celui-ci et par l’incroyable et étrange puissance de son cerveau. Au Tibet, où se pratique ce genre de choses, on appelle
Tulpa de tels fantômes.
D’ordinaire, un Tulpa est produit par un magicien exercé ou par un yogi, bien qu’on raconte qu’il puisse naître de l’imagination
collective de villageois superstitieux, par exemple, ou celle de voyageurs franchissant un endroit sinistre. Un Tulpa,
prétendent les Tibétains, peut être assez fort pour produire sa propre émanation secondaire, yang-tul, qui peut à son tour
produire une émanation du troisième degré, nying-tul.
Les adeptes capables d’engendrer de telles manifestations multiples sont rares,
et se trouvent en général parmi les saints bouddhistes ou bodhisattva. Certains
seraient capables de produire jusqu’à dix Tulpas différents. Apparemment, il
s’agit d’êtres animés, être humain, animaux ou êtres surnaturels, et ces
émanations apparaît dans l’esprit que le bodhisattva veut aider.
Peu d’Occidentaux ont eu l’occasion de faire des recherches sur cette question,
qu’il paraît difficile de prendre au sérieux. Parmi ceux-ci, il y a la voyageuse
française Alexandra David-Neel, qui passa quatorze ans au Tibet et étudia le
bouddhisme tantrique avec de nombreux lamas éminents. Seule femme lama à
son époque, sa contribution exceptionnelle à la compréhension de la pensée
tibétaine est largement reconnue. La description suivante de sa propre
expérience avec un Tulpa est tirée de son livre Magie et mystère au Tibet.
« Un magicien ne voit dans la création d’un Tulpa qu’un moyen de se pourvoir d’un instrument qui exécutera sa volonté. Dans
ce cas, le fantôme n’est pas nécessairement un dieu tutélaire, mais n’importe quel être, propre à servir leurs desseins. Une
fois bien formé, ce fantôme tend, disent les occultistes tibétains, à ce libérer de la tutelle du magicien. Il arrive qu’il devienne
un fils rebelle et l’on raconte que des luttes, dont l’issue est parfois tragique pour le sorcier, s’engagent entre lui et sa
créature.
Tous ces contes dramatiques de « matérialisation » en révolte ne sont-ils que pure imagination ?
Quant à la possibilité de créer ou d’animer un fantôme, je ne puis guère la mettre en doute. Incrédule à mon ordinaire, je
voulut tenter l’expérience moi-même et, afin de ne pas me laisser influencer par les formes impressionnantes des déités
lamaïstes que j’avais l’habitude d’avoir sous les yeux, en peinture ou en statue, et je choisis un personnage insignifiant : un lama courtaud et corpulent du type innocent et jovial. Après quelques mois, mon bonhomme était formé. Il se « fixa » peu à
peu et devint une sorte de commensal. Il n’attendait point que je pense à lui pour apparaître, mais se montrait au moment où
j’avais l’esprit occupé à toute autre chose. L’illusion était surtout visuelle, mais il m’arrivait d’être comme frôlé par l’étoffe
d’une robe et de sentir la pression d’une main posée sur mon épaule. A cette époque, je n’étais point enfermé, je montais à
cheval tous les jours, vivais sous la tente et jouissait, selon mon heureuse habitude, d’une excellente santé.
Un changement s’opéra graduellement dans mon lama. Les traits que je lui avais prêtés se modifièrent, sa figure joufflue
s’amincit et prit une expression vaguement narquoise et méchante. Il devint plus importun; bref, il m’échappait. Un jour, un
pasteur qui m’apportait du beurre vit le fantôme, qu’il prit pour un lama en chair et en os.
J’aurais probablement dû laisser ce phénomène suivre son cours, mais cette présence insolite commençait à m’énerver. Elle
tournait au cauchemar. Je me décidai à dissiper l’hallucination dont je n’étais complètement maîtresse. J’y parvins, mais
après six mois d’efforts. Mon lama avait la vie dure. Que j’aie réussi à m’halluciner volontairement n’a rien de surprenant. La
chose intéressante dans ces cas de « matérialisation » est que d’autres voient la forme créée par la pensée. Les Tibétains ne
sont pas d’accord sur l’explication à donner à ce phénomène. »

Extrait: Le grand livre du mystérieux – Sélection du Reader’s Digest (1985)

Les fantômes d’animaux

Le cas d’animaux fantômes:
1. L’adieu de Bonika ( Présence de l’animal après sa mort)
2. Un cochon d’Inde fantôme (Une étrange photographie)
3. Apparition visuelle d’un chien fantôme
4. Le fantôme d’un Saint-Bernard (Un animal fantôme qui peut ouvrir une porte)
5. Une dame blanche et son chien (Vision collection d’un animal fantôme)
6. Surprenante photo d’un chien fantôme
7. Les fantômes d’animaux de Relans, France
8. Les chiens fantômes du manoir Ballechin
L’adieu de Bonika
La sœur de Mlle Wera Krijanowski, Mlle Lubow Krijanowski, nous raconte le fait suivant, qui lui est arrivé, et qui se rapporte à
la question si débattue de l’âme des animaux.
Il s’agit d’un petit chien, qui était notre favori à tous. C’est d’ailleurs un peu à cause de cette affection et des gâteries
exagérées qui en étaient la conséquence. L’animal tomba malade. Il souffrait de suffocation et toussait; le médecin vétérinaire
qui le soignait estimait que la maladie n’était pas dangereuse. Néanmoins, Wera s’inquiétait beaucoup; elle se levait la nuit
pour lui faire des frictions et lui donner sa médecine; mais personne ne pensait qu’il pût mourir.
Une nuit, l’état de Bonika ( c’était le nom du petit chien ) empira tout à coup; nous eûmes de l’appréhension et on résolut que,
dès le matin, on aille chez le vétérinaire, car si l’on s’était contenté de le faire appeler, il ne serait pas venu nous voir.
Donc, au matin, Wera et notre mère partirent avec le petit malade, moi je restai et me mis à écrire. J’étais si absorbé que
j’oubliai le départ des miens, quand, tout à coup, j’entendis le chien tousser dans la chambre voisine. C’était là que se trouvait
sa corbeille ( le petit lit du chien ) et, depuis qu’il était malade, à peine commençait-il à tousser ou à gémir que quelqu’un de
nous allait voir ce dont il avait besoin, lui donnait à boire et lui présentait sa médecine, ou lui ajustait le bandage qu’il portait
au cou.
Poussée par l’habitude, je me levai et m’approchai de la corbeille; en le voyant vide, je me rappelai que maman et Wera
étaient parties avec Bonika, et je restais perplexe, car la toux avait été si bruyante et si distincte qu’il fallait rejeter toute idée
d’erreur.
J’étais encore pensif devant la corbeille vide, quand, près de moi, se fit entendre un de ces gémissements dont Bonika nous
saluait quand nous rentrions; puis un second qui semblait venir de la chambre voisine; enfin, une troisième plainte qui
semblait se perdre dans le lointain. J’avoue que je restai saisi et pris d’un frémissement pénible; puis l’idée me vint que le
chien avait expirée. Je regardai la pendule, il était midi moins cinq.

Inquiet et agité, je me mis à la fenêtre et j’attendis les miens avec impatience. En voyant Wera revenir seule, je courus vers
elle et lui dit à brûle-pourpoint : « Bonika est mort. » « Comment le sais-tu ? » dit-elle, stupéfaite. Avant de répondre, je lui
demandai si elle savait à quelle heure précise il avait expiré. « Cinq minutes avant midi », me répondit-elle, et elle me raconta
ce qui suit :
Quand elles étaient arrivées chez le vétérinaire, vers onze heures, celui-ci était déjà sorti; mais le domestique pria
instamment ces dames de vouloir bien attendre, vu que vers midi son maître devait rentrer, car c’était l’heure qu’il avait
coutume de recevoir. Elles restèrent donc, mais comme le chien se montrait toujours agité, Wera tantôt le posait sur le divan,
tantôt le mettait à terre et consultait le pendule avec impatience. À sa grande joie, elle venait de constater qu’il n’y avait plus
que quelques minutes avant midi, lorsque le chien fut repris d’une suffocation. Wera voulut remettre le chien sur le divan;
mais comme elle le soulevait, elle vit tout à coup l’animal ainsi que ses mains s’inonder d’une lumière pourpre si intense et si
éclatante que, ne comprenant rien à ce qui arrivait, elle cria « Au feu !» Maman ne vit rien; mais comme elle tournait le dos à
la cheminée, elle pensait que le feu s’était pris dans sa robe, et elle se retourna, effrayée : elle reconnut alors qu’il n’y avait
pas de feu dans la cheminée, mais aussitôt après, on constata que le chien venait d’expirer, ce qui fit que maman ne pensa
plus à gronder Wera pour son cri intempestif et la peur qu’elle lui avait faite.
Article parut dans le volume VIII, p. 45, des Annales des sciences psychiques, reproduit d’un texte de la Revue Italienne Il
Vessillo Spiritista.


Un cochon d’Inde fantôme
C’est par une belle journée du mois d’août 1925 que le
Major Wilmot Allistone décide de prendre quelques
photographies de sa femme et de ses enfants.
La photo de droite fut une des images que le major Allistone
prit ce jour-là. Il eut la surprise de découvrir, à la place de
l’ours en peluche que son garçon tenait à la main, le défunt
cochon d’Inde de ce dernier. L’animal s’était fait dévoré par
un chien quelques jours auparavant et personne ne semble
en mesure d’expliquer sa présence sur cette photographie.
Bien que cette photo soulève la controverse et que les
opinions divergent quant à la clarté de l’animal fantôme et
des possibilités de trucage. D’après les experts ayant
analysé la photo, la thèse d’un trucage est peu plausible.
Cette photographie d’un animal fantôme est l’une des plus
populaire distribuée sur internet. Cependant, plusieurs
autres images, plus ou moins éloquentes, ont également été
présentées, mais pratiquement aucune d’entre elles
n’excluait les doutes de trucage. Le négatif d’une photo à
été soumise au British College of Psychic Science en 1927,
comme la photo du cochon d’Inde fantôme de la famille
Allistone, aucun trucage n’a pu être découvert.
Apparition visuelle d’un chien

Une seule fois, il m’est arrivé quelque chose de pareil à une preuve personnelle de la présence en esprit d’un animal que
j’avais fort bien connu dans ma vie. Il s’agissait d’un petit terrier, grand favori de ma famille, qui, par la suite du départ de son
maître, avait été donné à un de ses admirateurs, habitant à une centaine de milles de chez nous.
Un an après, comme j’entrais un matin dans la salle à manger, je vis, à mon grand étonnement, la petite Morna qui courait en
sautillant autour de la chambre et paraissait être en proie à une frénésie de joie; elle tournait, tournait tantôt en se fourrant
sous la table, tantôt en faufilant sous les chaises, ainsi qu’elle était habituée à faire dans ses moments d’excitation et de joie,
après une absence plus ou moins longue de la maison. J’en conclus naturellement que le nouveau maître de Morna l’avait
conduite chez nous, ou que, tout au moins, la petite chienne était parvenue à retrouver toute seule le chemin de son
ancienne demeure. J’allai aussitôt questionner à ce sujet les autres membres de la famille, mais personne n’en savait rien;
d’ailleurs, on eut beau la chercher partout et l’appeler par son nom, Morna ne se fit plus voir. On me dit donc que je devais
avoir rêvé, ou, pour le moins, je devais avoir été victime d’une hallucination; après quoi, l’incident fut vite oublié.
Plusieurs mois, un an peut-être se passa, avant qu’il nous arrivât de rencontrer le nouveau propriétaire de Morna. Nous lui en
demandâmes aussitôt des nouvelles. Il nous dit que Morna était morte à la suite de blessures qu’elle avait reçues au cours
d’une lutte avec un gros chien. Or, à ce que j’ai pu constater, le combat s’était passé à la même date, ou bien peu de temps

avant le jour où je l’avais vu (en esprit) courir, sautiller, tourner autour de la salle de son ancienne demeure.
Auteure : Mme E. d’Espérance
Article publié par Light, le 22 octobre 1904, p. 511
Le fantôme d’un Saint-Bernard qui peut ouvrir une porte
Me permettez-vous de vous relater un petit fait qui touche aux manifestations parapsychologiques. Il ne s’agit pas d’une
personne, mais d’une bête… Un peu solitaire, aimant l’étude et non le monde, je n’ai pas d’amis; mais j’en ai eu un : c’était un
chien. Ce chien était intelligent plus que bien des hommes. C’était mon gardien, lorsque la nuit je restais seul à contempler le
ciel, il était fidèlement couché à mes pieds, son épaisse fourrure (c’était un Saint-Bernard) me couvrait les jambes, il m’était
difficile de bouger lorsqu’il fallait suivre la marche d’une étoile. Si j’étais dans ma chambre et lisais, il restait assis me
regardant, et je dirai même me comprenant. Je sentais qu’il aimait autant la solitude que moi, c’est pour cela que nous ne
nous quittions pas.
Je vous fais cet exposé pour que vous puissiez comprendre mon affection pour lui, et pour quelles raisons le considérait
comme un ami. Voilà donc mon récit :
C’était en décembre 1910, le 14 exactement, que ma mère emmena mon Boby. Je dois noter avant tout qu’il avait la
désagréable habitude, lorsque quelqu’un approchait, de se porter vers lui un peu trop bruyamment; en second lieu, que,
lorsque je discutais avec mon père, il se mettait de la partie et tenait sérieusement de mon côté.
Après avoir reçu une plainte, mes parents résolurent de le faire abattre, et ce, sans me prévenir.
C’était un soir, à 19h30. J’étais dans ma chambre et j’entendis la porte s’ouvrir (il l’ouvrait seul, étant aussi grand que moi, il
mesurait 1m80). Donc, j’entendis la porte s’ouvrir et vis apparaître mon Boby. Il resta, l’air souffrant, sur le seuil. Je disais : «
Vient Boby! » mais il n’obéit pas. Je répétais alors mon ordre, il arriva. Il me frôla les jambes et se coucha sur le parquet; je
voulus le caresser, mais… rien, il n’était plus là !
Je me précipitai hors de ma chambre; la porte était restée ouverte; je téléphonai à Lausanne (2 km); je demandai le Clos
d’Équarrissage, et voici textuellement quel a été notre dialogue :
– Bonjour, Clos d’Équarrissage.
– Avez-vous vu une dame habillée en noir avec un chien Saint-Bernard?
– On vient d’en abattre un, il y a deux minutes à peine; il est couché et la dame est là!
À ces mots, je tombai à la renverse et je m’évanouis. Lorsque je revins à mon état naturel, je demandai mon chien : il n’était
pas là, il était mort.
Telle est l’histoire de mon Boby; il est à remarquer qu’à la minute où il mourrait, je l’ai vu de mes propres yeux et, ce qui
enlève tout le doute d’hallucination, c’est que la porte s’est ouverte d’elle-même.
Auteur : M.G. Graeser
Article publié dans les Annales des sciences psychiques (1912, p. 279)
Une vision collective – Une dame blanche et son chien
En ces derniers cinq mois, nous avons assisté aux manifestations spontanées les plus extraordinaires. Nous avons tous,
dernièrement, écouté une voix qui nous appelait par notre nom en plein jour, et avons assisté aux apparitions répétées d’une
dame blanche, un fantôme féminin de haute taille, habillée de blanc, et que tous les membres de la famille purent voir, sauf
moi, qui ai pu, par contre, en entendre la voix résonner, merveilleusement distincte, en présence de toute ma famille.
L’apparition a été vue plusieurs fois collectivement par diverses personnes, presque toujours en bonne lumière, et quelques
fois en plein jour. Deux fois, le fantôme a dialogué avec les témoins.
Il y a une quinzaine de jours, ces merveilleuses manifestations ont atteint leur apogée par l’apparition en plein jour du
fantôme vêtu de blanc, accompagné d’un chien. Un après-midi, ils ont été vus ensemble à deux reprises par deux différentes
personnes successivement. Le même jour, le chien a été vu trois fois toutes seules; une fois, quatre personnes l’ont vu
collectivement; parmi elles, il y avait une fillette de deux ans, qui a couru derrière le chien fantôme jusqu’au-dessous du lit, où
il avait disparu. Tout cela se passait en pleine clarté du jour et ce fantôme de chien a été revu plusieurs fois depuis.
Tous ceux qui l’ont vu sont d’accord pour décrire un chien terrier haut, blanc, avec une grosse tache noire irrégulière sur le
dos, oreilles droites et courtes, queue droite. On remarqua, en outre, qu’il semblait secoué par un fort tremblement de tout le
corps et que le poil de sa robe était plus court et plus luisant qu’il devrait l’être. Or, cette description correspond exactement à
celle d’un chien qui m’appartenait et qui est mort il y a douze ans environ; j’en avais presque oublié l’existence. Aucune des
personnes qui l’ont décrit ne l’avait connu de son vivant et n’avait même su qu’il eût existé. Ma tante ( puisque c’est son
fantôme qui se manifeste ) est morte il y a six ans; elle avait beaucoup aimé le chien qui l’accompagne. Il est à remarquer
que, mon chien était caractérisé par une exubérante vitalité, qui se manifestait par un violent tremblement qui secouait son
corps chaque fois qu’on éveillait son attention. N’oublions pas que tous ces détails véridiques étaient absolument ignorés de ceux qui virent et décrièrent le fantôme de l’animal.
Je rappellerai aussi qu’avant sa manifestation, on avait entendu des aboiements et grattements caractéristiques, qui se
produisaient en même temps que la dame blanche apparaissait; mais comme aucun de nous n’avait vu encore des fantômes
animaux, ces manifestations auditives furent pour nous inexplicables, jusqu’au jour où l’apparition du chien vint éclaircir ce
mystère.
La signification théorique de ce mémorable évènement ressort d’une manière fort nette; c’est-à-dire qu’il tend à prouver ce
que logiquement on devrait présumer, que l’esprit d’un chien, comme celui de sa maîtresse, peut survivre à la mort du corps.
Auteure : Révérand Charles L. Tweedale
Article publié par Light London, 1911, p. 101
Surprenante photo d’un chien fantôme
La photo de droite a été prise par une photographe amateur,
Madame Filson. Présente sur la photographie, Lady Hehir et
sa chienne Tara. Cependant, nous pouvons très facilement
distinguer la présence d’un autre chien, donc la tête se
retrouve près du postérieur de Tara.
Madame Filson et Lady Hehir ont immédiatement reconnu la
chienne terrier Kathal, qui était la compagne de jeu favorite
de Tara. Kathal était morte quelques semaines avant la
prise de la photographie, et son apparition est du moins
inexplicable. Nous ne pouvons distinguer qu’une tête de
chien, très nette qui semble se tenir devant l’objectif.
Le négatif d’une photo à été soumise au British College of
Psychic Science en 1927, comme la photo du cochon d’Inde
fantôme de la famille Allistone, aucun trucage n’a pu être
découvert.
Auteur: Ernest Bozzano
Extrait: Les apparitions, les pouvoirs inconnus de l’homme, p. 30-37, Édition Tchou 1978
Les fantômes d’animaux de Relans, France
Le tout petit village du Jura compte moins de 500 habitants, mais il est le berceau d’un grand nombre de légendes, dont
certaines histoires d’animaux fantômes. En effet, à de nombreuses reprises, un bouc noir aurait été aperçu, allant et venant
sans cesse autour de l’étang de la Gaberie. Non loin de là, un autre point d’eau nommé l’étang de la Basse de Relans
possède lui aussi son fantôme. Une poule noire, qui semble être prisonnière de ce lieu, hante continuellement les abords de
l’étang. Ces deux créatures ont à voir avec la sorcellerie et le sabbat, le Jura est par ailleurs réputé pour les cérémonies qui
se déroulaient dans les forêts de noirs sapins.
Toujours dans la même région, le village de Relans est qualifié de « village féerique ». On y raconte beaucoup d’histoire de
fantôme, comme celle d’un cheval sans tête qui hantait le bois de Commenailles. Selon les dires de certains, il fondait au
galop sur le voyageur, et le jetant sur son dos il allait le déposer au loin, soit dans les champs, soit au milieu des bois.
D’autres fois il arrivait sans bruit derrière le passant, et lui posait ses pieds de devant sur les épaules. Il semblerait que ce
cheval ait disparu « dans les tourmentes révolutionnaires, tourmentes qui ont emporté tant d’autres choses. »
Par ailleurs, un autre cheval à trois pieds est mentionné dans le folklore alsacien : « Parmi les animaux fantômes de
Strasbourg, il faut placer au premier rang le cheval à trois pieds qui erre sur les ponts et sur les rives de l’Ill et que l’on assure
être le diable »

Sources et autres références:
Volume VIII, p. 45, des Annales des sciences psychiques – Revue Italienne Il Vessillo Spiritista.
Les apparitions, les pouvoirs inconnus de l’homme, p. 30-37, Édition Tchou 1978

La sorcière blanche de Rose Hall Greathouse

Difficile de passer à côté de ce temple du tourisme jamaïcain ! Son nom est inscrit en pierres blanches sur les flancs de la
colline au sommet de laquelle trône la plus majestueuse des greathouses du pays. Impossible donc de passer sa route sans
la voir. Restaurée avec bonheur par John Rollins, un ancien gouverneur de l’Etat du Delaware, qui, fortune faite dans
l’immobilier, a consacré beaucoup de temps et d’énergie à la restauration de ce monument du patrimoine jamaïcain.
Depuis, nombre d’événements culturels (concerts, ballets) et sociaux y trouvent une scène et un décor dignes des plus
prestigieux spectacles. Demeure surmontée d’un toit de tuile grise à l’architecture sévère et presque austère, Rose Hall
respecte un principe de symétrie rigoureuse. Une multitude de fenêtres à petits carreaux égayent la façade lui donnant un air
de respectable demeure anglaise : ce qui témoigne bien de l’attachement des colons expatriés à leurs racines. Les jardins
ceinturant la maison ont domestiqué la luxuriance tropicale pour l’assagir en un décor discrètement fleuri.
Mais revenons à l’histoire mouvementée de cette grande maison. Construite en 1760 par John Palmer, un riche planteur,
représentant de la Couronne britannique dans la paroisse de Saint James, cette massive demeure géorgienne a été baptisée
du nom de la femme de Palmer, Rose. Haut lieu de la vie sociale de l’île, la maison a été détruite lors du soulèvement des
esclaves de décembre 1831. Abandonnée à son sort pendant plus d’un siècle, elle devait renaître de ses ruines en 1966
lorsque John Rollins, tombé sous le charme de son histoire, en est devenu propriétaire et l’a restaurée pour un budget
colossal de plus de 2 millions de dollars.

L’épisode 9 de la 5eme saison de Ghost Adventure se déroule à Rose Hall Greathouse
Aujourd’hui, son faste retrouvé, Rose Hall Greathouse est une attraction majeure et incontournable de la Jamaïque. Tout à
Rose Hall est imposant et, si ni la décoration ni le mobilier ne sont d’origine, tout a été reconstitué dans le plus grand respect
de l’époque.
Les pièces vastes et richement meublées témoignent de l’opulence et de la magnificence de la vie des planteurs. Salles de
réception, de bal, chambres et antichambres, salon de lecture et salon de musique, rien n’était trop beau – ni trop coûteux –
pour reproduire un peu de cette vie au parfum de Vieille Angleterre laissée derrière soi.
Mais ce qui constitue sans aucun doute l’un des attraits majeurs de la maison, c’est la sorcière blanche de Rose Hall qui
hante la demeure depuis le XIXe siècle ! Lorsque Anne May Patterson épouse John Rose Palmer, le petit-neveu du fondateur
et héritier de la propriété, elle n’est encore qu’une très jeune fille. Moitié anglaise, moitié irlandaise, Annie avait été élevée en
Haïti, l’île voisine. Sa nourrice, venue d’Afrique avec les marchands d’esclaves, l’avait initiée aux rites du vaudou. Annie est
une jeune femme autoritaire aux appétits sexuels insatiables. Sans doute son premier mari n’est-il pas à la hauteur de ses
attentes car, sans autre forme de procès, elle l’empoisonne habilement et sans laisser de trace. Très rapidement remariée,
Annie tombe sur un époux guère plus satisfaisant que le premier. Elle le poignarde sauvagement. De nombreux esclaves
mâles de la plantation connaîtront un destin fatal après avoir honoré la couche de leur maîtresse. Toujours insatisfaite, malgré
les services rendus par les esclaves, Annie convole de nouveau. Cette fois, elle choisit d’étrangler son troisième mari. Des
esclaves révoltés finiront par se débarrasser de la demoiselle. Mais, depuis, le fantôme d’Annie, ne laissant pas de repos à
son âme torturée, hante les lieux de ses crimes ; l’ectoplasme aurait tué encore plusieurs personnes. Nombre de tentatives
ont été menées pour entrer en contact avec Annie. Lors d’une séance de spiritisme en 1978, Annie elle-même a conduit le
spirite à la découverte d’une poupée vaudou. L’affaire a fait le tour de l’île.
Telle est la légende à laquelle les Jamaïcains sont attachés et qui vous sera débitée très sérieusement par les jeunes filles en
robe de madras qui guident la visite. La vérité est sans doute beaucoup moins dramatique, puisque Anne Palmer s’est éteinte
en 1846 après de longues années d’un mariage paisible avec John Palmer. La légende trouve son origine dans un roman
fantastique écrit en 1929 par H.-G. de Lisser et dans le fait que Rose Palmer, la première propriétaire de la maison, a
effectivement eu quatre maris.
Source: Petit futé – Rose Hall Greathouse
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L’enlèvement de St-Luke Une étrange histoire provenant de Liverpool, racontée par Tom Slemen

Ce récit raconte un évènement étrange qui a eu lieu à Liverpool, en Angleterre, au début des années 1990 et qui n’a jamais
été expliqué.
Tout a commencé pendant la soirée brumeuse du 20 décembre 1991. En ce vendredi, la famille Edwards eut l’idée d’aller au
centre-ville de Liverpool afin d’y faire un peu de magasinage pour Noël. Au volant de sa Volvo, Mr. Edwards conduit donc sa
femme et ses quatre enfants en ville, et comme d’habitude, trouver un espace de stationnement se révèle fort difficile. Il
conduit donc aux alentours, cherchant désespérément pendant que ses trois fils et sa fille contemplent les spectaculaires
décorations de Noël qui bordent les rues. La plus jeune des enfants se nomme Abbey, elle est âgée de six ans. Elle harcèle
ses parents depuis plusieurs jours pour l’emmener magasiner en ville afin de voir le grand sapin recouvert de lumières
colorées qui se trouve sur la rue Church.

Alors que son père commençait à présenter des signes d’impatience, sa mère vit soudainement une place libre sur une rue
parallèle nommée Bold Place, située juste à côté des jardins de l’Église St-Luke.
« Tu es un génie. » Dit-il à sa femme, avant de tourner sur cette petite rue mal éclairée, qui est peu en pente. Aussitôt que la voiture est garée, les enfants sautent hors du véhicule avec impatience. Tous les quatre ne parlent que de leurs éventuels
cadeaux de Noël. Pendant ce temps, un brouillard glacé envahit la rue.
Alors qu’il vérifie si toutes les portes de la voiture sont bien verrouillées, M. Edwards entame une discussion avec sa femme
afin de choisir dans quelle boutique ils iront en premier. Il vient d’apercevoir une boutique sur Bold Street ou il aimerait aller
acheter un cadeau pour son père, alors que Mme Edwards insiste pour aller dans un autre magasin afin d’acheter un CD
pour sa sœur. Les enfants s’y mettent à leur tour, désirant se rendre, au plus tôt, dans les magasins de jouets. Exaspéré, M.
Edwards perd patience : « D’accord ! Maintenant, taisez-vous ! »
La famille était sur le point de se mettre en route quand, tout à coup, M. Edward remarque un détail troublant et
soudainement son cœur saute un battement. Avec un regard d’effroi, il regarde partout aux alentours et murmure : « Mais où
est Abbey ? »
Tout le monde regarde autour d’eux, Mr Edwards se précipite pour regarder à travers les fenêtres de la voiture, mais Abbey
n’y est pas.
« Mais où est-elle allée ? » demande Mme Edwards d’une voix tremblotante. Les trois garçons regardent autour d’eux, mais
la rue est complètement déserte.
Soudain, une voix faible résonne au loin.
« Papa! »
La voix ressemble à celle de Abbey et semble provenir de l’autre bout de la rue, à l’intersection des rues Bold et Roscoe. La
famille, avec M. Edward en tête, se précipite dans cette direction.
« Abbey ! Mais où es-tu ? »
Les portes arrières de l’église St-Luke sont ouvertes, et M. Edwards suppose donc que sa fille doit errer dans l’enceinte de
l’ancienne église. Tous les membres de la famille confirment avoir entendu Abbey, mais elle ne semble être nulle part, et le
brouillard s’épaissit de minute en minute.
Malgré le fait qu’il ne dise rien afin de ne pas faire paniquer sa famille, Mr Edwards envisage le pire : il craint que sa fille ait
été kidnappée et amenée dans les ruines de l’ancienne église.
Pendant que sa femme cour à la voiture pour aller chercher une lampe de poche, il escalade le rebord d’une fenêtre afin de
pouvoir regarde à l’intérieur du bâtiment désert. Grâce à la lampe de poche, il espère parvenir à voir si Abbey est là, car tous
sont convaincus que sa voix provenant de cet endroit. Une fois bien positionné et équipé de la lampe de poche, il regarde à
l’intérieur. Cependant, l’endroit semble bel et bien désert. La lumière lui permet d’entrevoir les ruines de l’église St-Luke, qui
fût détruite pendant un bombardement de la Seconde Guerre mondiale, frappée par une bombe incendiaire. Seule la
structure du bâtiment à résistée, et l’église fût laissé telle quelle en mémoire de l’évènement. Malgré tout, il reste convaincu
que la voix de sa fille provenait de l’intérieur.
Mme Edwards, qui a aidé son mari à escalader le rebord de la fenêtre, s’exclame : « Écoutez! »
Ce sont les sons faibles et étranges d’un orgue d’église qui semble émaner du bâtiment.
« Le son voyage étrangement la nuit , dit Mr Edwards, nous devons aller voir la police. »
Mme Edwards se met aussitôt à pleurer, mais son mari tente de la consoler : « Ça va bien aller, nous allons la retrouver mon
amour. Elle n’a pas pu aller bien loin…! »
La famille se rend donc au poste de police de Hope Street et informe le sergent en service des évènements. Ce dernier alerte
toutes les voitures de patrouille qui sont disponibles dans la région et informe les agents du centre-ville qu’ils doivent rester à
l’affût afin de retrouver cette jeune fille. La famille revient aussitôt sur Bold Street, avec comme seul but de poursuivre leurs
recherches et retrouver Abbey. Ils retournent donc aux ruines de l’église, mais leurs recherches sont vaines. Après vingt
minutes ils décident de revenir à la voiture quand quelque chose de bizarre attire leur attention. Sortant des ruines de l’église,
un grand homme vêtu un long manteau noir et un chapeau haute-forme marche tranquillement en tenant la main de Abbey.
Abbey aperçoit également ses parents et se précipite dans leur direction en pleurant, s’éloignant rapidement de l’homme
sinistre, qui semble tout droit sorti d’une autre époque. Il a de longs favoris broussailleux, un visage pâle et fixe les Edwards
de ses yeux noirs. Se tenant devant les portes de l’église, il dit : « S’il vous plaît accepter mes sincères excuses pour toute
détresse causée. »
Puis, il tourne et repart silencieusement à l’intérieur des murs.
Mme Edwards demande aussitôt à Abbey: «Tu vas bien? Mais où étiez-vous? »
«Je suis bien, maman ! »
M. Edwards est furieux, et il crie à l’homme, «Hey! Qui êtes-vous? À quel jeu vous jouez hein?»
Puis au même moment une voiture de police vient rejoindre la famille. Mr. Edwards indique au policier où se trouve l’homme,
qui vient à peine de disparaître de leur vue. Trois policiers courent immédiatement vers l’église brandissant leurs matraques.
Mais les policiers ne trouvent personne, les ruines sont désertes. Plusieurs policiers se joignent au groupe et fouillent tout le périmètre avec leurs puissantes lampes-torches, mais le suspect n’est pas retrouvé. Cependant, plusieurs d’entre eux
affirment avoir entendu une faible musique, le son d’un orgue d’église, mais sans être capable d’identifié la source de la
musique.
C’est lorsqu’on demande à Abbey où elle a été que les choses deviennent encore plus bizarres. La petite affirme qu’une
vieille femme, vêtue d’un châle, l’avait attrapée par la main et entraînée dans l’église St-Luke, où une messe était tenue.
Dans l’église, il y avait beaucoup de gens habillés en vêtements démodés. Les femmes portaient de grands chapeaux, et les
hommes étaient tout habillés en noir. Abbey avait crié à son père, mais la vieille femme avait mis sa main sur la bouche de la
jeune fille pour la faire taire. Plus tard, un grand homme est venu dans l’église et l’a tiré des griffes de la vieille femme. C’est
lui que ses parents ont vu, la tenant par la main.
Le policier intrigué demande à la jeune fille si l’homme lui avait dit quelque chose. Abbaye secoua la tête, puis dit: «L’homme
m’a dit qu’il est mort depuis longtemps, c’est tout.»
Un frisson parcourt la colonne vertébrale de tous ceux qui entendent la réponse de l’enfant. Depuis cet étrange incident, la
famille Edwards refuse d’aller près de l’église Saint-Luke, en particulier pendant la période de Noël …
Copyright © 2004 par Slemen Tom. Tous droits réservés.
Cette histoire reproduite avec la permission de Tom Slemen et traduite de l’anglais par David Magny.
Source: http://www.slemen.com
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Les crânes hurleurs Ces fortes têtes qui, même une fois mort, refusent de se taire

Pour beaucoup de peuples primitifs, le crâne était l’objet d’une terreur superstitieuse. Ils y voyaient le siège de l’âme. Les
chasseurs de têtes conservaient le crâne de leurs ennemis comme de précieux trophées. Les guerriers scandinaves buvaient
dans des crânes, car ils pensaient qu’ainsi ils héritaient des vertus martiales de leurs adversaires.
Les crânes ont toujours joué un rôle important dans les pratiques des sorcières et des magiciens. Il y a eu un procès célèbre
au sujet des crânes, celui qui fut intenté en 1612 à Anne Chattox, qui commandait à toute une bande de sorcières du
Lancashire. Elle fut accusée d’avoir déterré trois crânes dans un cimetière pour s’en servir dans des rites démoniaques.
Évidemment, elle fut pendue.
Au XVIIe siècle, une jeune fille nommée Anne Griffiths, qui vivait à Burton Agnes Hall ( le célèbre manoir où habitera plus tard
Elizabeth I ), dans le Yorkshire, fut attaquée et sauvagement battue par des voleurs. Au moment où elle allait mourir, elle
exprima le désir singulier que sa tête soit ensevelie dans le manoir qu’elle aimait tant. Mais son voeu ne fut pas respecté, et
elle fut enterrée dans le cimetière du village. Peu de temps après les funérailles, la maison se mit à retentir des
gémissements affreux, de bruits étranges et sinistres, et les portes claquèrent toutes seules. On déterra le crâne, on le scella
dans un mur du manoir, et depuis lors Burton Agnes Hall connait la paix.

Un crâne qui a perdu la tête
De toutes les histoires de crânes qui courent en Angleterre, la plus singulière est probablement celle du crâne hurleur de
Bettiscombe Manor, dans le Dorset. Ce château est le berceau de la famille Pinney. Au XVIIIe siècle, un Pinney partit pour les
Indes occidentales et en revint avec un serviteur noir. Ce serviteur mourut très rapidement, mais avant de mourir, il fit
promettre à son maître qu’il serait enterré dans sa patrie, une île des Caraïbes appelée Nevis. Le châtelain ne tint pas sa promesse et fit ensevelir son serviteur dans le cimetière local. Assitôt, des cris effroyables s’élevèrent de la tombe et
terrifièrent le voisinage. Il fallut exhumer et le rapporter dans la demeure pour obtenir un retour au calme.

Les occupants actuels du manoir, Mr et Mrs Pinney pensent maintenant
que la dernière volonté du noir a été respectée et que toute cette histoire
est sortie de l’imagination d’un antiquaire du XIXe siècle, le juge J.S.
Udal.
«Nous pensons, explique Mrs. Pinney, que le crâne a été découvert dans
un tombeau celtique qui se trouvait derrière le manoir. On le transporta au
château entre 1690 et 1694 et il fut considéré comme talisman. En 1897,
le juge Udal qui visitait l’île de Nevis entendit parler d’un esclave qui était
autrefois parti pour l’Angleterre. A son retour, le juge Udal s’imagina que
le crâne appartenait à cet esclave et il écrivit un article à ce sujet dans un
bulletin local.»
En fait, ce crâne, examiné par un spécialiste, se révéla être celui d’une petite fille décédée 2000 ans auparavant.
Mais la légende est tenace. Encore aujourd’hui, on dit que si l’on enlève le crâne il se met à hurler, et la personne qui oserait
le déplacer mourrait dans l’année.
Source: Facts and fallacies, Reader’s Digest, 1988

Waverly Hills Sanatorium

Le terrain de Louisville, au Kentucky, avait initialement été le site d’un manoir spacieux, mais en 1910, un hôpital de pointe de la tuberculose appelé Waverly Hills Sanatorium a ouvert sur le même terrain pour servir les patients de la région. Louisville, entourée de marécages et de zones humides, avait une proportion plus élevée de patients atteints de la maladie – alors appelée «la peste blanche» – que beaucoup d’autres parties du pays.

Pendant la première moitié du 20ème siècle, le traitement de la maladie pourrait être classé comme bizarre, c’est le moins qu’on puisse dire. Les autorités médicales ont estimé que l’air frais, et beaucoup d’entre eux, était le meilleur médicament. Ainsi, les patients ont été déployés sur les vérandas et les patios, peu importe la température et la température, toute l’année, la pluie, le soleil ou la neige. D’autres formes de « thérapie » comprenaient l’ablation chirurgicale de plusieurs côtes et muscles d’un patient dans l’espoir que les poumons se développeraient ensuite davantage. Des ballons ont été insérés dans les poumons, également dans l’espoir d’une expansion progressive. Beaucoup de patients sont morts de ces « cures » tentées.

Ces traitements, dans l’ensemble, étaient des échecs. Jusqu’au début des années 1940 – quand des médicaments efficaces ont été découverts pour combattre la maladie – des dizaines de milliers de personnes sont mortes à Waverly Hills. Cela a causé un problème pour le personnel. Ils craignaient que les patients vivants abandonnent l’espoir s’ils voyaient tant de corbillards arriver au sanatorium, et donc un tunnel a été gréé pour prendre les cadavres d’une entrée au rez-de-chaussée à l’autre côté d’une colline voisine, gardant les corps à l’abri des regards.

Heureusement, dans la seconde moitié du XXe siècle, le nombre de cas de tuberculose a chuté. En 1961, Waverly Hills Sanatorium a fermé boutique et a été abandonné.

En 1962, le sanatorium a été transformé en centre de soins pour personnes âgées. Il ne fallut pas longtemps avant que les rumeurs et les rumeurs commencent à se répandre sur les abus dans l’établissement: des expériences étranges sur des victimes qui ne veulent pas et des traitements d’électrochocs pour des conditions inexistantes. Il a été dit que les personnes âgées qui étaient saines d’esprit ne sont pas restées longtemps dans cette situation. Les autorités ont finalement fermé l’endroit en 1982.

Plus tard, il a été prévu de faire du bâtiment une prison, et un autre projet a voulu ériger la plus grande statue de Jésus sur le site.

Mais aucune de ces idées ne s’est concrétisée, et le bâtiment a été laissé aux vandales et à la décadence pendant de nombreuses années.

On pourrait penser que n’importe quelle propriété avec une telle histoire horrible prétendrait être hantée, et vous auriez raison.

Pour des raisons peu claires, le cinquième étage semble être le centre des activités paranormales. On voit des fantômes d’enfants jouer dans les chambres. Les esprits des patients âgés parcourent les couloirs. Les lumières sont vues dans les fenêtres et l’odeur de la cuisine bouillonne dans les couloirs. La salle 502 a un passé particulièrement sordide. L’histoire raconte qu’une infirmière, qui était enceinte et enceinte (et qui a peut-être contracté elle-même la tuberculose), s’est pendu dans la pièce et n’a pas été découverte pendant un certain temps. Et, bien sûr, le tunnel infâme où les cadavres ont voyagé est censé être à la maison de plus de quelques fantômes.

L’ancien sanatorium a été présenté sur de nombreuses émissions de télévision qui explorent le paranormal.

Le Sanatorium Waverly Hills est aujourd’hui détenu par des investisseurs privés qui soulignent la réputation du site comme l’un des endroits les plus hantés en Amérique. Ils offrent des visites pour les chasses aux fantômes curieux et du jour au lendemain pour les plus aventureux.

Sources:
 » Waverly Hills Sanatorium  » Wikipedia, tiré 27/10/11
Le site Web Waverly Hills Sanatorium , tiré 27/10/11
 » Waverly Hills Sanatorium  » Prairie Ghosts site, tiré 27/10/11

Hommes en noir (MiB)

Le 27 octobre, deux amis, Danny Stephens et un homme seulement identifié comme Paul, ont eu une rencontre avec un OVNI qui a duré assez longtemps. Les deux ont remarqué que l’autre avait une teinte orange inexpliquée ou une lueur à leurs yeux. Les deux ont également rapidement réalisé que plus de temps s’était écoulé que prévu. Le jour suivant, Stephens était seul dans la caravane qu’il partageait avec Paul quand il a reçu un visiteur à l’improviste. L’homme au port lourd portait des vêtements sombres et des lunettes de soleil. L’étranger a interrogé Stephens au sujet des événements de la veille et a menacé l’homme de 21 ans en termes non équivoques avant de partir. Les deux hommes ont opté pour une régression hypnotique afin de découvrir ce qui s’est passé dans la période de temps manquant. Ils ont approché le Dr Herbert Hopkins. Une mémoire d’abduction a été trouvée qui ressemblait à d’autres récits de l’expérience d’enlèvement.

Cela aurait pu être la fin de l’histoire si une autre rencontre, encore plus étrange, n’avait pas eu lieu avec le docteur Hopkins près d’un an après les régressions. En septembre 1976, Hopkins était seul à la maison quand il a reçu un appel téléphonique d’un homme qui a déclaré qu’il était un enquêteur d’OVNIS. Hopkins accepta de parler à l’homme et dès que l’appel fut terminé, on frappa à sa porte. À l’extérieur se trouvait un homme chauve avec un rouge à lèvres mal appliqué. Pendant un moment, la paire a parlé de l’expérience ovni jusqu’à ce que le visiteur produise une pièce et insiste pour que Hopkins regarde. La pièce s’est dématérialisée juste avant les yeux de Hopkins. Le MiB a alors insisté pour que la pièce ne soit plus jamais vue. Tandis que Hopkins restait à réfléchir sur ce dont il venait d’être témoin, ce qu’il lui avait dit ensuite le terrifiait encore plus. L’enquêteur a admis que «son énergie était faible» avant de tâtonner vers la porte d’entrée et de partir. C’est alors seulement que Hopkins s’est rendu compte que son visiteur ne semblait pas avoir de moyen de transport.

Même ce n’était pas la fin des rencontres. Environ deux semaines après le visiteur de Hopkins, son fils John, qui n’avait aucun lien réel avec l’un ou l’autre incident, reçut la visite d’un autre homme en noir et d’une femme en noir. Il était à la maison avec sa femme Maureen quand le couple est arrivé. Les deux étaient vêtus de vêtements vintage et avaient apparemment des problèmes de marche correctement. Pendant toute la visite, le MiB a caressé et cherché à tâtons le WiB et a toujours demandé conseil à John. Le WiB voulait savoir comment Maureen était faite et si elle avait des photos nues d’elle-même. Des questions pour le couple marié ensemble jamais élevé au-delà du banal ou banal. Le MiB et le WiB ont alors révélé qu’il était temps de partir et ils l’ont fait sans aucune reconnaissance ou gratitude. John et Maureen ont remarqué que les visiteurs marchaient dans des lignes droites rigides.

Source: UFO !: Le catalogue des observations complètes

Dede Koswara – L’homme de l’arbre

Que feriez-vous si votre corps soudainement transformé en une image horrible devant vos propres yeux? Encore plus, il n’y avait aucun moyen d’arrêter le changement ou de l’inverser? C’est l’histoire de Tree Man Dede Koswara qui a été diagnostiqué avec une maladie rare et troublante.

Dede Koswara

Dede Koswara est juste un pêcheur d’Indonésie, mais il est connu dans le monde entier. À un moment donné dans sa jeunesse, il a gratté son genou, et ainsi a commencé ses luttes pour la vie comme le plus célèbre arbre arbre du monde. Après son accident, son corps est devenu couvert de croissances anormales qui étaient particulièrement saillantes sur ses mains et ses pieds. En raison des excroissances aux extrémités de ses racines et des plaques semblables à l’écorce sur le reste de sa peau, son état l’a fait connaître sous le nom de «Tree Man». Son corps est incapable d’arrêter le développement des excroissances. devenir plus grand avec le temps.

Maladie de l’homme des arbres

Dede souffre d’une maladie rare connue sous le nom d’ épidermodysplasie verruciforme, également connue sous le nom de dysplasie de Lewandowsky-Lutz . Cette maladie est un trouble cutané héréditaire autosomique récessif. À la suite de la maladie, Dede a une susceptibilité accrue aux pappilomavirus humains. Aussi connu sous le nom de VPH, ces conditions sont très faciles à contracter pour la personne ordinaire. Il a été dit que jusqu’à 80 pour cent des personnes peuvent être infectées par un virus sans présenter de symptômes. Il existe 200 types de VPH, et le symptôme le plus commun est une simple verrue. Pour Dede, ce symptôme «simple» est décuplé. Comme les mains et les pieds sont particulièrement vulnérables aux VPH, les «racines» de son état sont devenues particulièrement importantes dans ces régions.

Le résultat de son infection HPV incontrôlée provoque la croissance de macules et de papules écailleuses sur son corps. La plupart des gens éprouvent des macules plates et écailleuses sur le visage et le cou avec des lésions sur les mains et les extrémités. La forme bénigne de l’épidermodysplasie verruciforme présente uniquement ces verrues plates, mais il existe une forme maligne de la maladie qui entraîne une augmentation des lésions cutanées et le développement de tumeurs cutanées. Depuis plus de 20 ans, le cas de Dede a dérouté et intrigué les médecins et les scientifiques, mais personne n’a encore été capable de le guérir complètement.

Traitement

Grâce à de nombreuses recherches, essais et erreurs, de nombreux traitements ont été appliqués pour aider son état, mais aucun traitement significatif et durable contre cette maladie n’a été trouvé. En 2008, Dede a été opéré pour enlever 13 kilos de verrues de son corps. La chirurgie consistait en:

  • Enlever les verrues épaisses et les longues excroissances sur ses mains
  • Enlever les petites verrues de son visage et de son torse
  • Appliquer des greffes de peau sur les zones traitées de ses mains

dede koswara arbre hommeEnviron 95% des verrues sur son corps ont été enlevées, mais elles sont finalement revenues. Sur la base de ses résultats, il a été estimé qu’il aurait besoin d’au moins deux chirurgies par an pour le reste de sa vie pour maintenir les croissances en baisse. Une analyse de sang a montré qu’il manquait un antigène dans son système immunitaire pour lutter contre les infections à levures. On lui a proposé d’avoir des tests pour déterminer si c’était traitable, mais il a refusé.

En 2011, Dede a eu une autre série de chirurgies améliorées pour enlever les verrues qui se sont développées après ses procédures initiales. Cela s’est avéré être seulement une solution temporaire car les verrues repoussent à chaque fois. Un autre homme d’Indonésie a été trouvé en 2009 pour avoir la même maladie que Dede Koswara, montrant que la maladie peut ne pas être aussi rare qu’on le croyait autrefois.

Enterrement prématuré: l’horreur d’être enterré vivant

Sépulture prématurée et trois cas réels

Imaginez-vous juste un instant se réveiller dans un cercueil de six pieds sous terre dans une obscurité silencieuse complète, haletant pour l’air sans aucun moyen pour quiconque d’entendre vos cris laborieux. L’enterrement prématuré, également connu comme étant enterré vivant, est l’une des choses les plus effrayantes qu’on puisse imaginer.

 

La peur d’être enterré vivant est appelée taphophobie. Bien que peu, voire aucun, les gens modernes aiment l’idée d’être enterrés vivants, la société au 19ème siècle a transformé la peur en une grande vague de terreur populaire.

Et il y avait une raison pour la peur. Avant que l’embaumement devienne une pratique courante, il y avait des histoires vraies (et malheureuses) vraies de personnes considérées à tort comme mortes – au lieu de, disons, dans un coma – qui ont été enterrées alors qu’elles étaient encore en vie et découvertes plus tard pour diverses raisons. le cadavre.

Signes d’enterrement prématuré

Probablement le premier épisode noté était le philosophe écossais John Duns Scot (1266-1308). À un moment donné après sa mort, sa tombe a été rouverte et ils ont trouvé la moitié du cadavre à l’extérieur du cercueil et ses mains et ses doigts ensanglantés de tenter d’échapper à son repos éternel précoce.

Les doigts ensanglantés étaient un signe commun d’enterrement prématuré. Souvent, lorsque les cercueils étaient ouverts après la «mort» de quelqu’un, le corps se trouvait dans une position tordue avec des égratignures partout dans l’intérieur et les ongles complètement mordus ou éraflés dans une tentative infructueuse pour échapper à la tombe.

L’enterrement prématuré comme forme d’exécution

Cependant, toutes les sépultures vivantes n’étaient pas accidentelles. Les sépultures vivantes sont connues pour avoir été une méthode d’exécution en Chine et dans les Khmers rouges.

Et un morceau de folklore déclare qu’au 6ème siècle un moine maintenant connu sous le nom de St Oran a été volontairement enterré vivant comme sacrifice humain pour assurer la construction réussie d’une église sur l’île d’Iona au large de la côte écossaise. L’enterrement a traversé et après un certain temps, le cercueil a été ramené et ils ont trouvé Oran à peine vivant. Il était, cependant, capable de rapporter que l’au-delà n’avait aucun enfer ou paradis. Ces nouvelles affligeantes à une communauté chrétienne ont fait qu’Oran a été réenterré rapidement pour de bon.

Cercueils de sécurité pour la taphophobie

Comme pour toute autre crainte répandue, certains opportunistes ont profité de la peur des gens pour en faire une marchandise à remplir leurs coffres. Le concept d’un « cercueil de sécurité » a été développé pour apaiser la peur d’une sépulture vivante. Il y avait une variété de conceptions coûteuses qui ont frappé le marché.

En 1791, un ministre a été enterré dans un cercueil avec une vitre qui permettrait à un gardien de cimetière de vérifier et de voir que le ministre était, en fait, mort. Une autre conception a consisté en un cercueil avec des tuyaux d’air et des clefs au cercueil et à la tombe au cas où l’occupant vivant devait sortir de sa tombe d’enterrement. Un cercueil de la fin du 18ème siècle consistait en une ficelle qui sonnerait une cloche ou agiterait un drapeau au-dessus du sol si la personne enterrée n’était pas réellement morte.

Ces cercueils d’échappement n’étaient pas seulement pour les victoriens. Dans les années 1990, un brevet a été délivré pour construire un cercueil comportant des alarmes et des lampes de poche et du matériel médical pour maintenir une personne en vie pendant que les ouvriers déterraient le corps. Pour autant que nous le sachions, personne n’a jamais été enterré vivant dans le monde des vivants grâce à l’utilisation d’un cercueil de sécurité.

La fiction reflète l’obsession

Le sujet de l’enterrement prématuré ne se limite pas au domaine scientifique et commercial. En raison de la peur généralisée de l’enterrement au cours des années 1800, l’ enterrement prématuré par Edgar Allan Poe a émergé en 1844. Son histoire courte était d’un homme qui souffre de taphophobie profonde en raison de sa condition cataleptique. Il s’inquiétait de ce que les gens le prennent comme mort pendant l’un de ses épisodes et l’enterrent vivant.

Bien que The Enterrement Prématurée ait eu un impact profond sur la société taphophobe de l’époque, il y a eu beaucoup de films présentant une mort prématurée. Certains de ces films reflètent les multiples histoires d’Edgar Allan Poe sur le sujet. Même aujourd’hui, lire ses travaux de plus de 100 ans peut encore envoyer un frisson dans sa colonne vertébrale, avec ses comptes détaillés de personnes malheureuses qui avaient essayé désespérément de creuser, griffer ou mordre leur chemin hors de leurs cercueils.

Trois cas historiques de personnes enterrées vivantes

Pour les trois personnes suivantes, un cercueil de sécurité aurait pu être utile. Voici trois sépultures prématurées réelles d’individus qui se sont réveillés dans leurs tombes.

Angelo Hays – France (1937)

Connu à travers la ville pour son amour de conduire sa moto, Angelo Hays était un jour à cheval et a été jeté de son vélo après avoir heurté un trottoir et a frappé un mur de briques la tête la première. À l’âge de 19 ans, il a été déclaré mort d’un traumatisme crânien massif. Son visage était si défiguré que ses parents n’avaient pas le droit de le voir avant d’être enterrés. Le docteur l’a déclaré légalement mort parce qu’il n’a pu trouver aucune impulsion, et ainsi, Angelo a été enterré.

En raison d’une police d’assurance que le père d’Angelo lui avait confisquée quelques mois plus tôt, la compagnie d’assurance avait des soupçons et demandait que le corps soit exhumé deux jours plus tard. Une fois le corps exhumé et déballé des vêtements funéraires, ils ont découvert que le corps d’Angelo était encore chaud et qu’il y avait un léger battement de cœur. Après avoir été relancé et faire un rétablissement complet, Angelo est devenu une célébrité dans sa France natale.

Virginia MacDonald – New York (1851)

Après une longue maladie, Virginia MacDonald, qui vivait avec son père, a finalement succombé à sa maladie et est décédée. Elle a été enterrée au cimetière de Greenwood à Brooklyn. Sa mère cependant, a insisté sur le fait que Virginia n’était pas morte. Peu importe comment les parents essayaient de consoler la mère et de la convaincre que Virginia était morte, elle ne voulait pas les croire.

Il a finalement atteint le point où la famille a accepté d’exhumer le corps pour convaincre la mère que sa fille était bel et bien morte. Quand le corps a été finalement exhumé, on a découvert que le corps était couché sur le côté. Les mains avaient été mordues et tout indiquait que Virginia MacDonald était bien vivante quand elle a été enterrée. L’enterrement prématuré de sa fille continuerait à hanter sa mère.

Mary Norah Best – Calcutta (17ème siècle)

À peine âgée de 17 ans, Mary Norah Best, qui avait été adoptée par Mme Moore Chew, a succombé à l’épidémie de choléra. En raison de la chaleur de la région et de la propagation de la maladie, sa famille a décidé de l’enterrer rapidement. Ils ont signé le certificat de décès. Puis ils ont mis son corps dans le sol au vieux cimetière français. Elle était dans une boîte de pin avec le couvercle du cercueil cloué. Il y avait toujours des questions entourant les circonstances de sa mort. Mais peu importe, le corps a été laissé reposer en paix.

Des dizaines d’années plus tard, la crypte familiale a été descellée pour permettre l’enterrement du corps des frères dans la crypte. Quand la famille est entrée dans la crypte pour y placer le deuxième cercueil, ils ont trouvé le couvercle du cercueil de Mary ouvert. En outre, il y avait des preuves qu’elle avait essayé de sortir. Son squelette s’étendait à moitié et à moitié hors du cercueil. On a plus tard cru que le docteur qui avait signé le certificat de décès avait effectivement empoisonné la fille. Puis plus tard, il a tenté de tuer la mère.

Espérer que les morts restent ainsi

Pour chacun de ces trois exemples d’enterrement prématuré, il y en a beaucoup d’autres sur des personnes qui ont été retrouvées mortes dans leurs tombes après avoir essayé de s’échapper douloureusement. Imaginablement, il y avait encore plus d’âmes pauvres qui s’étaient éveillées dans leurs cercueils à ne jamais être découvertes. Aussi difficile que cela puisse paraître, il y a beaucoup de cas récents où des personnes se sont éveillées quelque temps après avoir été déclarées mortes. Un homme s’est réveillé au moment où il allait être embaumé!

De nos jours, une personne vivante n’aurait aucune chance de sauvetage si elle n’était pas tout à fait morte, compte tenu du processus standard d’embaumement d’un corps après la mort. Le mieux que nous puissions faire est d’espérer que l’horreur de la mort prématurée ne deviendra jamais une réalité pour vous ou vos proches, et que la finalité de la mort est vraiment définitive.

Co-écrit par Jim H.

Publicités effrayantes et publicités télévisées partie 1

Est-ce que les publicités effrayantes incitent les consommateurs à acheter?

 

La prémisse derrière la publicité est de promouvoir un produit ou un service donné. Pour ce faire, une agence de publicité doit être à la fois inventive et imaginative. Produire simplement une copie d’une idée ou d’un concept publicitaire déjà existant ne ferait pas correctement le travail prévu. Il serait irresponsable pour une agence de promouvoir le produit ou le service d’un client de cette manière. Il existe différentes façons de faire de la publicité et la liste ci-dessous, sans ordre particulier, est l’une des publicités les plus effrayantes à avoir été diffusées sur les ondes au cours des dernières décennies.

Téléphones 4u

Au Royaume-Uni, l’industrie de la téléphonie mobile n’a cessé de croître à un rythme constant. Les adolescents qui n’ont pas encore terminé leur scolarité peuvent être vus dans le combiné smartphone le plus récent ou relativement récent. Pour capitaliser sur cela, une société de production appelée Hammer & Tongs a développé une publicité visant à augmenter le détaillant de High Street Phones 4u démographique. Aidan McClure et Laurent Simon, qui ont conçu la publicité de 30 secondes, espéraient que toute controverse créée servirait cet objectif. Lorsque les plaintes ont été déposées, une déclaration de l’entreprise a insisté sur le fait que l’annonce, qui faisait partie d’une série à l’époque, était juste conçue pour créer de la tension et ne pas effrayer les téléspectateurs. Les téléphones 4u devaient être déclarés en faillite plusieurs années après la diffusion de la publicité.

 

Kinder Surprise / Oeufs

Initialement lancé en 1974, ces petites friandises au chocolat ont ravi leur public ciblé d’enfants depuis près de 40 ans maintenant. La majorité des enfants aiment le chocolat comme aliment et avec l’avantage supplémentaire d’un jouet gratuit à l’intérieur de l’œuf de Kinder, il était naturel qu’ils deviennent de grands vendeurs dans le monde entier. Cependant, le fait qu’un jouet soit caché à l’intérieur, ce qui se présentait habituellement sous la forme d’un kit et de la construction requise, a entraîné certains problèmes. Les directives britanniques recommandent qu’aucun enfant de moins de 36 mois ne soit offert à la confiserie. Aux États-Unis, ils sont purement et simplement interdits.

Cette publicité des années 1980 n’a pas vraiment aidé les choses non plus. Le jumeau maléfique de Humpty Dumpty était une idée créée par les fabricants d’œufs de Kinder, Ferrero. Au moment de la campagne de publicité, le PDG de Ferrero était Michele Ferrero et n’a pas su reconnaître que les cicatrices émotionnelles des jeunes enfants n’étaient pas propices à l’augmentation des ventes mondiales.

Une créature étrange filmée en Turquie ?

Une créature mystérieuse aurait été filmée par une caméra de surveillance, dans les rues de Diclekent, à Diyarbakir, en Turquie.

Le 12 février dernier, une caméra de surveillance installée dans le quartier de Diclekent, dans la ville de Diyarbakir, en Turquie, filme une créature mystérieuse se promener au beau milieu de la rue. Si la qualité de la vidéo n’est pas au rendez-vous, elle s’explique par le fait qu’il ne s’agit pas de la vidéo originale mais d’images filmées.

Si peu d’informations sont aujourd’hui connues au sujet de ces images, cette vidéo, qui dure pas moins de 4 minutes, et qui a été relayée à l’origine par le site turc Iha, laisse cependant percevoir une petite silhouette sortie de nulle part, aux reflets métalliques, se promenant au milieu de la rue. Soudain, la « créature »  s’envole avant de retomber au sol tout naturellement, et reprend sa marche.

Créature, ballon, trucage numérique ?

Si de nombreuses hypothèses ont été avancées par des internautes à la recherche de vérité, beaucoup font valoir la thèse du ballon gonflé à l’hélium, ou encore du simple trucage numérique.

 

Quoi qu’il en soit, si l’origine de cette “créature” demeure aujourd’hui une énigme, les violents affrontements entre les forces spéciales turques et le PKK que connait actuellement la ville ne viendront pas aider à percer le mystère.

Qu’en pensez-vous ?

Source:https://documystere.com/monstres-creatures/une-creature-etrange-filmee-en-turquie/