Ancienne colonie scolaire hantée

Historique

Un premier établissement, dit orphelinat pour bains, est construit entre 1883 et 1886 (imposition du cadastre en 1886) pour Paul Robin, directeur de l’orphelinat de Cempuis (Oise), de 1880 à 1894.

L’établissement destiné aux séjours balnéaires des pensionnaires de l’orphelinat devient sans doute la propriété du Département de la Seine.

Deux délibérations du conseil municipal de la Ville de Paris attestent de travaux effectués sur le site.

En janvier 1898, le Conseil municipal de la Ville de Paris vote la construction de la partie centrale du bâtiment, comprenant réfectoire, cuisine et buanderie et approuve les plans et devis de l’architecte Ratier. Les travaux sont adjugés à Pourlier, entrepreneur à Gournay-en-Bray.

Une autre délibération (1898-136) relative au sanatorium de Mers, décide la création d’un emploi de gardien à la maison départementale Ernest-Rousselle.

Le 3 juillet 1901, le Conseil municipal vote la construction d’un bâtiment formant l’aile gauche du pavillon comprenant dortoir avec dépendance adjudication des travaux.

Les plans de Fernand Ratier, architecte au Tréport (Seine-Maritime) pour le département de la Seine, datés 1898 et 1902, sont publiés dans la revue d’architecture La Construction moderne, en 1906.

En 1907, des terrains contigus sont acquis pour agrandir le pavillon Ernest-Rousselle (PV conseil municipal de la Seine). L’agrandissement est autorisé par un décret préfet du département de la Seine, en 1908.

Le guide Joanne de 1912 mentionne le Pavillon Roussel. Les cartes postales du début du 20e siècle signalent l’édifice comme « colonie scolaire de vacances de la Seine » et comme « sanatorium ». On y voit le pignon du pavillon portant l’inscription « Département de la Seine / 1898-1902 ». Les murs présentaient une alternance d’assises de briques apparentes et de briques peintes en blanc. La toiture était agrémentée d’un lambrequin et d’épis de faitage. Un oeil de boeuf éclairait le comble.

L’édifice a subi de nombreuses transformations : une aile a été supprimée, l’aile conservée a été surélevée d’un étage comme le pavillon central, les formes des baies ont été modifiées et la façade antérieure totalement enduite et peinte. Des carreaux de céramique, au faîte du mur gouttereau, ont été supprimés. Il appartient actuellement à l’OCCE de la Somme.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *